La Playlist Acrostiche des collectifs : BLISS – Б

Tous les vendredis, de 23h à 5h, le Cabaret Aléatoire s’associe avec un collectif et propose le format du club cabaret. Place aux musiques électroniques et aux découvertes !  Mais alors, c’est quoi l’univers musical des collectifs ? Avec la playlist acrostiche, on décrypte l’identité des collectifs, pour connaître leur univers sur le bout des lettres ! Ça donne une palette sonore très identifiable à chaque structure, et vous laisse voyager sur leurs ondes, avant le vrai décollage à 23h vendredi 13 Mars
Depuis 2 ans, BLISS – Б fait partie du Club Cabaret et défend une esthétique techno dark, organique et deep. Le collectif favorise la mixité dans un esprit brut et underground, propose des plateaux de qualité et des performances artistiques à chaque événement, le tout dans une atmosphère intimiste et bon esprit. Vendredi 13 Mars ils invitent la productrice Nene H, l’artiste local Nems B et leur résident BRTZ en live.
 
Découvrez leur univers mystérieux avec leur playlist acrostiche 👽

Metallic – BRTZ [BLR]
Cet Ep sur Black Lacke rec est une pépite. BRTZ est l’un des Dj résidents et aussi le sound-designer pour la majorité de nos vidéos. Ce track représente bien la « touch » de ce jeune producteur : « punchy» avec des atmosphères métalliques.

L

Theme – Lok44 [TRUST]
Ce track rend dingue. On ferme les yeux et on entre dans une spirale sans fin.  A écouter sans modération.

I

I’ve Nothing to Say – Inga Mauer [HVNX]
Un mélange de techno indus, EBM et new wave avec des atmosphères bien « strange » et sombres.

S

Signal – Lee Holman (Mush mix) [CLFT]
Des sonorités aériennes planantes avec une base rythmique solide. Un track puissant en toutes circonstances et un univers marqué de subtiles évolutions.

S

Саморазрушение – Vladimir Dubyshkin
Une techno mélodique et atonale. Une anomalie percussive et groovy qui vient de l’Est, un Est dynamique et affirmé ! PS : le S en langue russe est C.

Crédit Photo :  ZespiraL

 

Découvrez également la playlist acrostiche du collectif Caisson Gauche 

La Playlist acrostiche des collectifs w/ Caisson Gauche

Tous les vendredis, de 23h à 5h, le Cabaret Aléatoire s’associe avec un collectif et propose le format du club cabaret. Place aux musiques électroniques et aux découvertes !  Mais alors, c’est quoi l’univers musical des collectifs ? Avec la playlist acrostiche, on décrypte l’identité des collectifs, pour connaître leur univers sur le bout des lettres ! Ça donne une palette sonore très identifiable à chaque structure, et vous laisse voyager sur leurs ondes, avant le vrai décollage à 23h vendredi 6 Mars

Le collectif Caisson Gauche occupe l’espace marseillais depuis 5 ans avec leurs soirées techno ravageuses ! Ils ont trouvé leur public et les rassemble depuis 2 ans dans des hangars secrets à Marseille, pour le plus grand plaisir des raveurs. Ils ont créé leur label, où leurs résidents Fontène, Lubsky, External Circuit et Kepler sortent des releases régulièrement. Un collectif qui commence à s’exporter et à se faire connaître au delà des frontières marseillaises.

Leur playlist acrostiche traverse leurs influences, les artistes qu’ils ont bookés et leurs propres productions, dans le genre aussi vaste que la techno !

 

C

 Contact – SFile & Turbo Turbo

Un classique de GND records, un Label ancré dans l’ADN de CGR et aussi S-file, notre premier booking il y a déjà 4 ans au Cabaret Aléatoire.

A 

Alden Tyrell – Covert 

Alden Tyrell de Clone Records est un vrai passionné qu’on affectionne tout particulièrement a CGR.  Son œuvre est très large et, dans la majorité de nos soirées, vous pourrez entendre un de ses sons.

I

Innersense – Raito

Un track plein d’inspiration, avec une base Jungle / Techno. Raito, c’est aussi un vrai coup de cœur qu’on a eu dès ses débuts, et qu’on est fier de d’avoir booké en 2018 au One Again Club.

S

Stronger – Fontene

La killer track de Fontene, de l’écurie CGR, sortie en 2019 sur le label Autektone ! 

Shuffle – Madame

Ici on est sur un son qui tape bien fort, sur le label BNR Trax. Il s’agit de Madame, qu’on a booké en 2019 dans notre Hangar 404. C’était une belle soirée !

O

Olerton – Trunk Sewer

Un des alias de Literon (alias Gerd de Clone Rec). Attention : techno psyché et organique.

N

Next Order – Dog Blood

Un duo composer notamment de Boys Noize dont on est tous de grand fans à CGR. Mais surtout une track explosive

G

Unknown Artist – Gypsy Woman (Rave Yard Mix)

Remix du classique « Gyspsy woman » à la sauce UK et Drum and Bass ; Une pure bombe dansante qui ne laissera personne insensible.

A

Turbo Turbo – Aurify 

Retour en 2013 avec les allemands de Turbo Turbo sur GND. Les deux frères sont capables de produire aussi bien de la techno que de l’électro. Ici, on est à la croisée des deux.

U

NoizyKnobs – Unzen

Envoûtante et lancinante, cette track de NoizyKnobs nous transporte direction Detroit. On se laisse surprendre par cette atmosphère particulière et un petit twist bien cool vers le milieu.

C

CJ Bolland – Camargue

Un classique ! On est direct transporté en plein « Human Traffic ». 

H

Josh Wink – Higher State Of Consciousness

Josh Wink et son tube Acid qui a marqué toute une génération. Là aussi, ce n’est pas tout neuf. A écouter sans modération, cette track retransmet vraiment l’énergie du début des rave et de l’acid et elle n’a pas vieillie. Ça claque toujours autant… Une vraie tuerie !

E

Robert S (PT) – 303 303 303

Parce que 3 c’est E a l’envers. Brute de décoffrage, écrasant, tous les superlatifs sont bons pour définir ce track sans concession de Robert S !

Rendez-vous Vendredi 6 Mars pour le Club Cabaret x Caisson Gauche avec Yan Cook !

La Playlist Acrostiche des Collectifs w/ Rendez-vous

Tous les vendredis, de 23h à 5h, le Cabaret Aléatoire s’associe avec un collectif et propose le format du club cabaret. Place aux musiques électroniques et aux découvertes !  Mais alors, c’est quoi l’univers musical des collectifs ? Avec la playlist acrostiche, on décrypte l’identité des collectifs, pour connaître leur univers sur le bout des lettres ! Ça donne une palette sonore très identifiable à chaque structure, et vous laisse voyager sur leurs ondes, avant le vrai décollage à 23h…

Le collectif Rendez-vous est un des piliers du Club Cabaret ! Présent dès 2016, le collectif détonne par ses choix artistiques très orientés vers la house de Chicago et de Détroit, mais aussi vers les pionnières de la scène outre-rhin : DJ Pierre, Cassy, Sonja Moonear, DJ Sneak… Les artistes invités par RenDez-Vous sont des emblèmes et des références sur la scène électronique, et le résident Jack Ollins a le don pour bien les choisir. Au Club Cabaret x RenDez-Vous, vous trouverez des sonorités groovy qui parcourent tous les aspects de la house : deep, tech, acid, melodic… le genre est inépuisable !

La playlist du collectif reflète bien ces choix avec des classiques comme le fameux Dancer de Robert Hood, Wisdom d’Eddie Fowlkes et Sabre Song de Steve Rachmad, mais aussi des morceaux plus contemporains comme El Prevost, Nikola Gala ou OuiOui !

R

ROBERT HOOD – Dancer

E

EL PREVOST – Allez Ally

N

NIKOLA GALA – Dope Beat

D

DAVE CLARKE – Wisdom to the Wise

E

EDDIE FOWLKES & BLAKE BAXTER – Wisdom

Z

ZIP & BABY FORD – No Milk Today

V

VAGGIO – Don’t you want some more

O

OuiOui – Nairobi

U

UNKNOWN ARTIST – You Got The Funk

S

STEVE RACHMAD – Sabre Song

 

 

Découvrez également la playlist chauffe de Jack Ollins, le résident du collectif RenDez-Vous et du Cabaret Aléatoire !

La Playlist Acrostiche des Collectifs w/ In’oubliables

Tous les vendredis, de 23h à 5h, le Cabaret Aléatoire s’associe avec un collectif et propose le format du club cabaret. Place aux musiques électroniques et aux découvertes !  Mais alors, c’est quoi l’univers musical des collectifs ? Avec la playlist acrostiche, on décrypte l’identité des collectifs, pour connaître leur univers sur le bout des lettres ! Ça donne une palette sonore très identifiable à chaque structure, et vous laisse voyager sur leurs ondes, avant le vrai décollage à 23h…

Le collectif In’oubliables revient au club cabaret après quelques année d’absence. Ils proposent un nouveau format de soirée à la scénographie immersive : MIRAGE, avec comme invités le duo français très prometteur : KAS:ST, et les marseillais Fontène, ainsi que les résidents du collectif OSCH et Dysk. 

Leur playlist offre des sonorités aussi diverses que la pop syrienne de Omar Souleyman à la techno sombre de Max Cooper, mais nous indique globalement une tendance vers la deep et melodic techno avec une mention spéciale pour le chef d’oeuvre musical qu’est la BO d’Interstellar par Hans Zimmer.

Playlist Acrostiche:

I

« I Am Against » – Woo York

N

« Numb » – Max Cooper

O

« Omar Souleyman » – Warni Warni

U

« Unknown » – Ljzeren rots

B

« Bicep » – Opal (Four Tet remix)

L

« Lando » – Communication II

I

« Interstellar (Main Theme) » – Hans Zimmer

A

« Acronym » – 16 Cygni

B

« Bye bye macadam » – Rone

L

« Le Mont » – Traumer

E

« El Kilo » – Orishas

S

« Silikon » – Modeselektor

Plus d’information sur le Club Cabaret x in’oubliables sur l’événement facebook

La Playlist Acrostiche des Collectifs w/ TROPICOLD

Tous les vendredis, de 23h à 5h, le Cabaret Aléatoire s’associe avec un collectif et propose le format du club cabaret. Place aux musiques électroniques et aux découvertes !  Mais alors, c’est quoi l’univers musical des collectifs ? Avec la playlist acrostiche, on décrypte l’identité des collectifs, pour connaître leur univers sur le bout des lettres ! Ça donne une palette sonore très identifiable à chaque structure, et vous laisse voyager sur leurs ondes, avant le vrai décollage à 23h…

Pour cette première playlist, c’est Tropicold qui joue le jeu, et plus précisément L’Amateur qui répond de ses lettres.

T

« Tail Lift » Joe

Gros classique Tropicold joué surtout par Massue Moto et moi, sur l’excellent label bass anglais Hessle Audio, mais contrairement à 90 % de la prod dans ce genre ici ça ne se prend pas du tout au sérieux tout en restant terriblement dansable… et barré!

R

Red Axes, Moscoman, Krikor – « Subaru Pesha »
Plus classique Tropicold tu meurs, c’est le générique de notre émission sur Radio Grenouille depuis 3 saisons. Créé par des cadors dont on est fan!

O

« Ouvre Ta Bouche » Front De Cadeaux
On adore le boulot du duo italo belge F2C. Et ce n’est pas un hasard si leur 1er LP sortira sur Antinote, le label de Zaltan… pour moi le label français loin devant depuis quelques années

P

« Power of now » CHRISTIAN S
Banger phénoménal : depuis 7 ans ça traine dans mes playlists peaktime! Sorti via Comeme, qui est un label important qui définit assez bien le son Tropicold, des percus bien syncopées, souvent héritées des musiques tropicales mais traitées de façon radicale, avec des gros synthés et des basses 80’s bien goths!

I

In order to trance (Hrdvsion Remix) Joker of the Scene
Morceau bien chelou avec ses sirènes cuttées, mais terriblement efficace avec ce mid tempo bien lourd et des nappes en pagaille!

C

« Commando » TLC Fam
Ca c’est tout frais et ça vient de Durban, Afrique du sud, du Gqom bien martial et vener. Indispensable dans nos sets avec Akzidance

O

Objekt « Theme from Q »
J’ai envie de crier en anglais comme un gros lad des années 90 quand j’entends ça, genre « rewind » ou « wicked »… quelle tuerie breakbeat/ ravy, mais subtile avec cette basse slappée et le sound design hyper soigné!

L

« Le Riddim du Bardouin » JZbel
Les cocos de JZbel qui s’essaient au dancehall! On a bien poncé ce genre de rythmiques aussi, c’est excitant de sortir du 128 BPM quand même… Et puis c’est sorti sur BFDM, l’autre meilleur label frenchy, pour pas vexer le collègue Judaah (et parce que c’est vrai putain)

D

« Don’t Stop Your Love » – Keith Sweat [House Mix]
Ca c’est un des morceaux dégotés par Akzidance et qui nous servent à finir un set en beauté. On le mettra j’espère au Club Cabaret, mais on fait que le warm up, c’est Mad Miran la terrible dj hollandaise qui finira le boulot avec ses sets ravy et jungle.
Le premier club cabaret x Tropicold c’est Vendredi 22 Novembre avec Zaltan et mad miran ! Infos & Billetterie

 

Marseille City Gang, le freestyle rap marseillais qui fait du bruit

Dans le plus grand des secrets s’est tenu un soir d’automne le tournage d’un freestyle rap au Cabaret Aléatoire. Porté par La Stud, ce projet est né au printemps dans les locaux du studio Odyssée à Marseille. La scène de rap underground à Marseille n’a jamais été aussi florissante, et c’est donc un moyen de mettre en lumières nos talents ! Le rappeur Dirlo est d’ailleurs sélectionné pour les inouïs du printemps de bourges, le concert aura lieu Jeudi 31 Janvier au Moulin (et c’est gratuit)

 » Je rentre dans le rap comme Ocean’s Eleven dans le Bellagio » – Poz

Pour ce deuxième freestyle, on retrouve 9 rappeurs : Nakatey, Jeem, Poz, Dirlo, STLR, Kead Turner, Climako, Hermano et Assono. Ils enchaînent tour à tour sur des prods dont ils n’ont eu connaissance que la veille, chacun son style et son flow bien défini. 30 minutes de punchlines bien armées, on n’a qu’une envie c’est de cliquer sur Replay !

« On va frauder dans ce rap comme dans un TGV, ton rap est autant démodé qu’un DVD ! » – Jeem

 

Jack Ollins x Cabaret Aléatoire : « Être associé à un lieu culturel est une finalité, un accomplissement pour moi »

Jack Ollins est un artiste associé au Cabaret Aléatoire, il gère la programmation des soirées Rendez-Vous, dont la prochaine sera le vendredi 23 mars avec Cassy.  Il s’insère plus globalement dans la réflexion des programmations de nombreux événements toute l’année, et est devenu un proche du Cabaret Aléatoire.

Comment as-tu connu le Cabaret Aléatoire ?

Je vais commencer par le début de l’histoire. J’ai connu ce lieu très jeune lorsque l’usine de manufacture de tabac, la SEITA, était encore en pleine activité. J’étais encore au collège à cette période et les parents de mon camarade de classe habitaient un logement de fonction situé à l’emplacement du terrain de basketball à présent. Son père bossait à la SEITA. Les mercredis après-midi on faisait du vélo et organisait des matchs de ballon qui n’en finissaient plus dans cette immense cour.

Plus tard, au tout début des années 90, l’usine a cessé toute activité et a fini par fermer ses portes. C’est alors que la Friche Belle de Mai est née. Les premières raves parties s’y sont installées et on pouvait y voir des soirées qui terminées à pas d’heure avec des artistes internationaux qui ne se prenaient pas pour des stars comme maintenant.

C’était extraordinairement festif. Je pense n’y avoir raté aucune soirée là bas. J’ai gardé au fond de moi de très bons souvenirs de ce lieu et de ce que j’y ai découvert. C’était pour moi la plus belle période car la musique électronique arrivait à peine en France et il y avait un engouement sans égal. Les gens étaient contents de sortir à cette époque, il y avait quelque chose d’euphorique car on ne savait pas si c’était légal ou pas.

Dès la fin des années 90, de 1998 à 2001 plus précisément, j’ai commencé à jouer dans ce lieu pour les Winter Gay Party, c’était le début des soirées des Gay Pride à Marseille. Un mot me vient encore à l’esprit : MAGIQUE. Cette salle, encore sans nom, était vide, brut de décoffrage, une véritable Warehouse remplie d’enceintes, de décorations maison et un public complètement déjanté. Puis le Cabaret Aléatoire est arrivé et ce lieu a pris forme, a évolué, s’est transformé favorablement au fil des années. Et c’est en 2009 que je suis revenu y jouer avec Carl Craig dans mes valises, pour une soirée Motor City, je vous laisse imaginer la soirée.

Pourquoi avoir choisi le Cabaret Aléatoire ?

J’ai choisi le Cabaret Aléatoire pour plusieurs raisons :

Parce que j’ai toujours aimé ce lieu et que j’y suis géographiquement attaché, étant un enfant de la Belle de Mai. Depuis mes débuts en 1994, ma priorité de représentation a toujours été orientée vers des salles de style Warehouse ou très underground.

J’aime aussi jouer en Club, bien entendu mais l’atmosphère qui s’en dégage est complètement différente. Les gens sont plus libres et réceptifs dans une salle.

Parce que l’équipe du Cabaret Aléatoire est juste formidable et d’un professionnalisme sans égal. Que ce soit de l’accueil, à la comm, la sécu, la prod, la technique ou la logistique, tout est parfaitement carré comme j’aime. Dans ma carrière, j’ai organisé plusieurs centaines d’événements, en France et à l’international ; il m’est arrivé à plusieurs reprises d’être dégoûté au point de tout vouloir arrêter à cause de personnes incompétentes, irresponsables, et surtout très malhonnêtes. Période révolue à présent.

Parce que la configuration de la salle permet d’accomplir des choses irréalisables dans un Club et de pouvoir programmer des artistes autres que des djs. C’est une chance de pouvoir assister au live de Moderat, de Fatima Yamaha ou de Mount Kimbie (pour ne citer qu’eux) un soir et le lendemain de voir sur scène KRS ONE.

Et enfin, parce que malgré toutes les tempêtes qu’a traversé le Cabaret Aléatoire, depuis sa création, il n’a jamais changé de cap et s’est battu pour continuer à défendre la culture underground. Les jeunes générations ne peuvent pas comprendre ou réaliser quel combat il a fallu mener pour qu’un lieu comme celui-ci puisse encore exister, ça relève du miracle. Et c’est ce qui fait sa force aujourd’hui. Ce sont pour ces principales raisons que je suis attaché à ce lieu.

Quel est ton rôle au sein du Cabaret Aléatoire ?

Fin 2015, Aurélien et Pierre Alain m’ont proposé une résidence, que j’ai très vite acceptée, pour les Clubs Cabaret qui ont lieu tous les vendredis. C’est ainsi que les soirées RENDEZ-VOUS ont vu le jour, dès février 2016 et m’ont permis d’accueillir des artistes qui n’étaient pour la plupart jamais venus à Marseille ou au Cabaret Aléatoire, comme : DJ PIERRE, NÔZE, KENNY LARKIN, MR G, STEVE BUG, OXIA, MOVE D, BLOODY MARY, WOO YORK, STACEY PULLEN…

A présent, en plus des soirées RENDEZ-VOUS, je travaille en complicité avec Aurélien et Pierre Alain sur de nombreux projets afin de développer l’artistique en exploitant au maximum mon background pour le Cabaret Aléatoire et pour des événements hors les murs. Nous mettons en commun nos compétences et nos idées dans le but de réaliser de très belles choses ensemble. C’est ainsi qu’on a pu voir : JOSH WINK, ROBERT HOOD, MARTIN BUTTRICH, ELLEN ALLIEN, MONIKA KRUSE, DERRICK CARTER, etc etc … et ce n’est que le début d’une longue série à venir !

Qu’est-ce que cela représente pour toi d’être associé à un lieu culturel ?

Être associé à un lieu culturel est une finalité, un accomplissement pour moi. Un lieu culturel est un lieu d’expression, de découverte, de partage et de représentation artistique. La preuve en est, que tous les vendredis les promoteurs s’enchaînent et proposent une programmation complètement différente, qui touche divers univers, et ça fonctionne parfaitement. Une ville comme Marseille devrait être riche en lieux culturels comme l’est Berlin, Barcelone et Détroit maintenant, car développer l’art, quel qu’il soit, c’est développer la paix. Et c’est la raison pour laquelle, je suis très fier de pouvoir être rattaché à un lieu culturel comme le Cabaret Aléatoire.

Peux-tu nous donner un exemple de ton implication pour le Cabaret ?

Il y en a beaucoup et je n’aime pas dire : « j’ai fait ça ou ça », l’essentiel est de faire, d’accomplir les choses, pas de s’en vanter, d’autres savent le faire mieux que moi, sans même faire quoique ce soit.

Il faut savoir que programmer des têtes d’affiche devient de plus en plus compliqué de nos jours car les exigences de certains artistes sont parfois folles à assumer. C’est un travail parfois éprouvant, contraignant qui peut devenir un cauchemar quand on vous annonce que l’artiste ne pourra pas voyager pour des raisons de santé, cas de Ricardo Villalobos en septembre. A ce moment là, malgré toute votre implication, des mois de boulot s’écroulent en quelques secondes. Malheureusement ça fait partie du job et heureusement que ces moments là sont très rares. Un artiste n’est pas une machine et peut être malade comme tout mortel, même si ça porte préjudice à l’organisateur.

Mais j’arrive à apporter ma pierre à l’édifice, quand la quasi totalité des artistes que j’ai invité au Cabaret et hors Cabaret me demandent de revenir ; c’est à ce moment là que mon implication prend tout son sens.

Ne soyez pas pressés, le meilleur arrive…RENDEZ VOUS sur le dancefloor, c’est le 23 mars avec Cassy et Jack Ollins, ainsi que le 28 avril avec Monika Kruse + Oxia

Jack de Marseille x Cabaret : des raves dans les 90’s à l’organisation du festival Jack in the box

Jack de Marseille est un artiste associé du Cabaret Aléatoire, il assure la direction artistique des soirées Club Cabaret x Wicked Music et celle du festival Jack in the Box depuis déjà 3 ans. Déjà organisateur de rave électronique au Cabaret Aléatoire avant même qu’il ne porte ce nom, sa présence s’est naturellement imposée au sein de la structure. La prochaine date à venir pour Wicked Music est l’opening de saison avec Radio Slave, Lee Van Dowski et bien sûr Jack en personne.

Comment as-tu connu le Cabaret Aléatoire ?

J’avais co-organisé les deux 1ères Rave Atomix en 1992 à la Friche dans une salle qui a été rasée entre temps. D’autres soirées Techno avaient été organisé par la suite dans les 2 salles dont celle qui deviendra le Cabaret dans les années 90. Il y a donc une histoire de longue date autour de la musique électronique dans ce lieu. En 2005 je me suis rapproché de Pierre Alain – directeur du cabaret aléatoire – pour fêter mes 15 ans de carrière. Il était d’accord, puis s’en suivit une résidence … et la suite vous la devinez!

Pourquoi avoir choisi le Cabaret Aléatoire ?

Car ce lieu représente le mieux l’esprit des Raves et de la Techno, avec son côté Warehouse. C’est aussi un choix sentimental, pour y avoir joué dès le début des années 90. J’ai aussi été le premier, pendant l’été 1992, à mixer sur les ondes de Radio Grenouille de la House et Techno. Le studio de la radio se situait à l’époque au-dessus de la salle qui a été détruite. Le Cabaret est ma seconde maison et j’ai une relation d’une grande amitié avec la team qui le gère!

« Je participe comme un ambassadeur en dehors de Marseille à travers mes différentes dates, destinations pour parler, mettre en valeur et faire connaître l’histoire du Cabaret pour faciliter la venue d’artistes ou programmateurs. »

Quel est ton rôle au sein du Cabaret Aléatoire ?

En premier un ami de Pierre-Alain, Aurélien – directeur adjoint – et Gaël – responsable production -. Puis un conseiller artiste, programmateur et DJ. Je participe comme un ambassadeur en dehors de Marseille à travers mes différentes dates, destinations pour parler, mettre en valeur et faire connaître l’histoire du Cabaret pour faciliter la venue d’artistes ou programmateurs

Qu’est-ce que cela représente pour toi d’être associé à un lieu culturel ?

Cela me permet de transmettre mon vécu de 28 ans dans le milieu, faire découvrir de nouveaux talents et acquérir une expérience autre que le Djing. Pouvoir créer un label pour signer des artistes locaux et internationaux. M’investir pleinement pour monter des projets, avoir un rôle sociologique à travers la Friche Belle de Mai. Pouvoir faire rencontrer différents milieux d’arts ou culturels pour permettre la création.

Peux-tu nous donner un exemple de ton implication pour le Cabaret ?

En 2015 j’ai participé avec Aurélien à une conférence à Science Po Lyon, sur le thème de  » les musiques électroniques à la redécouverte de la ville ».

https://soundcloud.com/output-conf-rences/conf2finale

http://ladistilleriemusic.com/output-conferences/

Je suis aussi co-organisateur, avec le Cabaret Aléatoire, d’un festival depuis 2015, Jack in the Box.

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/1658377970841888/

Comment est venu l’idée de Jack in the Box ?

Cela me trottait depuis quelques temps dans la tête. J’ai toujours aimé inviter et faire découvrir des artistes. J’ai la chance d’avoir fait le tour du monde, cela m’a donné envie de faire connaître d’autres cultures et approches de la musique électronique. C’est l’évolution de ma propre expérience, je n’ai pas envie de rester juste un Dj, mais plutôt me nourrir et partager de nouvelles expériences, rester curieux et attentif à ce qu’il se passe dans l’évolution de ce mouvement musical.

Découvrez également l’histoire de l’acid techno racontée par Jack de Marseille

Disquaire, événementiel et label : Extend & Play fait bouger la scène électronique à Marseille

Un petit matin, on retrouve Colin qui nous ouvre exceptionnellement son magasin pour nous accueillir. Une tasse de café dans la main, on découvre la deuxième maison du jeune marseillais. Le décor est rempli de souvenir de soirées, de goodies et du merchandising en références à des labels et une boule disco scintillante vers la fenêtre. On devine que le gérant sort souvent les packs de bières avec ses copains en fermeture, avec un espace bar et lounge accessible au-dessus des bacs de vinyles.

extend and play vinyl shop

Fraîchement arrivé à la cité phocéenne, on souhaite connaître un peu son histoire personnelle et celle de son shop. Lui, il s’est forgé une culture musicale dès les premiers pas d’internet, surfant sur Myspace et autres sites brumeux.

« Quand j’étais petit, j’écoutais beaucoup de musique noire : hip hop, soul, funk… Dès que y a eu internet, ça a ouvert des horizons incroyables, il était facile de faire des découvertes musicales et de se les acquérir »

Restant fidèle à ses premiers terrains d’écoute, il s’oriente petit à petit vers le trip hop, la scène anglaise avec sa toute jeune drum and bass : Archive, Massive Attack sont ses chevaux de bataille. L’électro apparu alors en France avec Vitalic, Boyz Noize Para one, et Colin s’ouvrit davantage à la techno et aux musiques électroniques.

« Toutes les musiques ont la place chez moi, sauf peut-être le rock car je suis moins connaisseur, je préfère vendre ce que je maîtrise »

extend and play vinyl shop

Un magasin de vinyle dédié à la musique électronique à Marseille

Il est le seul à vendre des vinyles de musique électronique à Marseille, les autres record shops étant spécialisés dans le rock ou sont plus généralistes comme Galette Records, qui est tenu par des anciens producteur de house.  Sa spécialité fait sa force et son originalité. Il essaye de faire vivre son magasin en invitant des artistes à jouer en before de leur soirée ou en organisant des live sessions avec des locaux.

« Chez moi j’invite des locaux et des artistes de passage. Même si ce n’est que pour jouer 2 heures en début de soirée un jeudi c’est toujours cela de pris. Parfois c’est plein, parfois y’a déguin. »

Peu importe la fréquentation de ses événements, Colin est heureux de partager en live les sets et de fermer son magasin un peu plus tard. Cela lui permet aussi de nouer des liens avec des artistes, comme Session Victim qui à chaque fois qu’ils passent à Marseille lui passe un mot. Le record shop permet de faire le pont entre le set du club et le public.

« Pour un DJ qui connait pas la ville et la scène, jouer 4h avant ton set avec les mecs qui vont venir te voir après c’est quand même cool. »

Son histoire avec le Cabaret Aléatoire

Le Cabaret Aléatoire est partenaire depuis un petit bout de temps avec Extend & Play. En effet si on remonte dans les archives, ils ont co-produit la session 2013 du festival Vinyl On Mars sur le toit terrasse de la Friche Belle de Mai. Le festival, créé en 2011, promeut le support vinyle avec des ventes de disques, des Djset et de nombreux autres activités pour passer un bon moment. Si on creuse un peu, Colin nous confie également qu’il était en stage pour This is (not) music, le projet culturel produit par le Cabaret Aléatoire pour MP2013. Une relation en dur ! Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de l’évolution de la programmation ces dernières années, il est très positif.

“C’est très cool de voir la direction qui a été prise car ce n’était pas gagné. Un de mes premiers concerts c’était celui d’Underground Resistance Timeline. 4 légendes sur scène (Mad Mike, Jon Dixon , Desean Jones et DJ Konspiracy)  et on était 80 dans la salle ! 1 mecs au clavier, 1 mec au saxo, 1 mec boite à rythme… un des grands moments de cet endroit. »

En effet le line-up du concert pourrait donner des sueurs froides aux programmateurs aujourd’hui ! Colin a même retrouvé une photo du concert, c’est collector.

metroplex cabaret aleatoire techno detroit

Label et productions

Avant d’être un record shop, Extend & Play c’est un collectif et depuis peu un label de musique. Ils sont 3 dans l’association, Serge Chris et Colin. Ce dernier gère la boutique à plein temps car les autres sont plus âgés et ont une vie bien remplie. « Serge et Chris ont une culture incroyable, une passion qui les anime depuis 14 ou 15 ans, on a tous notre spectre musical dans le collectif, ce qui fait qu’on a lancé pas 1 mais 3 labels. Cela avait du sens. »

extend and play vinyl shop

Serge gère le label Lemme Records, un ensemble de production techno introspective explorant de nouvelles sonorités et des paysages cinématographiques. Le premier EP sorti en avril invite Charlotte Isabelle, un duo discret mais très vite repéré par les passionnés de techno industrielle. Leur travail a été notamment remarqué par Huntleys + Palmers pour un podcast sur le prestigieux label Dekmantel.

Dans un style plus léger et housy, on retrouve le label Life Note Recordings dirigé par Chris. Le premier EP « Guiding Lines » invite Motion Process, l’alias de Life Recorder aka Chris lui même. Il garderait une flopée de productions dans son ordinateur depuis des années, attendant le bon moment pour les sortir au grand jour. Qui mieux que le fondateur pour inaugurer son label, on vous le demande.

Le dernier à se lancer dans l’aventure de la production c’est Colin, qui a prévu la release party de son label Smoky Windows ce samedi 25 Novembre dans le cadre des soirées META. Le premier EP « Casual Frequencies » était sorti en juin, techno abrupte voire hardcore proposée par Searaime.

Enfin, le trio n’étant pas à court de projets, ils souhaitent aussi lancer le label éponyme Extend&Play en 2018, réunissant donc les 3 projets intrinsèques de ces amis passionnés.

Le magasin est situé  eu 2 Place Notre Dame du Mont à Marseille, ouvert de 13h à 19h30. On vous laisse découvrir l‘e-shop d’Extend and Play et on vous donne rendez-vous toutes les semaines avec les sélections de sorties vinyles de Colin pour le Cabaret Aléatoire.

[ITW] 13 OP, cheval de Troie techno dans une business school

Vous connaissez le concept du Club Cabaret : chaque vendredi, un collectif local investit le Cabaret Aléatoire pour nous exposer son idée de la fête en invitant des artistes (inter) nationaux.

Il y a des crews qu’on connait depuis longtemps, mais aussi des petits nouveaux comme 13 OP. Entretien avec les membres de ce projet étudiant qui font rimer hédonisme, passion et professionalisation.

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