L’interview Picto : Gloria, le rock 70’s refait surface en polyphonie

Le groupe de rock psyché indie Gloria est venu en résidence au Cabaret Aléatoire début décembre pour préparer leur live aux Transmusicales et présenter leur nouvel EP « Oîdophon Echorama », sorti le 8 mars. Nous leur avons posé quelques questions sous le format d’interview Picto : chacun leur tour, les 6 membres du groupe se sont pris au jeu et ont répondu, sélectionnant tour à tour un pictogramme qui correspondait à une question.

L’interview picto de Gloria :

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/1862691703743846/

 

Le live de Goria sur KEXP :

 

Les photos de la résidence (crédit : Auréline Lepissier)

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Plongée dans le monde obscure et onirique de Swan ink

Après avoir enflammé la scène principale de la Fiesta des Suds à l’automne, Marine et Zénia qui forment le duo Swan Ink ont sorti un nouvel EP « Going Deeper » le 9 décembre. Il amorce une nouvelle ère pour le duo de rock électro, se propulsant en haut des groupes émergents du Printemps de Bourges.

👨‍👩‍👧‍👧 / Quel est le plus gros concert, le plus marquant que vous ayez fait ?

Zenia : Déjà ce n’est pas tellement la salle c’est plutôt le public qui compte. On a joué dans une toute petite salle à Toulouse, au final c’était un des publics les plus fous et donc un des concerts les plus fous. Récemment on a joué à Briançon, c’était vraiment une super ambiance, les Briançonnais sont très différent !

Marine : C’était une toute petite salle, c’est sûr que si on doit en citer un ce serait la fiesta des Suds qui a été une des plus grosses dates qu’on ait fait avec ce projet-là. La fiesta des Suds, tu es plus loin des gens du coup tu ne le vis pas pareil, mais c’était une très belle date.

Zénia : Je pense que si tu es un groupe de stade, bien sûr t’es plus proche du public dans ton stade sauf que nous on en est pas là. On est plus proche du public là où l’on on est avec le nombre de public qu’on a.

🎧 / Qu’est-ce qu’on peut trouver comme album chez vous ?

Marine : Alors moi je vais citer Fritz and buddha, ça ne ressemble pas à ce qu’on fait, on les a connu par des copains allemands, du coup on essaye d’en parler à chaque fois 😉

Zénia : Les 3 premiers albums d’EZ3kiel, « Lux » en première position, puis toute la première moitié de « Handle with care »  et enfin « Battle Fields », qui est un peu plus rock. Entre nous,  on a pas forcément les mêmes goûts !

M : Par exemple tu aimes bien Portishead vu le nombre de fois que c’est passé dans ta voiture ! Tout ce qui est un peu trop trip hop, Portishead, j’aime moins maintenant.

Z : Amon Tobin, les Djs qui ont fait du sampling avec des batteries dans tous les sens, j’adore !

⛏ / A quand remonte votre dernier craquage ?

Z : Hier soir ! Juste avant de sortir un EP y’en a pas mal, avec la fatigue et le fait de se voir tout le temps non-stop.

📍 / Qu’est ce qui vous amène au Cabaret Aléatoire ?

M : Sur cette résidence on arrive avec un set qui est déjà monté, on là on va vraiment venir va travailler sur les détails, aller chipoter, par exemple : est ce que cette basse on la baisse un peu? On essaye d’affiner le show. Certaines fois on arrivait pour bosser sur le show, là on a décidé de le faire en amont pour pouvoir travailler plus en profondeur, améliorer et affiner pour passer un autre cap. On espère qu’on va y arriver d’ici demain soir !

👘 / Pour quel raison avez vous des costumes de scène ?

M : Ça nous permet d’avoir une identité commune, quand on arrive sur scène on est plus des personnes à part mais une seule unité. Cela nous permet d’être plus en phase, ça apporte aussi une complémentarité par rapport au maquillage qui sont inversés.

Z : C’est intéressant dans tous les cas, ce côté un peu « non ce n’est pas un déguisement mais c’est juste une tenue de scène ». On ne monte pas Marine et Zénia sur scène, c’est comme au théâtre, dès qu’on rentre dans un personnage on se sent beaucoup plus libre que lorsqu’on est soit même. On se change, on se démaquille, on se rattache les cheveux et quand on va dans le public continuer la soirée, il y a peu de gens qui nous reconnaissent.

📞 / Est-ce que vous êtes connectées ?

On communique sur Facebook, Instagram et un peu Twitter, on fait beaucoup d’efforts car on est pas très connectés dans la vie !

🏃‍/ Avez vous déjà eu des bourdes sur scène et comment vous vous en êtes sorties ?

Z : On a du faire un concert avec un synthé en moins une fois… c’était même pas ma faute, enfin je crois pas 😊 Et puis moi ça m’arrive d’oublier des textes enfin souvent je croise le regard de quelqu’un et quand je reviens sur mon chant, je sais plus où j’en suis!

La préparation d’Alonzo pour son show au Dôme de Marseille

Du 13 au 24 novembre, un show très spécial se préparait au Cabaret Aléatoire. Il s’agissait du live d’Alonzo, le rappeur marseillais star de la ville qui répétait son concert à l’authentique Dôme de Marseille, date complète et clé pour l’artiste qui retrouve son public le plus fidèle. En effet, Alonzo c’est d’abords les Psy 4 de la Rime avec Soprano, Vincenzo & Sya styles quand il avait 17 ans. Leur premier album Block Party signé sur le label d’Akhenaton, ils eurent un franc succès pendant de nombreuses années, confirmant à chacun leur talent et la voie qu’ils suivront.

Une carrière en solo qui décolle

Il se lance en solo avec quelques débuts fragiles et c’est en 2015 qu’il trouva le bon ton, devenant très vite disque de platine avec l’album Avenue de Saint Antoine. Le morceau Binta extrait de l’album cumule plus de 70 millions de vues sur Youtube. Le style est plus léger avec des sonorités dancehall, il surfe sur la vague des productions électroniques qui s’adaptent bien au dancefloor.

Son dernier album 100% est plus intime, il se dévoile, parle de sa vie de famille, de sa relation avec son fils, lui qui est père de 4 enfants et père depuis l’âge de 17 ans. On découvre aussi l’histoire des Psy 4 de la Rime lors du duo « Ma Famille » avec Soprano. Les deux rappeurs sont restés amis, malgré les carrières et les chemins différents qu’ils ont suivis.

La résidence au Cabaret Aléatoire

Pendant sa résidence, on le voit répéter avec sur scène un guitariste, une chanteuse pour les cœurs et parfois les duos ainsi qu’un ingénieur du son aux commandes de l’ordinateur. Une seule chanson peut prendre des heures à finaliser, tous les détails sont importants. Devant la scène, c’est toute une équipe de son et lumière qui s’articule. Leur logiciel ultra performant permet de simuler le show visuel comme s’il était au Dôme, avec un écran 3D.

On entend également le son de Tchikita, une chanson qui n’est pourtant pas d’Alonzo mais qui fera partie du show… un featuring surprise que le public a du apprécié ! Il nous accorde quelques minutes pour une séance photo dans la course aux répétitions, le temps manque pour plus de profondeur, mais le show n’attend pas et les artistes travailleront très tard pour boucler le spectacle du lendemain.

Le show au Dôme était bel et bien complet, la preuve en image par Florian Gumier :alonzo-dome-marseille

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Travailler son live après une tournée par le duo de rap Wilko & Ndy

Depuis la dernière fois qu’on leur a parlé, le duo de rap Wilko & Ndy a fait un peu de chemin. Ils ont notamment joué sur des grandes scènes, pour le MMX et à l’espace Julien. Quelles sont vos impressions?

C’était cool, c’était bien de pouvoir proposer notre musique dans des conditions plus professionnelles, on se rend compte que le show va beaucoup avec la scène. En fait plus la scène est grosse plus on est à l’aise ! Ces plus grosses structures ont tout d’abord un aspect technique qui peut assumer le live qu’on produit, confirmer le travail qu’on avait fait en résidence. Ensuite, cela permet de rencontrer de nouvelles personnes et d’avancer. Ce qu’on a joué lors de ces deux scènes est une photographie avancée et réaliste du projet.

Lorsque j’ai vu vos répétitions, j’ai constaté que les jeux de lumières avait une place importante dans votre live. Comment est-ce que vous le justifiez? 

La lumière ça habille, ça donne vie, ça ambiance, c’est le dernier aspect qu’on va travailler lors de la production. On a rajouté 2 pratos et des néons synchronisés avec l’ordinateur qui réagissent à la musique pour notre live. Ainsi, on agrémente petit à petit la scénographie à notre son.

Est ce que vous souhaitez recréer l’univers de vos clips sur scène avec cette scénographie?

C’est dans la ligne, c’est l’image qu’on a choisi, qu’on garde et qu’on approfondi sur scène et dans le son. Il y a le côté néon dans le son, les influences techno et électro qui vont bien avec cette ambiance là.

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Justement, votre musique est très influencée par la musique électronique, dans le style comme dans la forme. Est ce que vous souhaitez vous éloigner des clichés du rap game?

On ne cherche pas à dire que l’on a rien à voir avec le hip-hop, on écoute beaucoup ce qui se fait en ce moment, l’idée c’est de rassembler les différents codes et proposer un projet qui nous ressemble. Il y a forcément des similitudes entre les genres. On ne va pas à contre-courant de cette mouvance, plein de rappeur font leur sauce. Le rap a beaucoup évolué, on constate aujourd’hui une influence majeure de l’électro qui est partout. On est dans notre ligne, on ne cherche pas à casser les clichés spécialement. Nos textes et notre flow sont aussi un peu différent du rap classique, on ne néglige ni la bande sonore ni les paroles de nos morceaux.

Quel a été le rôle de Loris dans la construction de votre projet, lui qui bossait avant avec N’TO ?

Le premier EP « Trou Noir » on l’a sorti avec Lionel Buzac, on va d’ailleurs réitérer cette collaboration pour les arrangements studio. Loris a intégré le projet en juin, il a pris parti prenante de Wilko & Ndy. Avec lui on travaille les arrangements live, le studio et la scène ce n’est pas la même chose, on modifie certains morceaux en live pour que ce soit pêchu et différent. Loris peaufine les sons et les grains de nos morceaux. Maintenant que l’on commence à travailler sur le prochain EP, on garde cette direction artistique en la faisant mûrir. Lionel et Loris vont beaucoup apporter, on veut pousser la ligne artistique du premier EP.

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Qu’en est-il de la scène locale, est-il facile de percer venant de Marseille ?

Localement c’est allé rapidement, ça s’est bien passé, le travail fait en région nous a permis de bien nous entourer. On a été super bien reçu par les acteurs locaux, on a bien structuré le projet avant de le montrer au grand jour, on n’a pas à se plaindre, c’est allé vite, le projet a seulement 10-11 mois! Même si c’était nouveau on l’a pensé tout de suite de façon professionnelle avec un réalisateur, un attaché de presse, on voulait que les premières choses que l’on voit de nous soient bien installées et bien faites. C’est allez assez vite mais on a encore du chemin à faire !

Retrouvez toute l’actualité de Wilko & Ndy sur leur Page facebook  

 

 

[ITW] Carnet de Résidence – Théo Panchèvre

Vous avez peut-être déjà entendu de la musique s’échapper du Cabaret Aléatoire en pleine journée. Repère de noctambules le week-end, la salle se transforme régulièrement en lieu de travail pour des artistes que nous accueillons en résidence la semaine. Rencontre avec  Théo Panchèvre – étudiant au conservatoire la semaine et barman au Cabaret le week-end – qui travaillait avec ses musiciens dans notre salle du 11 au 20 septembre dernier.

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[ITW] Carnet de Bord de Résidence – Wilko & NDY

Vous avez peut-être déjà entendu de la musique s’échapper du Cabaret Aléatoire en pleine journée. Repère de noctambules le week-end, la salle se transforme régulièrement en lieu de travail pour des artistes que nous accueillons en résidence la semaine. Rencontre avec Wilko & NDY, duo de rappeurs qui travaillait au Cabaret cette semaine avant leur concert sur le toit-terrasse ce samedi, et dont le premier EP est à paraître en septembre.

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[ITW] Carnet de Bord de Résidence – Dissonant Nation

Vous avez peut-être déjà entendu de la musique s’échapper du Cabaret Aléatoire en pleine journée. Repère de noctambules le week-end, la salle se transforme régulièrement en lieu de travail pour des artistes que nous accueillons en résidence la semaine. Rencontre avec Dissonant Nation, groupe marseillais venu travailler quatre jours en mai au Cabaret.

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[ITW] Carnet de Bord de Résidence : Paul Wamo

Vous avez peut-être déjà entendu de la musique s’échapper du Cabaret Aléatoire en pleine journée. Repère de noctambules le week-end, la salle se transforme régulièrement en lieu de travail pour des artistes que nous accueillons en résidence la semaine. Rencontre avec Paul Wamo, artiste néocalédonien dont le Cabaret est devenu l’atelier pour deux soirées.

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[ITW] Carnet de Bord de Résidence : Gate Thirteen

Vous avez peut-être déjà entendu de la musique s’échapper du Cabaret Aléatoire en pleine journée. Repère de noctambules le week-end, la salle se transforme régulièrement en lieu de travail pour des artistes que nous accueillons en résidence la semaine. Rencontre avec Gate Thirteen, jeune duo marseillais qui finalisait son éclosion la semaine dernière au Cabaret.

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[ITW] Carnet de Bord de Résidence : Oai Star

Vous avez peut-être déjà entendu de la musique s’échapper du Cabaret Aléatoire en pleine journée. Repère de noctambules le week-end, la salle se transforme régulièrement en lieu de travail pour des artistes que nous accueillons en résidence la semaine. C’était le cas des légendaires Oai Star il y a quelques jours … Rencontre avec le trublion Gari Grèu.

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