Jack in the Box Festival : un rendez-vous convivial et défricheur

En l’espace de 5 éditions, le Jack in the box Festival est devenu un incontournable dans la région Sud pour tout amoureux de musique électronique. Avec chaque année des line-up pointus et des exclus qui font rêver, on nous attendait au tournant pour cette nouvelle édition. Bilan de 3 jours de douce folie.

Jour 1 : Découverte et convivialité

Une fois arrivés sur le site la réputation du festival n’a pas été mise à mal, bien au contraire, l’organisation était comme d’habitude parfaite, à savoir pas de longue queue à l’entrée ni au bar, une signalétique claire, une team aux petits soins et un système son adapté aux centaines de personnes présentes.

Nous arrivons rapidement aux grandes tables de la friche et leur superbe terrasse qui nous fait déjà des appels du pied vu la nervosité du mercure en cette fin du mois de juillet. Nous ne faisons donc que la longer afin d’atteindre le point de départ du festival, la conférence de Jean Yves Leloup au « petit plateau » sur l’histoire de la techno.

Ancien rédacteur en chef de Coda (mensuel techno français précurseur apparu en 1993) commissaire de l’exposition Electrosound, DJ et artiste sonore, écrivain, journaliste et critique spécialisé en musique électronique, Jean Yves Leloup a également été l’un des premiers à tracer un lien entre art vidéo, art contemporain et techno à travers quelques expositions, dont la plus récente laconiquement nommée  » Electro » à la philharmonie de Paris qui a reçu la visite de Laurent Garnier, Jeff Mills ou encore Kraftwerk. 

Dans cette conférence il a pu nous exposer les disques essentiels de la dernière révolution musicale -entre tubes, raretés et nouveautés -, qui connaissent une étourdissante seconde jeunesse depuis quelques années. S’en suit une Présentation de l’évolution, des usages, des courants et des esthétiques de la techno à travers ses instruments et ses technologies. Pour finir avec l’épopée de la techno actuelle, depuis sa naissance dans les ghettos américains jusqu’à son explosion dans les métropoles européennes, la culture des clubs et des « raves ».

S’en suit une séance de dédicaces fort plaisante ou l’on a pu discuter directement avec ce grand passionné qui se trouve être une véritable mine d’informations et d’anecdotes sur l’histoire du genre.

Fin de l’échauffement, on commence le déambule par le fondateur du festival Jack2Mars, qu’on sait très pointu sur ses sélections. On nous annonce une première partie exclusivement ambient : la mise sur les rails est aérienne et planante, on n’est pas déçus !

S’en suit naturellement le concert d’Apparat, la sensation pop électro de l’année, qui joue son nouvel album LP5 en exclusivité pour le Festival Jack in the Box. Sasha Ring de son vrai nom, après avoir écumé les plus gros stages ces dernières années en tant que moitié de Moderat revient sur scène avec un nouveau groupe composé de 5 musiciens. Un long filet de fumée s’échappe de la scène, la brume s’épaissit pour annoncer l’entrée sur scène des artistes.

Les quelques notes de guitare nous aspirent dans ses nappes brumeuses et froides, c’est beau, on est déconnecté du monde et ça fait du bien.  Sa musique nous surprend dans un premier temps, puis ce sentiment nous ravie, comme si l’on accédait à un nouvel univers.

 

apparat jack in the box festival

Bref on a passé une superbe soirée, et ce n’est que le début !

Jour 2 : délicatesse et volupté

jack in the box festival

Le lendemain on arrive doucement, on monte les 4 étages qui nous séparent du toit-terrasse de la Friche Belle de Mai, et l’on redécouvre cet immense espace, 8000m² de chill absolu sous le soleil phocéen. Jack de Marseille en ouverture suivi du toulonnais Elijah, ils n’hésitent pas à nous sortir les plus belles pépites de leur bac à vinyles pendant qu’on se pose sous les UV.

Certainement la plus joviale et dansante, la scène du toit-terrasse est un vrai melting-pot ou enfants en bas âges, jeunes, parents et vétérans de la nuit se retrouvent aisément pour quelques pas de danse effrénés.

jack in the box festival

 

SYROB prend le relais avec une sincère aisance et maniabilité des platines, il nous fait décoller avec une dizaine de BPM en plus et des vibes tout aussi colorées. C’était du très très lourd, il nous a placé des classiques aux bons moments et des découvertes qui nous ont fait voltiger. Ce n’est qu’à la fin de son set que l’on se rend compte que le toit terrasse a littéralement été envahi par une foule de festivaliers venant danser dans les nuages.

Le vendredi, au JITB, quand on descend les étages on monte un peu plus en pression.

Arrivés au Cabaret Aléatoire, (ou l’on est accueilli par une distribution massive d’éventails) c’est sur un fond de light show phénoménal, que Jack De Marseille donne le top départ.

Il nous produit un set exceptionnel qui met rapidement le feu au dancefloor avant l’arrivée de la jeune prodige serbe TIJANA T.

Il est 2h du matin, le Cabaret Aléatoire est plein à craquer, les raveurs sont déchaînés et Objekt prend le relais ! Révélation de l’année 2018, déjà considéré par ses pairs comme le DJ surdoué de la techno UK, le mec a juste été impressionnant de dextérité. On en reste sans voix …

Dans les festivals, les performances live se retrouvent trop souvent cantonnées à la journée ou au début de soirée ; et la nuit tombée, difficile d’échapper à l’injonction des sets « dancefloor ». Des évènements à deux temps, en somme.

Mais pas de ça ici.

La nuit, on a pu se prendre la déflagration du live de « GEINST » en pleine figure comme pour annoncer l’ouverture de la porte des enfers avec le closing incroyable de DJ Hell sans aucune fausse note.

A 6h du matin la cathédrale techno marseillaise est une vraie fournaise remplie de danseurs surmotivés mais pas de bol, c’est déjà l’heure de rentrer se coucher…

Jour 3 : Sauvage et mémorable 

Avec beaucoup de courbatures on se réveille – tard certes – et on se motive tant bien que mal à entamer cette dernière soirée de festival.

Une fois arrivé sur le toit-terrasse, on mange, on s’hydrate mais surtout on danse et on sourit. Maintenant qu’on est bien échauffé (et nos visages bien rouges), nous partons sans transition direction la piste de danse menée par Fanny Vincent.  Membre du collectif féminin Ovairedose, pour elle, l’engagement est simple : rassembler massivement dans la danse, avec, autour et sur de la bonne musique. Pari tenu !!!

Nous arrivons enfin au point culminant de ce week-end déjà bien entamé, avec le retour de Jack de Marseille avec un set magistral. Comme un appel à la cavalerie son set a rassemblé tout le toit terrasse sur la piste de dance avant de les guider petit à petit direction l’antre du Cabaret Aléatoire.

On se rend vite compte que la fête a déjà repris avec SYROB aux platines qui est rejoint par le maitre de cérémonie fraichement descendu du toit.

On ne sait plus où donner de la tête. Les échos des tracks plus entrainantes les unes que les autres nous rendent nos heures de sommeil manquées et les dj’s savent la raison pour laquelle ils sont venus : nous envoyer du très lourd.

La ferveur est belle est bien présente, les papillons de nuit sont en pleine activité et gigotent pour l’arrivé de SCUBA, qui envoie une vraie déferlante techno, ravageant tout sur son passage.

Il est rejoint par Anthony Rother, une vraie légende de la techno allemande qui nous aura tous ébahi par la justesse de son set hybride.

Il cède la place à 5h du matin au duo Duplex qui va clore ce festival de la plus belle des manières, sur un morceau de Drexciya, qui fait écho aux sources de la techno épluchées par Jean Yves Leloup, la boucle est belle et bien bouclée !

 

Le Jack in the Box festival s’est très vite imposé comme un événement incontournable dans le paysage des musiques électroniques, et pas seulement à l’échelle régionale. Avec des line-up associant pointures internationales exclusives, selectors nationaux intemporels et producteur locaux hyperactifs, il donne la possibilité à tous – néophytes comme experts – de (re)découvrir toute la palette oscillant entre house et techno. De plus, la façon dont ils investissent les lieux (scénographie + jeux + goodies)  n’est pas à exclure de leur réussite !

 

Jack in the Box Festival est définitivement de ces festivals où l’on retourne les yeux fermés chaque année.

Crédit Photo : Joffrey Wingrove

 

Report / Opening saison été avec Kink en live, Bloody Mary, Mila Dietrich et Jack Ollins

On l’attendait depuis un petit moment, la saison d’été est arrivée ! On vous concocte une programmation éclectique les vendredis de juin et juillet. En direct du toit terrasse de La Friche Belle de Mai pour profiter des derniers rayons en musique pour finir sur la piste de danse du cabaret pour tapoter des pieds sur toutes les fréquences. Vendredi 31 Mai c’était donc la première.

Le soleil commence a se coucher et la sulfureuse Mila Dietrich a solidement pris les decks en main. elle enchaîne des tracks aux bass profondes et au kick dévastateur.

KINK + BLOODY MARY + MILA DIETRICH + JACK OLLINS - OPENING SAISON CABARET ALEATOIRE

 

Bloody Mary prend le relais à partir de 22h avec ses meilleurs productions et les pépites de son label Dame music. Il est 23h, Le public est conquis et tout se termine en apothéose . Les derniers oiseaux de nuits reprennent leurs esprits le temps d’un instant afin de suivre le flux tendu qui se dirige vers le plat de résistance, l’ouverture du cabaret aléatoire.

Le toit terrasse se vide progressivement et le flux de danseurs se réunissent afin de passer les filtres de sécurité.

bloody mary cabaret aléatoire

Sur place, notre résident Jack Ollins met le feu aux poudres d’entrée de jeu, la piste de danse est bondé en un instant et la frénésie reprend de plus belle.

Enfin c’est au tour de Kink de faire une démonstration très haut niveau de live électronique, mêlant l’organique au digital sans limites de transition, il règne en maître sur les instrument et dirige la foule avec ses gadgets.

kink en live

Retrouvez toute la programmation de notre saison d’été sur le site et l’application du Cabaret Aléatoire ! Les club cabaret c’est tout les vendredis de l’été, on fait la programmation de (presque) l’intégralité sur le toit terrasse pour le before !

Kink Bloody Mary cabaret aléatoire

Report soirée ONE w/ Joseph Capriati

1000 papillons motivés dans une ambiance survoltée . voilà ce qu’on pouvait retrouver pour cette dernière ONE de la saison

C’est à partir de 23h que les premiers papillons de nuits  arrivent sur le site du Cabaret aléatoire, cette cathédrale techno  situé dans une friche industrielle à l’architecture typique et si particulière acceuil pour l’occasion de la ONE le maestro italien Joseph Capriati.

la file se forme petit à petit et l’excitation de l’évènement se fait peu à peu ressentir.

Jack Ollins, en bon maître de cérémonie lance le bal, l’illustre résident du club nous a permis d’oublier l’attente à l’aide d’une Techno téméraire qui nous a conquis dès les premières sonorités.

Il nous étonnera toujours par la justesse de sa sélection et la finesse de ses transitions et on sent a chaque nouvelle track qu’il nous cache encore de nouvelles pépites.

Joseph Capriati et son célèbre levé de bras prennent le relai à partir de 2h. Aucun ménagement de sa part, il nous envoie sa House bien groovy, le meilleur de la Tech house et de la Techno pas vraiment relax.

Le public fut rapidement conquis et c’est avec une immense joie que nous partageons nos pas de danse avec une joyeuse bande de quinquagénaires survoltés, et deux mecs aux masques complètement loufoques !

Un de ses artistes dont nous ne sommes jamais déçus, passant par ses grands classiques, ses dernières nouveautés ou des encore des unreleased.

En effet s’il devait y avoir une famille royale de la techno, Joseph Capriati en serait un prince, prétendant au trône d’Italie. Pris sous l’aile d’un certain Carl Cox il y’a déjà quelques années, qui l’invite en back to back mais aussi en studio ou ils produiront ensemble, Joseph Capriati a rapidement monté les échelons devenant une figure de proue de la planète techno.

Magnétique et charismatique, il fait partie de ses artistes qui par leur seule présence arrivent à électriser une foule entière et à les faire danser comme si ils ne formaient plus qu’un. ONE

[Report] ONE avec Pan-pot

Épique ONE !

On s’en remet à peine, une semaine après qu’ai eu lieu la ONE pour sa quatrième édition, elle a fini Sold Out. Le plus grand événement produit par le Cabaret Aléatoire mélangeant le meilleur de la scène Techno n’a laissé personne indifférent. Une telle soirée ne peut passer inaperçue et garantie à son organisation un challenge de taille. Alors, pari réussi ? Ce qu’on peut assurer, c’est que l’ambiance était au rendez-vous et que le monde réuni pour l’occasion ne laissait pas le doute possible : la ONE est vraiment une soirée unique.

Ca commence fort

On va pour ce report se concentrer sur le duo Pan-pot, forcément. Mais sans oublier de commencer par l’artiste qui fait l’unanimité à chacune de nos soirées, notre résident Jack ollins . Dès les premières minutes de son set, la salle commençait à se remplir aux doux sons ravageurs de sa tech-house .
Une musicalité particulière se fit entendre dans le cabaret à base de passages mélodieux et de drops violents donnant une envie présente de taper du pied à tout va.

Ça part de là

2h du matin , pas le temps de retenir notre souffle ! Nous avons assisté à l’entrée en scène d’un duo de légende. Ils n’ont plus rien à prouver dans le milieu techno. Ils maîtrisent les platines comme véritables monstres sacrés et leur alliance est une réussite indiscutable pour nos tympans,  on sentait peu à peu que le public prenait place devant l’énorme scénographie de ONE.

 

Leur style et leur univers ont retourné le stage. Des basses galopantes et omniprésentes dans des infrastructures tremblantes qui faisaient gronder le sol au rythme du son, c’était ça ce set regroupant des influences à la fois techno, house et expérimentales, en incluant de nombreux éléments propres à l’IDM.

Au poil

Qui trouverait encore à en redire après tout ça ? Oui, car on s’est dit qu’entre l’avis du public et le notre on pourrait également demander l’avis de Thomas et Tassilo et verdict …? Ils nous annoncent sur leur insta une validation en bonne et due forme « Marseille, c‘etait 🤘🤘🤘! »

On retrouve la One pour la dernière de la saison avec le maestro italien JOSEPH CAPRIATI  mardi 7 mai (veille de jour férié). Pour les retardataires les billets au tarif LATE  sont encore disponibles ici … GO GO GO

[Report] Ateliers Du Casque Au Playground et Block Party

Pendant plusieurs semaines, Adelo Basileus et Siska ont proposé des ateliers d’écriture et de composition pour des jeunes du quartier. Ce projet créé avec la complicité de la Friche Belle de Mai et de l’A.M.I consiste en plusieurs ateliers, où les jeunes ont l’opportunité de composer des morceaux via le beatmaking, puis d’y apposer les paroles qu’ils ont eux même écrites.

atelier casque au playground

Ainsi, deux petits groupes de deux tranches d’âge ce sont formés : les 9-14 ans et les 15-18 ans. Il se sont retrouvés les week-end de mars et pendant les vacances d’avril, dans les Box de l’A.M.I, qui leur offre un environnement professionnel pour répéter leur création.

Block party 2019 cabaret aléatoire

Les morceaux ainsi créés, fidèles aux esthétiques prisées par participants, ont été restitués lors de la grande Block Party organisée le samedi 13 avril. Ce moment de festivité est animé comme pour les deux éditions précédentes, par 2 soundsystem, l’un composé de Siska et Adelo Basileu, l’autre de Mic Flow et de DJ PH.

Block party 2019 siska

Block Party 2019

Ce fut aussi l’occasion de présenter les ateliers de Beatbox mené par Mic Flow, et des ateliers danse.

Block party 2019 cabaret aléatoire

Enfants, adolescents et famille forment une belle mixité et se partage l’espace dancefloor entre rap, chant, dance, breakdance et beatbox. Un grand bravo à nous artistes en herbe de s’être investi et d’avoir osé se produire en public!

Block Party 2019 Cabaret Aléatoire

A lire le report de la Block Party 2018

Report ONE : Récit d’une nuit sans fin avec Richie Hawtin

Le Cabaret Aléatoire s’est transformé à l’occasion de la dernière ONE en véritable cathédrale électronique guidée par le prêche Techno du légendaire Richie Hawtin. Retour sur une soirée enivrante comme on les aime.

Crédit photo : Joffrey Wingrove

La soirée commence avec Notre DJ résident Jack Ollins qui s’est occupé de mettre le feu aux poudres et nul n’ignore que Jack maîtrise parfaitement ses silex. Sa sélection pointue met la soirée sur de très bons rails, direction la stratosphère.

C’est une vraie légende qui enchaîne ! 32 ans de carrière, visionnaire, précurseur et innovateur, il a été à la tête de la révolution Electronique.

Crédit photo : Joffrey Wingrove

The Special ONE

En tant qu’artiste majeur de la seconde vague techno de Detroit, Richie Hawtin est depuis des années considéré comme l’un des artistes de musique électronique les plus influents au monde, surtout pour ses talents de producteurs et son statut d’égérie de la techno, ses DJ sets transpirants et son rôle de défricheur de talents internationaux avec ses labels Plus 8 et Minus.

Habitués des lives sur les scènes des plus gros festivals de la planète, Plastikman n’a pas perdu la main sur les platines du Cabaret Aléatoire pour autant et il nous l’a prouvé bien plus d’une fois cette nuit-là. Il a su faire profiter la foule de sa dextérité et de ses sélections pointues.

Crédit photo : Joffrey Wingrove

Pour faire tomber les barrières

Les morceaux s’enchaînent de manière fluide avec des transitions quasi inexistantes, les tracks  glissent les uns sur les autres, s’emboîtent parfaitement en produisant une vague d’énergie débordante du booth. On dirait que Richie se sert de textures puissantes pour créer des effets de tension spectaculaires qui s’enchaînent très vite, puis débouchent sur un groove épique qui met tout le monde d’accord.

Il n’y a plus de barrière entre l’artiste et l’audience et nous avons pu avoir l’impression de vivre dans un rêve, un instant unique, qui restera dans les annales. C’est vraiment puissant, et c’est pour ce genre moments que nous aimons la musique, pour ressentir ce moment avec les artistes, avec le public, et tout ça à taille humaine. Bref en un mot : JOUISSIF

Crédit photo : Joffrey Wingrove

Next ONE : Pan – Pot samedi 27 Avril 

Report : Sonja Moonear renverse le club cabaret pour l’opening !

Quelle belle énergie vendredi soir pour l’opening du club cabaret avec Sonja Moonear… vous étiez si nombreux qu’on a fait tombé le rideau ! Eh oui cette ouverture du club restera dans les annales, la soirée a commencé sur les chapeaux de roue avec le très pointu   Jack Ollins qui nous a délecté d’un set énergique et enflammé.

foule lights dark club cabaret jack ollins sonja moonear

Au milieu du dancefloor la sensation de liberté est omniprésente, nous avons été au contact d’un public marseillais qui n’a rien à envier  aux grandes capitales culturelles européennes. Respectueux, franchement beau, hétéroclite, connaisseur, sympathique et avenant, il reflète les valeurs de son écrin où la liberté d’expression est le maître-mot.

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Ainsi, on se retrouve devant ce couple de danseurs survoltés que le public entoure. Il y a aussi ce sourire béat qui avait la fâcheuse tendance à revenir s’accrocher sur nos visages, devant ce joyeux bordel  se délectant de la musique de la grande Sonja Moonear. Cette vétérante de la scène n’a eu qu’a poser son bac à vinyles sur le stage pour électrifier les foules.

Bilan de l’opération: Des félicitations sont de rigueurs.

Alors un grand bravo aux Artistes et surtout à vous Public, cette saison 5 promet de belles aventures …

merci sonja moonear club cabaret report

L’album photo est à consulter en entier sur la page facebook du Cabaret Aléatoire

Aftermovie XXL : Quand les musiques intelligentes investissent la Friche Belle de Mai

Samedi 15 Décembre 2018, les oreilles averties de Marseille étaient toutes tournées vers la Friche Belle de Mai pour la soirée XXL. 3 entités marseillaises spécialisées dans l’art et la musique électronique s’unissent pour créer un marathon électronique. Le festival Reevox-NH, la biennale des arts numériques Chroniques et le Cabaret Aléatoire ont présentés 8 artistes internationaux dans 5 espaces de la Friche Belle de Mai, pour 10 heures de musique électronique. Une soirée inédite et très attendue puisque qu’elle clôturait entre autre la saison 2018 du Cabaret Aléatoire.

Le déroulement du marathon

Cette aftermovie nous replonge en quelques minutes dans l’intensité et la célébration de cette saison. Dans l’ordre on a pu voir la performance audiovisuelle d’Elio Libaude qui met en mouvement des matières minérales sous fond de nappes de synthétiseurs, l’hélice de lumière virevoltante domptée par Michela Pelusio, la composition originale d’une jam session faussement improvisée entre Maya Dunietz au piano et mic&rob à la batterie et aux platines vinyles, les explorations géologiques de salon de Lucrecia Dalt, le live robotique venu d’une autre dimension de Dopplereffekt, la puissance explosive du live dark techno de Sleeparchive, le final de Randomer entre drum and bass et rave sound à l’anglaise.

Sleeparchive – Crédit photo Pierre Gondard

Dopplereffekt – Crédit photo Pierre Gondard

Lucrecia Dalt  – Crédit photo Pierre Gondard

Michela Pelusio – Crédit photo Pierre Gondard

Retrouvez également l’aftermovie du festival Jack in the box 2018

Report : Escale à Trinidad le temps d’un concert avec Anthony Joseph

En tant que membre fondateur du festival Jazz sur la Ville, le Cabaret Aléatoire a cœur à inviter chaque année des artistes de ce mouvement musical. Le jazz new school c’est la fusion des genres : avec l’afrobeat ou le reggae pour Anthony Joseph, avec l’électro pour Kodama. Des influences très diverses qui ont fait de cette soirée une rencontre unique.

 

kodama cocnert cabaret aléatoire

Un peu plus près des étoiles

Avec la prestance inégalée de Kiala, la chanteuse de Kodäma, leur concert a fait sensation. Premières notes allongées sur le synthé, ils enchaînent avec leur morceau phare « Asked to the moon », et l’on découvre l’énergie florissante de Kiala, qui communique avec le public malgré leur timidité ! La glace est brisée, tout le monde se met à danser et à chantonner sur les refrains. Black Cloud retentit, et c’est une version acoustique en longueur qu’on découvre, encore plus appréciable qu’en home listening. On se laisse emporter par la voix impressionnante de Kiala et les nappes de synthés cloudiennes. Elle finit avec un hommage à son père et à Fela Kuti, qu’il a accompagné à la guitare sur Egypt 80, avec un morceau résolument afrobeat « Water no gets enemy ». Introduction parfaite pour Anthony Joseph.

Porter le drapeau jusqu’à la scène

Les musiciens s’installent et commencent à jouer dans le noir, les prémices d’un concert de 2 heures intenses. En fond de scène, on aperçoit le drapeau de Trinidad, le pays d’origine d’Anthony Joseph, où il a enregistré son dernier album People of the Sun. Lorsqu’il commence à chanter/parler, on ne sait plus trop avec le spoken word, Anthony Joseph pose le ton. Le morceau devient un discours, et les notes une cadence de lecture. Les musiciens qui l’accompagnent en sont d’autant plus incroyables, et l’on remarque les superbes solos du saxophoniste, sous une lumière tamisée digne d’un coucher de soleil sur l’île des Caraïbes. Dig out your eye, Bandit School, autant de titres de son nouvel album déjà cultes. On le surprend lire une feuille de notes, un morceau/poème élaboré last minute !

Pour sûr, Anthony Joseph a fait voyager tout le monde, le public était en transe sur ses compositions enivrantes.

kodama cabaret aléatoire

Crédit photo : Philippe Claverin

Report : Entre deep techno et acid, le live de Recondite toujours efficace

Considéré comme un des producteurs les plus fédérateurs de la scène deep techno, Recondite déçoit rarement son public. Il se produit toujours en live et expérimente ainsi sa grande bibliothèque musicale. Samedi 27 Octobre on assistait au retour de Recondite après la sortie de son album en février dernier et de son EP sur Afterlife en avril. Notre dj résident Jack Ollins s’est occupé du warm up, et Roland Appel, le résident du club Blitz à Munich a fini de faire chauffer en fin de soirée. Retour sur une soirée enivrante comme on les aime.

jack ollins cabaret aléatoire recondite

Quoiqu’on en dise, préparer un set de warm-up n’est pas chose la plus simple, surtout lorsque la tête d’affiche suit juste derrière. Cet exercice de style, Jack Ollins le maîtrise parfaitement, si bien qu’on aimerait qu’il continue toute la nuit. Des transitions presque inexistantes, des morceaux qui coulissent les uns dans les autres, une énergie plus que communicative derrière le booth, Jack Ollins est un vrai magicien ! Il a su captiver la foule et lui donner une énergie qu’elle gardera toute la nuit.

recondite cabaret aléatoire

Arrive alors le moment où Recondite s’installe et change l’atmosphère pour alourdir les basses et rentrer au plus profond de la deep techno. Moins de mélodie sur ce live, Recondite explore des nappes obscures voire acides, pour le plaisir des plus énervés.  1h30 de live à son image, poignant et intense, sans jamais se renverser. Roland Appel prend la suite avec beaucoup de talent, il explore alors un vaste panel des musiques électroniques : de la house à la techno en passant par de l’acid ou de la new wave, il n’a pas peur de jouer ce qu’il veut et sans perturber aucunement le public. Il nous confie avoir apprécié jouer ce qu’il avait envie, et trouver un public réceptif. La note de fin parlera d’elle même avec un remix

Toute les photos de la soirée sur l’album Facebook

Retrouver aussi le report de l’opening du club cabaret avec Silent Servant et Alessandro Adriani