Abstraxion : On essaie d’imaginer les espaces de rencontres vers de nouvelles utopies

Le producteur Abstraxion est un pilier de la scène électronique à Marseille. Que ce soit en tant que producteur, avec son label Biologic Records ou en tant qu’organisateur de soirée avec le collectif Laboratoire des Possibles, il est sur tous les fronts. Depuis son premier projet live jusqu’à la production de soirée LAB, le Cabaret Aléatoire l’a accompagné dans son développement artistique, et c’est naturellement que nous l’avons invité à jouer sur notre scène pour le festival en ligne Un Autre Air Vendredi 12 Juin.

Tu produis de la musique depuis… combien de temps exactement ? Quʼest ce qui tʼa convaincu de te lancer dans la production musicale? Quels ont été tes premiers outils de production, et maintenant ? 

J’ai sorti mon premier disque en 2005, sur le label que j’ai créé, Biologic Records, et que je co-dirige aujourd’hui avec mon ami et producteur belge DC Salas. J’ai eu la chance de grandir entouré de musique car mon père était musicien. C’était la période post-woodstock et j’avais l’habitude de traîner dans les répètes des caves, où il enregistrait avec ses amis des heures de musiques qui ne sortiront jamais.
J’ai commencé dans une autre direction musicale et seul de mon côté avec Cubase et un Nord Lead Rack x2, puis rapidement un Alesis Andromeda comme base. Aujourd’hui, j’ai un studio d’enregistrement, Ableton, entouré d’instruments analogiques, comme la TR-808, Korg MS-20, AR 2600… et plus récemment un GRP A4 qui est le synthé modulaire que j’utilise sur mon nouveau live.

Tu es le fondateur du collectif laboratoire des possibles à Marseille, quʼest-ce qui tʼa poussé à le créer, comment a tʼil évolué et où en est-il aujourdʼhui ? 

C’est parti d’une résidence au Cabaret Aléatoire pour la création de mon live, qui s’accompagnait d’une carte blanche où j’ai invité John Talabot. Avec une bande d’ami.e.s, on était frustré.e.s de ne pas voir certain.e.s artistes venir jouer à Marseille et on a construit une collaboration régulière avec le Cabaret Aléatoire, qui lançait à ce moment là son format Club, autour de la série de soirées LAB. Six ans plus tard, nous avons depuis créé les soirées Mouillette, pensées dans de nouveaux espaces de la ville.
Et nous partons cette année sur un nouveau projet avec le festival Encore Encore, qui aura lieu fin août à Correns, un petit village bio du Var, ou j’ai passé une partie de mon enfance. Je m’y occupe de la programmation avec de nouvelles personnes qui ont rejoint la team pour l’organisation.

Vous êtes un des premiers collectifs à avoir intégré le concept du club cabaret en 2014, quʼest ce qui vous a plu dans ce projet, et quʼest ce que vous en avez retiré comme expérience?

Je ne peux parler qu’en ce qui me concerne, mais c’était une période où il y avait moins de collectifs et l’excitation de développer dans ce bel espace quelque chose de nouveau pour ce courant musical à Marseille. Une belle surprise de voir aussi les super retours et messages positifs pour nous soutenir avec une forte fréquentation dès le début.

Tu es un des rares producteurs de musique électronique à Marseille qui a signé sur des labels européens de grande notoriété, peux tu nous raconter lʼhistoire de ces rencontres et de ces productions? Si tu avais un conseil à donner aux producteurs pour en arriver là? 

J’ai eu la chance d’être bien entouré au niveau des producteur.ice.s, et je me souviens que sur mes premières sorties de 2005 à 2008, je partageais seulement une vingtaine de promos, en les postant directement aux producteur.ice.s qui étaient important.e.s pour moi. The Hacker, Laurent Garnier, Erol Alkan… étaient les premiers à recevoir et parfois jouer mes disques au tout début. Pour la sortie de mon premier album en 2013 sur Other People, c’était un hasard, Nicolas Jaar a entendu la démo de mon album chez son ami, Justin Miller (ex DFA/NYC) qui produisait mes disques sur son label HAKT, et il a tout de suite voulu le sortir sur son label.
Plus récemment, John Talabot et Jennifer Cardini me soutiennent dans mes derniers projets, ce sont des rencontres importantes pour moi.

Tu as lancé il y a deux ans le projet lionʼs drums : quʼest ce qui tʼa motivé a créer cet alias? Comment peut-on gérer deux identités distinctes en tant quʼartiste ? 

À la base ça part d’un conseil de John Talabot, je lui faisais écouter un morceau que je venais de composer et il m’a fait remarquer que musicalement c’était très différent de l’univers d’Abstraxion et que ce serait bien d’imaginer un nouvel alias. L’idée m’a plu, c’était le moment ou je devenais père d’un petit lion né en août et j’aimais l’idée de lancer quelque chose de solaire et nouveau. Aujourd’hui, séparer les deux univers, l’un plus solaire et l’autre lunaire, me permet de trouver de nouvelles idées et découvrir plein de musiques différentes !

Comment vois-tu le futur pour lʼindustrie de la musique électronique ? Selon toi, quelles sont les solutions pour vivre de sa musique et organiser des événements dans le contexte actuel et à venir ? 

En lien avec les enjeux sociétaux. Que ce soit en matière environnementale, de représentativité des artistes, ou encore du cadre proposé au public dans les événements.
Je n’ai pas de réponse sur ce qu’il faut faire ou va se passer mais le fait d’observer et rester à l’écoute des problèmes est un bon point de départ pour réussir à construire et imaginer de nouvelles formes de créations. C’est en partie ce qui nous pousse avec le Laboratoire des Possibles à essayer d’imaginer les espaces de rencontres vers de nouvelles utopies.

A quoi peut-on sʼattendre pour ton set du festival Un Autre Air ? 

Partir loin ! 🚀
Retrouvez le festival Un Autre Air du 12 au 14 Juin en direct sur Shotgun !

Interview de Le Bask : « Je défends cette culture et la Hard musique depuis 20 ans »

Le Cabaret Aléatoire accueille la soirée hardcore Born to Rave Samedi 14 mars, avec un plateau artistique bien fourni : Mad Dog, Le Bask, Lady Damage, Art of Fighters… Les grands noms du hardcore internationaux se succéderont pendant 7 heures dans la warehouse industrielle de la Friche Belle de Mai. L’occasion pour nous de nous entretenir avec un des pionniers français du genre : Le Bask ! Des premiers pas avec son collectif PSKT à la création de sa boîte de production Pandemic, le français se remet à la production récemment et parraine la nouvelle scène avec son label Le Bask Records. Une aubaine pour les passionnés…

Tu es un des pionniers français du hardcore, tu as fait tes débuts avec le Collectif PSKT. Quels sont tes souvenirs de cette époque ?

Je garde un excellent souvenir de ces années. « PSKT » est un collectif que nous avons fondé début 2000. Nous étions plein d’énergie. Bercés par des Sound System comme les Spiral Tribe, Mental Resistance, TNT… on voulait apporter notre pierre à l’édifice et au développement de cette culture ou contre-culture : L’Underground. Ce sont des souvenirs qui sont forts car ce sont ces expériences qui ont façonné notre caractère et ce que nous sommes aujourd’hui. Nous sommes en 2020 et je réalise que je défends cette culture et la Hard musique depuis 20 ans.

Qu’est ce qui a fait selon toi votre réussite sur ce terrain et votre notoriété ? Quel rôle joues-tu dans le collectif aujourd’hui ?

Je pense que nous avons été suivis parce que nous avons toujours organisé des raves par amour de ce mouvement. Nous étions également des passionnés de hard musique, mix et live. On s’est entourés de bons dj, de bons artistes de performeurs. Nous réunissions toutes formes d’arts durant nos événements. On a eu la chance de côtoyer et de se lier d’amitié avec de gros acteurs de la scène du sud comme les TNT, Patetik, DpraV mais aussi d’être en contact avec des boîtes comme Audiogenic, qui mettait des artistes de la PSKT sur ses événements quand ils étaient de passage à Montpellier.

Aujourd’hui le collectif est en veille. Nous n’avons pas de soirée PSKT prévue pour le moment mais certains membres comme Mabrook ou moi jouons encore en événement.

Tu as laissé les free pour te consacrer à des soirées légales, qu’est ce qui a motivé ton choix ?

C’est quelque chose qui s’est fait tout seul. J’ai voulu passer à un autre niveau. Inviter des artistes qui ne se produisent pas en free, et travailler dans des conditions plus « sûres » Le jeu du chat et de la souris avec la gendarmerie à quelque chose de fun sur une rave mais avec une grosse production derrière et de l’investissement, il était plus sûr pour moi de rentrer dans la légalité. Je ne dis pas que les organisateurs de rave ont moins à perdre mais juste que je ne voulais plus travailler dans l’angoisse d’une saisie ou autre.

Nous avons échangé récemment avec SP23, ils nous parlaient de l’importance du soutien des participants pour la free, de la solidarité, et notamment avec des donations pour l’organisateur ou les artistes. Quel est le rôle du public selon toi dans une free ? Est-il différent que lors d’une soirée légale ?

Le rôle du public dans une free ou dans un événement légal est le même. Il faut être responsable de ses actes. Il ne faut pas oublier que le but premier est de faire la fête, laisser le temps d’une soirée les tracas de la semaine derrière. C’est une zone de liberté mais pas une zone de dérive comportementale. Le public en free doit être plus vigilant sur certaines choses comme le nettoyage du lieu mais en règle générale, je dirais que c’est quasi la même chose. Peu importe ce qu’il se passe, si quelque chose arrive dans un événement Techno que ce soit légal ou illégal, nous serons montrés du doigt.

Tu as nommé ta société de production Pandemic, le hardcore s’est-il comporté comme un virus dans ta vie?

Exactement ! Le hardcore est un virus pour moi mais c’est aussi un état d’esprit. C’est quelque chose qui doit se propager. C’est une musique forte, il en existe une multitude de dérivés : Hardcore, Terror, Speedcore, Up Tempo, Doom core, Hardtekno. Je pense vraiment que c’est une musique qui fait du bien quand on l’a compris. C’est aussi une musique qui fédère.

Quelle est ta philosophie du hardcore ?

Comme je le disais avant, le hardcore pour moi, c’est un état d’esprit.  Ca tend à témoigner de manière violente un esprit contestataire aux prises avec un ennemi invisible. C’est quelque chose qui se vit.

Le hardcore, c’est des poings levés en événement, des cris rageurs qui font office de chant.

Enfin, tu as monté également un label, Bask Records. Quels sont les nouveaux artistes que tu conseillerais d’écouter absolument ?

Oui, j’ai monté mon label Le Bask Records et j’ai aussi une agence de booking : Pandemic Bookings. J’essaie de mettre en avant des artistes qui sont pour moi le futur de la scène. Chacun à son style et c’est ce qu’il me plaît. Je vous invite à aller écouter les productions La Teigne et D-Frek si vous aimez le Frenchcore. Protokseed et Vortek’s pour ce qui est plus mental, ils travaillent également sur un projet en commun S.T.Y.X. Et Exxomuss qui a une double casquette est oscille entre extra Raw et Uptempo. N’hésitez pas à aller aimer la page Le Bask Records !

Toutes les informations pour la soirée Born to Rave du Samedi 14 Mars sur leur événement facebook

Interview SP23 / Spiral Tribe : « Pour nous, un teknival est sensé être un endroit de liberté musicale »

Les Spiral Tribe reviennent sur la scène avec un nouvel album, Fugitive Future, le premier depuis 15 ans ! Pionniers du mouvement free party en Europe, Crystal DistortionIxindamix69 DB ou encore Jeff 23, n’hésitent pas à passer de la tribe à la techno ou encore du breakbeat à l’acidcore. Historien du mouvement free en Europe, ils représentent à eux seul toute une génération et une époque – aujourd’hui révolue. Avant leur passage à Marseille au Cabaret Aléatoire Samedi 30 Novembre, on a souhaité s’entretenir avec Jeff, un des membres de SP23, pour avoir entre autres son ressenti sur cette évolution.

Comment est né SP23 ?

SP23 existe depuis les premières heures de Spiral Tribe. On avait l’opportunité de jouer notre musique dans des clubs ou d’autre endroits, et on a voulu créer un nom pour ces occasions là. Le nom SP23 a aussi été utilisé sur des sorties de disques en dehors de notre label comme Rabbit City, Force Inc, etc.

 

Quels sont les membres fondateurs ?

Mark a trouvé le nom, mais les premières activités se sont effectuées avec les musicien et artistes.

Comment Spiral Tribe a évolué en SP23 ?

Spiral Tribe et SP23 sont nés presque au même moment, Spiral Tribe (le sound system) avait arrêté vers 1998 à la différence de SP23 qui a perduré.

On a voulu respecter le projet original Spiral Tribe et nous ne voulions pas utiliser les initiales « S T » pour éviter des conflits d’intérêts. Spiral Tribe a été une grande équipe et cela n’aurait pas été correct qu’une ou deux personnes gardent ce nom seules. Alors SP23 est le nom utilisé pour le côté artistique, mais on est tous des artistes de Spiral Tribe.

Comment est né le projet de tournée Fugitive Tour en Europe ?

Le nom « Fugitive Future » fait référence au fait que plus les pouvoirs font des lois contre notre liberté, plus on se dirige vers un avenir de fugitifs. La tendance des pouvoir n’est pas de laisser la liberté aux gens, si on continue dans cette voie, ça va devenir tellement ridicule que l’on devra tous devenir des fugitifs. Le disque et la tournée européenne ont pour but de dénoncer ça.

SP23 Spiral Tribe Cabaret Aléatoire

Vous avez prévu une tournée en clubs en Europe, est ce que vous continuez à jouer en free aujourd’hui ?

On joue dans tout et n’importe quoi. Il existe depuis longtemps des contradictions, devenues embarrassantes, dans les free party, je suis las de ne voir aucune évolution en ce moment. Du coup, s’il n’y a pas d’évolution, je préfère qu’on me laisse la liberté de jouer dans toutes sortes de lieux. Mais j’essaye de rester ouvert à jouer dans les free locales, avec des équipe comme Drop in Caravan, Kernel Panic, Tracker etc. J’y joue lorsque j’ai un week-end de disponible.

Vous êtes des pionniers du mouvement free party en Europe, comment est-ce que ce mouvement a évolué depuis les années 90 pour vous ?

Le plus grand changement est que les keufs sont maintenant au courant de notre manière de fonctionner. Il est nécessaire aujourd’hui de se rendre compte que l’on n’est plus dans les années 90, il faut donc évoluer et changer notre façon de fonctionner. L’équipe de Drop in Caravan est le meilleur exemple que je connaisse (même s’il y en a certainement d’autres), la dernière fois que j’ai joué chez eux ils ont demandé une donation suggérée de 5 euros. Beaucoup de personnes sont venus et ont joué le jeu, pour moi ce fut une réelle révolution dans notre milieu.

Il y a des personnes qui pensent qu’on leur doit tout, qui achètent et consomment, sans se sentir redevable un minium auprès des artistes, ces personnes devraient avoir du mal à se regarder dans un miroir. Pourquoi considèrent-t-ils qu’en tant que gentils petits consommateurs de notre musique et de nos événements, on leur doit de travailler pour eux gratuitement? Si on le fait c’est parce qu’ON EST GENTIL, il ne faut pas oublier ça, sinon c’est un grand manque de respect!! Notre mouvement a besoin du soutien de ses participants. Vous n’êtes pas un teuffer, vous êtes un PARTICIPANT et cela implique un certain comportement. On a besoin de votre générosité en tant qu’artistes !!!!!!!

L’autre chose qui a évolué c’est la musique, on est passé dans une ère où la musique est beaucoup plus commerciale et moins trippée. Il faut savoir pourquoi la plupart d’entre nous (Spirale) n’allons plus en free, c’est parce qu’on est amoureux de toutes les musiques et nous sommes dégoûtés de voir qu’en Teknival il y ait majoritairement de la musique hard style. On aime le hard style, mais quand c’est tout le temps et partout ça devient trop !! Pour nous, un teknival est sensé être un endroit de liberté musicale entre autre. Aujourd’hui ils ressemblent beaucoup plus à quelle que chose de sectaire et c’est bien dommage.

Je dirais qu’il faut vivre la liberté pour vivre notre mouvement, j’espère que l’on pourra apprendre de nos erreurs et faire preuve de plus d’auto-critique et de flexibilité à l’avenir.

Quelle est la philosophie SP23 ?

Nous sommes 10 personnes dans l’équipe, je pense que l’on a 10 philosophies différentes, mais notre philosophie en commun est certainement de défendre la liberté !!!

Pourquoi cette obsession pour le nombre 23 ?

Encore une fois, chacun des membres de l’équipe va te donner une réponse différente, c’est peut-être ça qui est magique.

Pour moi, j’ai remarqué que quand tu coupes 1 en deux ça fait deux chose, mais on dit pour être clair qu’ils sont 2 et 3 car 1 est 1 !! Quand c’est coupé il n’est plus 1. On vit dans une dualité, il y a beaucoup à faire avec ça en mon sens !

Retrouvez SP23 au Cabaret Aléatoire pour le Fugitive Future Tour Samedi 30 Novembre – billetterie dès 15€

A lire également, l’interview de Maissouille !

Interview de Zaltan « Comptez sur moi pour faire la teuf et essayer de ne jamais être ennuyeux et linéaire »

Zaltan est DJ et label manager d’Antinote, artiste surprenant et polyvalent, ses productions comme ses sets transportent entre acid house, bangers des Caraïbes, italo disco, breakbeat et plus encore! Il crée le label Antinote en 2012, qui soutient de nombreux artistes français et étrangers, tous horizons. Antinote donne aux artistes le temps et l’espace voulus pour explorer et développer leurs sons. Zaltan sera au Cabaret Aléatoire le vendredi 22 novembre pour le Club Cabaret x Tropicold !

Ce we où on t’invite à Marseille sera aussi ton anniv perso, donc on devrait bien fêter cela! Récemment tu célébrais aussi la 50ème sortie de ton label Antinote, comment tu as vécu cela et que prépares tu pour la suite?  

Et oui 50 références ça commence à être joli! C’est aussi très particulier de prendre du recul sur ce back-catalogue que j’ai dessiné avec mes seules oreilles et ma sensibilité. Personne d’autre que moi n’aurait fait ses choix et ces rencontres là et sorti ces disques dans ce sens. Quand j’y pense c’est beau mais c’est aussi assez flippant. Ça dit beaucoup de choses sur moi finalement. J’ai fais ça la tête baissée sans me poser de question pendant des années. Jusqu’au jour où j’ai envoyé ma cinquantième référence! Aujourd’hui même j’ai 34 ans et je n’aime pas tellement le jour de mon anniversaire. Je suis un peu nostalgique et j’ai des émotions contradictoires. Cela m’arrive régulièrement quand je pense au label. Je peux avoir envie de tout arrêter et être complètement désespéré un matin et puis avoir 1000 projets et être hyper enthousiaste le lendemain. Bref, j’adore mon métier mais c’est un sacré bordel quand même! 

Oui tu t’investis beaucoup sur le label, comme un bon artisan! Par exemple tu trimbales toujours des exemplaires pour fournir les shops et les fans là où tu vas?

En effet si quelqu’un a besoin de copies de quoi que ce soit n’hésitez pas et envoyez moi un message sur Instagram @zaltan_antinote!

Je sais que tu viens souvent à Marseille pour le plaisir et pas forcement pour jouer (ta seule date récente était au Bon Air en mai dernier pour un b2b avec Oko) comment tu sens cette date du 22 nov dans un lieu emblématique des nuits électroniques marseillaises?

Oui j’ai découvert Marseille grâce à ma copine Mélanie qui est née ici et qui a de la famille dans la région. J’aime beaucoup cette ville et même si j’ai joué plusieurs fois notamment sur le Toit de la Friche ou au Bon Air Festival, ce sera la première fois que je joue sur un gig en club. Je suis très conscient que mon son prend un petit peu de temps à être assimilé et compris. Mais je suis sur qu’une fois qu’il l’est c’est pour de bon. J’ai hyper envie de jouer chez vous!!! Je suis sûr que ce sera une très belle teuf.


Tu adoptes la communication à la cool et use de beaucoup d’autodérision. La vie est trop courte pour se prendre au sérieux ?

Je crois que la réponse est dans la question. J’aime bien le côté déconne. Même si je prend très au sérieux ce que je fais. Beaucoup de personnages de la musique électronique, dark et techno sont trop sérieux a mon goût. Je ne me retrouve pas là dedans. Moi je viens de la teuf, de la déglingue et ce que je préfère c’est faire le con avec mes potes. Je reste persuadé que les gens sortent en club le week-end pour se détendre de leurs semaine de taf et que ce n’est pas le moment pour les DJ de faire des concours de quéquettes avec nos disques rares et prise de tête. Comptez sur moi pour faire la teuf et essayer de ne jamais être ennuyeux et linéaire. J’ai hâte!

Est ce que tu joues bien au foot ?

bonus… non je suis nul.
On a demandé à Zaltan une photo exclusive et décalée, on a reçu celle qui est en couverture ! :0
Merci à toi Zaltan d’avoir joué le jeu et on a hâte de te recevoir également pour la première fois au Cabaret Aléatoire vendredi 22 Novembre.

Quand on invite 2 producteurs marseillais à participer au soundcheck de KiNK

Certains de nos papillons l’ont bien compris, lorsque l’on est fan d’un artiste, assister aux concerts est la partie la plus intéressante. Qui n’a jamais eu les larmes aux yeux en fin de soirée au moment ou la lumière s’allume et les milliers de personnes chanter en chœur ?

Les lives sont donc toujours des moments exceptionnels et plein d’émotions que l’artiste partage avec son public. Si vous n’avez encore assisté à aucun live, vous avez encore toute la saison estivale devant vous pour vous rattraper et assister a certains des lives les plus pointus de la scène live comme Faka, Geinst ou Apparat !

Assister à un live de KiNK , c’est génial. Assister au soundcheck avant le concert alors que presque personne n’est là… C’est encore mieux !

Assister au soundcheck de l’artiste peut également être très émouvant, notamment grâce à l’intimité, l’impression d’être seul face à l’artiste. On peut en apprendre le maximum sur son expérience en live et sur la manière dont il gère son setup, ses instruments.

La journée de vendredi 31 Mai commence à midi avec le tirage au sort et l’annonce des gagnants du concours. Nous avons récupéré les numéros et contacté les producteurs sélectionnés vers 15h. Ca tombe bien, les deux heureux gagnants font partie de la crème des producteurs de la région.

Youcef Elaid , producteur éclectique qui a déjà bien roulé sa bosse de Berlin à Londres en passant par Ibiza, et Dawad , l’homme derrière le label IRM records, producteur talentueux signé chez Beach Coma et La Dame Noir mais aussi artiste en Live Machines (sans laptop).

Notre rendez-vous initialement prévu à 18h a été avancé à la demande de l’artiste. On se retrouve donc a 17h devant le Cabaret Aléatoire avec les deux producteurs le temps que KiNK et son manager posent le setup et vérifient que tout fonctionne.

Nous avons pu accéder à la salle à 17h30 pour assister aux soundcheck. Strahil (Kink) nous souhaite la bienvenue de manière simple et chaleureuse. Les 3 compères se présentent et racontent leur parcours respectifs dans la musique. Sa passion pour la musique à commencé il y’a plus d’une décennie et cela se ressent dans sa manière d’être et de jouer.

Pour l’avoir vu en live plusieurs fois, l’aura magique qu’il dégage en jouant étonne par rapport a sa manière d’expliquer son travail. Ici un maître mot, la simplicité.

L’artiste commence par nous expliquer qu’au cours de sa carrière il a compris que pour être efficace il se devait d’avoir un setup à la fois pratique et transportable. En effet tout son live tiens dans son sac à dos, ce qui lui permet de suivre rigoureusement un calendrier de tournée visiblement infernal. Après avoir expliqué les différentes parties de son live, la manière qu’il a de placer les instruments et la place prépondérante qu’il laisse a l’improvisation, l’artiste nous sort deux de ses fameux gadgets électroniques.

Le premier ressemble plus à une manette vintage de game cube qu’à un instrument classique, mais KiNK transforme tout ce qu’il touche en or. Entre les mains de nos producteurs locaux, la machine dotée d’un accéléromètre et d’un gyroscope permet à l’artiste d’associer le geste au son.

Il suffit de tourner la manette vers la gauche ou vers la droite pour qu’un signal soit envoyé aux machines pour bidouiller le son.

A la vu des deux petits contrôleurs qui suivent on comprend qu’on n’est pas au bout de nos surprises. Les deux petits gadgets déclenchent des drums et des percussions à tout va, il suffit de changer de direction pour changer de sons, c’est ludique, simple et du plus bel effet en live.

Après s’être familiarisé avec les instruments, c’est parti pour le live (à 6 mains SVP) ! Les 3 artistes improvisent et se complètent, on assiste a un moment fort en créativité. La machine est en route, le live prend forme. KiNK propose donc aux artistes d’immortaliser ce moment en vidéo.

C’est les yeux plein d’étoiles que l’on retrouve nos 2 invités du jour rejoindre derrière les machines celui qui a bâti depuis plusieurs années l’un des meilleurs live électronique au monde. Youcef à la TR-08, Dawad s’arme d’un Korg Volca Modular, (un synthétiseur micro modulaire) et Kink a la mixette avec des loops et du delay.

Le courant passe bien pour notre plus grand plaisir, et ce moment magique se prolonge jusqu’à l’arrivée de Bloody Mary qui nous invite à la rejoindre sur le toit pour lancer les festivités…

Kink Bloody Mary cabaret aléatoire

A bientôt pour de nouvelles aventures musicales exclusives au Cabaret Aléatoire !

The YellowHeads seraient en fait des cyborgs venus d’ailleurs

Pour le premier Club Cabaret du collectif Techno Rules, l’invité d’honneur était le duo The YellowHeads, un phénomène venu d’Espagne qui a converti le web depuis 4 ans, à la recherche d’un public réceptif à leur puissant son.

Dans un premier temps, pouvez-vous vous présenter, comment vous êtes vous rencontrés, quelles sont vos influences musicales ?

Nous sommes The YellowHeads, notre style musical appartient à la techno, plutôt acide et obscure, nos références musicales sont Jeff Mills, Dave Clarke… Nous sommes amis, nous venons de Madrid et Cartagène, nous nous sommes rapprochés lorsque nous avons commencé à organiser des raves, puis nous avions envie de faire un projet plus grand pour en faire notre travail et évoluer plus facilement.

Nous produisons tout, nous sommes quatre ! On a beaucoup de dates partout dans le monde, ce qui nous permet de nous répartir. Nous sommes 4 amis de longue date, qui produisent, et qui se complètent très bien dans le travail, ce qui le rend plus facile.

Vous avez commencé une chaîne YouTube, elle est très importante et vous poster régulièrement des vidéos, des livestreams. Pourquoi avoir choisi ce moyen d’expression ?

Pour le marketing c’est très important. Depuis qu’on a commencé à poster sur notre chaîne et relayé sur les réseaux sociaux, ca nous a permis d’augmenter nos fans, nos contacts et on a eu plus facilement des gigs. On fait aussi des vidéos un peu moins sérieuses, c’est important de connecter avec le public, comme si on créait un lien d’amitié avec les gens, c’est très important pour nous.

Votre studio semble avoir bien changé depuis vos premières vidéos !

Avant le studio c’était dans la maison d’un ami, on était sur Traktor et sur vinyles, maintenant c’est un studio plus professionnel avec des CDjs, ce qui nous permet d’inviter d’autres artistes. Le nouveau studio nous permet de préparer d’autres types de set, notamment un futur projet liveset à 4 avec des machines analogiques, des percussions…

Vous avez lancé un label, Reload Black.

On a lancé deux labels, Reload et Reload Black, qui est plus obscure et techno que le premier, celui qui nous ressemble le plus et qui sort la musique que l’on joue. Les artistes que l’on signent parfois nous les connaissons, parfois c’est juste après avoir écouté les démos, si elles sont bonnes, on veut les sortir ! Un des artistes qu’on a vu grandir c’est Skober , un des premiers à avoir signé sur notre labels, et qui depuis est passé par Drumcode ou Terminal M, on en est super fiers.

Est ce qu’il y a une sortie dont vous êtes vraiment fiers ?

Oui, c’est le remix qu’on a fait avec Moby, on a travaillé avec lui et avec Skober.

Si vous étiez dans un film de science fiction, sur quelle planète souhaitez vous vivre?

Sur notre planète, la planète Yellow ! Ce serait une planète avec beaucoup de soundsystems, de la techno de partout, une rave en continu, toute l’année !

Est ce que vous êtes des aliens ?

Oui ! Les aliens sont nos voisins, on est sûrs qu’ils existent.

Avec les nouvelles technologies, les connaissances en robotique, il semble possible de devenir un cyborg. Vous seriez les premiers à tester ?

Oui ! les êtres humains veulent être plus efficaces avec la robotique, pour nous c’est le futur. On va finir comme dans le film Terminator, petit à petit il u aura des hommes machines, on pourra changer des parties de notre corps contre des circuits imprimés, c’est déjà le cas en fait. J’aimerai beaucoup avoir une puce dans la tête, pour pouvoir charger et jouer de la musique juste avec notre cerveau.

Avez-vous des prochaines sorties à nous dévoiler ?

On va sortir une collaboration avec les Cosmics Boys, un duo français très sympathique, rendez-vous en Mai !

Retrouvez également l’interview de Maissouille !

Maissouille et la victoire du Hardcore « Certains dancefloors en festivals sont bien plus remplis avec des artistes Hardcore que Techno »

On est ravi d’accueillir la tournée Born to Rave au Cabaret Aléatoire samedi 23 Mars, et de recevoir par la même occasion l’homme derrière cette tournée, Maissouille. On a discuté avec lui pour faire le point sur toutes ces belles années de production et d’événements.

 

Comment est né le projet Born to Rave ? Qu’est ce qui a fait son succès après toutes ces années ?

La tournée Born to Rave est née en même temps que mon album « Born to Rave » en 2016. Audiogenic et moi-même avons tout simplement donné le même nom à la tournée et depuis, cette marque est restée avec le succès qu’on connait. Je pense qu’avec les plateaux proposés et le nom devenu mythique, ça marche très fort et je l’espère pour encore des années !

Tu partages la tête d’affiche avec Radium au Cabaret Aléatoire, un des pères fondateurs français du hardcore / frenchcore.  Que penses-tu de ce postulat de Radium « Tous les sons qu’on entend aujourd’hui viennent du hardcore à la base » ?

Tout dépend de quel style on parle, mais une bonne partie des musiques électro ont désormais des sonorités « Hardcore » effectivement.

Tu as vu naître le mouvement frenchcore et a fait parti des premiers instigateurs, qu’est ce qui te plaît dans ce mouvement et qu’est ce qui fait son succès aujourd’hui auprès des jeunes qui n’ont pas forcément connu les débuts du hardcore des années 90 ?

C’est un style « Hard » à part selon moi, car c’est le seul style qui se démarque des autres par ce coté « rond » et « mélodique » qui se différencie par un rythme super dancefloor et un peu moins « Dark » justement, et ça fait toute la différence. Surtout pour la nouvelle génération qui n’a pas connu la période 90’s.

Un des morceaux mythiques de ta collaboration avec DR Peacock c’est Trip to France ! Comment est né ce track ?

Ce track est né quand on a discuté avec Steve « Peacock ». Il me demandait quel était le meilleur thème pour un « Trip to France ».  Alors j’ai dit Edith Piaf bien sur !!! Et c’est parti de là …

Selon toi les clichés de la culture française ont joué un rôle dans le développement du frenchcore à l’étranger ?

Oui et Non, mais le côté « Frenchtouch » a fait son petit effet c’est certain !

Parle-nous de ton dernier album « Regeneration », comment as-tu composé l’album, quelles machines as-tu utilisées, quel était ton mode de production ?

Aucune car c’est un album 100% Remix de mes vieux morceaux donc j’ai juste envoyé les pistes séparées à tous ces artistes qui ont fait le job ensuite.

Concernant les samples, tu t’inspires essentiellement de séries ou films mythiques (Breaking Bad, Saw, Harry Potter, Star Wars) Es-tu un fan de séries / cinéma ?

Grave ! je suis un cinéphile, fan de séries et films, notamment de science-fiction.

Est-ce que le frenchcore est capable de tout remixer ?

Tout est remixable oui, mais personnellement, je remixe ce que j’aime, pas des trucs débiles, il y a des limites.

 Y a-t-il des « non sujets » ou des références trop nichées pour des samples qui ne passent pas auprès du public ?

Oui, bien sûr, comme dans tout, il faut éviter les sujets qui fâchent…

Est-ce que tu suis encore les différents mouvements free en France ? Le climat politique a-t-il vraiment changé vis-à-vis des organisateurs ?

Je ne sais pas, je ne suis plus les événements « free », mais je sais que c’est un mouvement qui perdure et qui va continuer car plus il y a d’interdits, plus les gens ont envie de liberté ..

Est-ce que les festivals Dominator et Masters of Hardcore respectent selon toi les codes et les valeurs du mouvement d’origine ?  N’y a-t-il pas une forme de détournement ?

Ça n’a rien à voir, ce sont de grosses machines commerciales, et selon moi, ses Festivals démesurés ne sont pas nés à partir du mouvement « free ».

Aujourd’hui on constate que les têtes d’affiches hardcore côtoient ceux de la techno ou même du rap dans des festivals éclectiques (on pense au Delta Festival à Marseille…) est-ce pour toi une certaine forme de victoire ?

Ah oui complètement ! C’est une victoire, j’ai même envie de dire « enfin » !!! Car on constate que le public est présent à chaque fois et certains dancefloors en festivals sont souvent même bien plus remplis avec des artistes Hardcore que bien des artistes Techno ou autre.

Enfin, on serait curieux d’avoir une idée des artistes émergents que tu as découvert récemment et que tu recommandes à nos fans ?

Il y en a un en particulier, JKLL, qui fait aussi parti du duo « UNIT ». J’ai passé un séjour avec lui au Japon pour une soirée et je n’ai jamais vu un artiste autant impliqué dans sa passion. C’est une vraie machine, et il a un talent de dingue ! Ce mec mérite d’exploser et je pense qu’on va bientôt le voir sur beaucoup d’évènements à mon avis.

Merci Maissouille ! Pour les fans et les curieux de la scène Hardcore, rendez-vous samedi 23 Mars au Cabaret Aléatoire pour Born To Rave ! Infos & Billetterie

Sleeparchive « Si je n’offre pas ma musique gratuitement, personne n’achète »

La soirée de clôture du Cabaret Aléatoire est une soirée XXL co-produite avec le festival Reevox-NH et la biennale des imaginaires numériques Chroniques. 10 heures de musique électronique dans 5 espaces de la Friche Belle de Mai : le Samedi 15 Décembre on fait le marathon. La soirée termine au Cabaret Aléatoire qui reçoit la légende de Détroit Dopplereffekt, le berlinois Sleeparchive et le londonien Randomer.

Tu as produit un nouvel album Spring Flowers : pourquoi est ce que tu as pris cette position musicale pour ce nouvel album ? Comment as-tu exploré l’univers de la musique contemplative ? Est ce que c’est la suite des sessions techno avec Shigeko Akakabe?

En Février 2018 j’ai commencé à enregistrer de la musique calme. J’ai enregistré environ 100 pièces longues et courtes les 10 derniers mois. j’en ai publié 53 sur 7 releases pour le moment, j’ai d’ailleurs créé un nouveau label exprès. Le nom de ce label est NORD VEST. Premièrement, j’ai les ai publié sous le nom de SLEEPARCHIVE car c’était plus facile de toucher les gens avec un nom établi. Pendant ce temps j’ai changé le nom dans ma tête, et le 7 releases sont maintenant disponibles sur le Bandcamp de NORDVEST sous le nom NORD VEST.

Tu as enregistré ton album « Sleepless » durant des nuits blanches en février 2018. Dis moi quand as tu dormi la nuit dernière ?

Je vais en général au lit autour de 10 heures et je me réveille à 6 heures.

Avec d’une part les Sleep cycles en 2015 et tes récentes uploads sur ton soundcloud, il semblerait que tu aimes donner des samples gratuitement pour ton public. Est ce que tu penses que la music devrait être open source ? Quelle est ta vision des choses ?

Cela serait très intéressant si la musique était toujours disponible gratuitement, mais malheureusement nous devons tous payer nos factures.  La raison pour laquelle j’offre la musique gratuitement, avec une option de donation libre, est qu’en réalité beaucoup de gens téléchargent avec une donation. Si je n’offre pas ma musique gratuitement, personne n’achète. Du coup, j’atteins plus de personnes et je gagne plus d’argent si j’offre la musique de cette façon. Pour ma dernière release sur NORD VEST j’ai demandé 3 euros par album et je n’ai aucun téléchargement à ce jour.

Tu es un vrai berlinois. Comment as tu vécu l’évolution de la ville? Quelles sont pour toi les meilleures endroits de la ville pour jouer, trouver des vinyles et trouver son inspiration ?

Je ne vis plus à Berlin. J’ai déménagé à Copenhague il y a 2 ans. Même si Berlin est ma ville natale, Berlin n’a jamais trop eu de sens pour moi. Cependant, le départ et la relocation dans une autre ville n’était pas difficile. Je suis une personne très ennuyante. Toute ma vie se résumé à l’art, la cuisine, et la bonne bière. Pour ces 3 choses j’ai assez à faire à Copenhague. Bien sûr la scène clubbing à Berlin est bien plus grande comparée à Copenhague, et la musique me manque, mais heureusement je joue toujours au Trésor régulièrement. Trésor était et est mon club favoris à Berlin. Quand je suis à Berlin je trouve toujours du temps pour aller voir des expos ou boire des bières avec des amis.

Ton label Sleeparchive héberge exclusivement ta propre musique. Est ce que tu as déjà pensé à hébergé la musique d’autres artistes? Si non pourquoi ?

Quand j’ai créé mon label en 2004 c’était pour produire ma propre musique, c’est pourquoi c’est le même nom pour le label et pour l’artiste. Le label n’a jamais été destiné aux autres.

Tu vas jouer ce soir avec Dopplereffekt. Ils ont fait un gros travail sur la scène électronique depuis les 90’s. Ils ont aidé à construire un pont entre la techno de Détroit et l’Allemagne, spécialement avec l’album Gesamtkunstwerk. Est ce que tu te souviens quand tu a entendu leur musique pour la première fois ? Est ce qu’il ont influencé ton travail à ce moment là?

Dopplereffekt n’a pas eu beaucoup d’influence mais j’ai vraiment apprécié la musique qu’ils font depuis leur première sortie sur DATAPHYSIX. J’ai été à un concert de Dopplereffekt à GRIESSMUEHLE à Berlin un peu plus tôt cette année juste avant de jouer au Trésor. La musique qu’a joué Dopplereffekt cette nuit était fantastique comme toujours. J’ai hâte de les écouter à nouveau.

Qu’est ce qu’on peut attendre de ton live du 15 Décembre ?

Pour le moment j’aime à nouveau le bleep. 99% du temps quand je joue ma musique c’est entre 2 DJs dans un club. Les gens viennent pour danser et mon intention est de me divertir et de divertir les gens, donc je joue de la musique où ils peuvent danser.

Retrouvez le live de Sleeparchive Samedi 15 décembre au Cabaret Aléatoire

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English version

You produced a very new album Spring Flowers : why did you take this musical position for your new album ? How did you explore this lightly universe of contemplative music? Is it the following of your techno sessions with Shigeko Akakabe?

In February 2018 i started to record quiet music. I’ve recorded around 100 long and short pieces over the last 10 month. 53 of them I published on 7 releases so far. For these releases I have also started a new label. The name of the label is NORD VEST. First, I published them under the name SLEEPARCHIVE because it was easier to reach people with an established artist name . In the meantime, I have changed the name and my mind, and all 7 releases are now only available on the NORDVEST Bandcamp site under the name NORD VEST.

You recorded your album “Sleepless” during sleepless nights in February 2018. Tell me when did you sleep last night? 

I usually go to bed around 10pm and get up at 6am.

From your Sleep cycles 4 tracks in 2015 and your recent uploads of recordings on your soundcloud, it seems that you like to give free samples for the public. Do you think music should be open source? What is your vision about it? 

It would be nice if music was always available for free, but unfortunately we all have to pay bills.

A reason why i offer music for free but with the « name your price » option is, many people download the music and many people also pay some little money. if i don´t offer the music for free noone buys the music. so i reach more people and earn more money if i offer the music that way. for my latest release on NORD VEST i ask for 3€ and so far i have not any single download.

You are a real Berliner. How did you experience the city evolution? What are for you the best places to play, find records and finally to find inspiration in town?

I do not live in Berlin anymore. Two and a half years ago I moved to Copenhagen.
Although Berlin is my hometown, Berlin has never meant much to me. Therefore, the farewell and relocation to another city was not difficult. I am a very boring person. my whole life is about art, cooking and good beer. From these three things I have enough in Copenhagen. Of course the club scene in Berlin is much bigger compared to Copenhagen and so I miss a lot of music, but luckily I still play TRESOR regularly. TRESOR was and is my favorite club in Berlin. And when I am in Berlin I always find time to see some art or have some beers with friends.

Your label Sleeparchive host exclusively your own music. Have you ever think to host other people’s music on it? If no, why?

When I founded the label in 2004 this was to release my own music. Therefore, the same name for artist and label. The label was never meant as a platform for others.

You will play tonight along Dopplereffekt. They did such a huge work on electronic music since the 90’s. They helped to build a bridge between Detroit and German techno, especially with their album Gesamtkunstwerk. Do you remember when you heard their music for the first time? Did they influence your work at this time? 

Dopplereffekt has no influence but I really enjoy the music they do since the first releases on DATAPHYSIX. I went to a Dopplereffekt concert at GRIESSMUEHLE in Berlin earlier this year just before I played my own gig at TRESOR. The music Dopplereffekt played that night was fantastic as always. So I look forward to listen to them again.

What can we expect from your live on December the 15th?

At the moment I like bleeps again very much. 99% of the time I play my music, I play between two DJs in a club. people come to dance and as my intension is to entertain me and the people, I play music they can dance to.

[Interview] Perc « Tu peux faire un morceau intègre sans avoir à compter sur des références old school »

Salut Perc ! Nous suivons ton travail depuis des années, c’est pourquoi c’est un plaisir de t’accueillir au Cabaret Aléatoire Samedi 8 décembre avec le collectif Paradox. Nous avons imaginé un line-up spécial UK avec toi d’un côté et Rebekah de l’autre. Nous ne sommes pas les seuls à t’attendre, en effet notre fanbase réclamait ta venue depuis 1 an ! Voici quelques questions pour toi :

  • Tu partages le line up avec Rebekah ce soir, en tant que 2 membres de la scène techno UK, est ce que vous vous rencontrez souvent en soirée, est ce que tu connais son travail ?

Nous jouons sur les même line-ups quelque fois par an, mais bien souvent nous n’avons pas le temps de parler car nos sets finissent quand celui de l’autre commence. Bien sur je connais sa musique et son Djing, nous faisons tous les deux ça depuis un bon moment maintenant !

Rebekah a produit le morceau « Diamond in the Rough » sur le label de Perc, Perc Trax

  • Nous avons lu dans différentes interviews que tu prends ton inspiration de plusieurs styles de musique. A quel point la scène UK t’inspire, quel mouvement suis-tu particulièrement (excepté la techno) ?

Il y a une attitude spéciale envers la musique au UK qui prend ses racines du punk et des sons indus et s’exprime à travers l’électro, de l’acid house à la techno, le hardcore, la drum & bass et j’en passe. J’aime penser que les producteurs UK sont moins puristes et fermés que les autres, plus ouverts à la création de nouvelles fusions musicales. J’aime garder une oreille ouverte sur la modern noise et la musique expérimentale, ainsi que l’indus. J’ai aussi toujours aimé l’IDM et la drum & bass, mais c’est rare d’entendre quelque chose de nouveau, avec une réelle évolution dans ces genres aujourd’hui.

  • Londres est sûrement un must go dans le circuit Techno. Est ce qu’il y a des lieux que tu nous recommanderais ?

Ces jours-ci je joue généralement dans deux endroits que j’aime beaucoup : le Village Underground et le Corsica Studios. Londres a un bouquet de nouveaux clubs comme le Fold, le Steelyard et l’ouverture récente du Cause, ainsi que des lieux plus grands comme le Printworks. Cependant cela fait un moment que je n’ai pas été à un événement à Londres où je ne joues pas, étant donné que je passe une grande partie de mes week-ends à jouer dans d’autres villes.

 

  • En tant que DJ et fondateur de label, tu dois éplucher beaucoup de promos. Que penses-tu de la production actuelle dans la musique électronique ? Est ce qu’il y a assez de créativité ou d’innovation selon toi ?

Je trouve toujours très difficile de découvrir de nouveaux morceaux dont je tombe amoureux, mais ça veut aussi dire que je les aime plus quand je le trouve moi même. J’ai toujours pensé qu’il n’y avait pas assez de gens qui tentaient leur chance avec la musique, bien qu’on pourrait aussi penser que ma musique et celle de mon label Perc Trax jouent la sécurité.

Les démos augmentent avec les standards de production et d’ingénierie, tandis que le track créatif et innovant qui te prend par surprise se fait de plus en plus rare.

 

  • Après le retour des sons Rave et de l’électro, quel serait pour toi le prochain revival dans la scène techno pour les prochaines années ?

J’espère que nous avons atteint le sommet des références rétro. Oui, c’est possible de faire quelque chose de frais et d’intéressant avec de la rave classique, de l’électro ou de l’acid, mais les producteurs doivent réaliser que tu peux faire un morceau intègre sans avoir à compter sur des références old school pour la rendre légitime ou l’authentifier. Concernant la prochaine tendance, je ne sais pas. Il y a un peu plus de mélodies en ce moment qui sortent et je crains que cela sonne comme de la trance. Néanmoins il a une grosse différence entre de la bonne et de la mauvaise trance.

Les gens doivent réaliser que tu peux faire un morceau intègre sans avoir à compter sur des références old school pour la rendre légitime ou l’authentifier.

  • A ton avis, pourquoi les artistes femme luttent pour trouver une légitimité dans la musique techno ? Est ce que tu fais attention à la représentation des femmes dans ton label ?

Je pense que la situation est en train de changer radicalement, ce qui serait un pas en avant positif pour tout le monde.

Bien sûr il y a toujours des gens qui essaient de remettre en question les qualités de DJing et de production d’une femme artiste, mais généralement c’est de la jalousie qui émane de gens qui pensent qu’ils devraient voyager autour du monde en jouant des sets en raison de la taille de leur collection de vinyles ou du temps passé à mixer dans leur chambre.

Comme tous les artistes qui deviennent connus (et je l’ai expérimenté moi même) les haters surgissent de nul part et attaquent tout ce que tu dis ou fait. Si tu écoutes ces personnes, tu peux devenir fou, c’est préférable de les ignorer et de suivre ton propre chemin. Cependant, si ceux qui parlent de toi connaissent au moins ta musique, s’ils réagissent en connaissance de cause face à ta musique, c’est toujours mieux que si personne n’en a rien a foutre.

  • Tu te définies comme une personne politique. A quel point penses-tu que la musique doit être politique bien qu’elle soit vue principalement comme un divertissement ?

Bien sur la techno peut être politique. L’acte de danser peut être politique selon l’endroit où tu le fais, prendre des substances illicites est toujours un acte politique, car le consommateur prend la décision de passer outre la loi. En ce moment il y a une tendance chez les artistes d’être vu avec une conscience politique, certaines sont réelles mais beaucoup sont juste des postures de crédibilité pour la presse. Bien souvent les personnes les plus actives et dévouées pour changer les choses dans leur communauté locale sont situées aux racines des problèmes et sont ceux qui le revendiquent le moins, au mieux sur les réseaux sociaux.

  • Si tu devait illustrer musicalement le contexte politique au Brésil aujourd’hui, comment est ce que tu façonnerai les kicks et les percussions du morceau ? Quel serait son titre ?

C’est une question intéressante. Je ne suis pas très au courant de la situation politique au Brésil et de leur nouveau leader comme je pourrai l’être pour celle du UK, mais je sais que c’est un grand changement pour eux et qu’il amène beaucoup d’inquiétude et d’appréhension. Sans vraiment faire le morceau, c’est difficile de décrire comment il pourrait sonner, mais je suppose qu’il serait d’avantage austère et dur qu’atmosphérique ou mélodique.

 

  • Est ce que le fait que le public est à la recherche d’une techno plus dure est reliée à la société moderne qui est de plus en plus agressive et égoïste ?

Non je ne pense pas. Je n’ai jamais aimé cette pauvre hypothèse qui dit que si tu aimes la musique dure tu es une personne violente et colérique. J’ai toujours pensé que ma musique et celle de Perc Trax sont plutôt énergique et passionnée qu’agressive et violente. Pour revenir à la question, je pense que les gens recherchent de la musique plus rapide et sévère car ils sont lassés de la techno fade, atmosphérique, commerciale, terne ou stérile.

Ils veulent être choqués, surpris, mis au défi, ils veulent que la musique renvoie vers une réponse physique immédiate. Ce n’est pas quelque chose que tu écoutes pendant 10 minutes en attendant que quelque chose arrive (qui bien souvent n’arrive pas) avant de pouvoir te forger une opinion dessus.

 

  • Comme tu as pu le constater, la vie et les humains sont plein de paradoxes ! Qu’est ce que tu décrirais comme paradoxal dans la musique électronique ?

Le classique c’est la notion de techno comme le genre le plus futuriste alors qu’il est obsédé par de vieux formats, par les sons vinyles et les classiques 909, 808 et 303. Ces éléments sont bien sûrs la fondation du genre mais ils devraient aussi aider à moderniser la techno plutôt que de ressasser le même schéma qui dure depuis le début des 90’s.

 

  • Ajouté à l’art visuel, quel serait pour toi la discipline non musicale la plus adapté pour un événement techno ?

Evidemment la danse a toujours été incorporée dans un événement techno, mais une performance de danse structurée et coordonnée avec le DJ ou le live peut être intéressant. Cela s’est déjà produit dans des festivals comme l’Atonal ou le Mutek, mais j’aimerai le voir plus souvent, ayant le sentiment que cela fait partie de la musique, et non un show que le public devrait regarder. Quelques artistes techno ont aussi utilisé de la danse dans leurs clip vidéos, ce qui peut aussi être pertinent si c’est bien fait.

Cette interview a été co-écrite par le Cabaret Aléatoire et Paradox. Rejoignez l’événement de Perc + Rebekah Samedi 8 décembre, proposée par Cabaret Aléatoire et Paradox.

Kodäma « J’ai juste été emporté par le son de sa voix »

Nous accueillons le duo Kodäma dans le cadre du festival Jazz sur la ville Jeudi 29 Novembre. A cette occasion nous avons monté un plateau des plus hybrides avec Anthony Joseph et ses influences allant du jazz au voodoo funk en passant par des featurings avec des rappeurs de Trinidad ; et Kodama, Thomas et Kiala, qui composent des mélodies jazz aux beats tirant vers le trip hop -vers l’electro – avec la douce voix de Kiala, clairement soul et à la limite du r’n’b. On était curieux de connaître la genèse de ce groupe et leurs influences incroyables.

1- Vous vous êtes rencontrés à une fête de la musique, où vous partagiez le même plateau et vous décidez de travailler ensemble assez rapidement. Vous partez au Japon donner votre premier concert et c’est finalement là que vous vous rendez compte que votre association peut vraiment fonctionner. Vous signez très rapidement chez la Mamie’s record, qu’est-ce qu’on peut ajouter ?

On ajoute ce lien 😉

 

2-Kiala tu as des origines japonaises et j’imagine que dans un premier temps c’est la raison pour laquelle tu chantes parfois en japonais. Le japonais est une langue où l’on prononce chaque syllabe, certaines appuyées, c’est une langue ultra rythmique. Est-ce que tu t’amuses avec elle, ou bien restes-tu très académique lorsque tu chantes ?

Le but est de m’amuser et de jouer avec les possibilités qu’offrent cette langue qui est néanmoins, pour moi et au même titre que le Français, difficile à manier surtout dans un contexte de musique métissée (afro, hip hop, jazz…).

J’essaye toujours de m’éloigner au maximum de ce qui se fait le plus couramment au Japon, et surtout des clichés qui tournent autour de la musique japonaise (Jpop disco…).

3-Le hiphop est clairement d’ailleurs le style de musique prépondérant au Japon. Est-ce que tu aurais des références à nous partager dans la grande famille des blacks musiques étendues ?

J’ai suivi cette vague de beatmaker japonais avec Daisuke Tanabe en tête, que je suis depuis 2009. C’est l’approche scientifique du beatmaking. Après il y a le très célèbre Nujabes, Dj Mitsu The Beat, et plein d’autres. Mais ce que j’appréciais écouter avant tout dans mes plus jeunes années c’était l’Acid Jazz, la disco japonaise (Aor, City pop) et Ryuichi Sakamoto .

 

Dans l’Acid Jazz, je peux citer Soil and Pimp Session dont j’étais super fan au lycée. Cette année j’ai eu la chance de poser ma voix sur un morceau de leur nouvel album, « Dapper ». Niveau Disco, il y a beaucoup de noms qui me viennet en tête mais je pense notamment à Makoto matsushita, Takako Mamiya et le plus connu je pense Tatsuro Yamashita.

4- Thomas quand tu rencontres Kiala tu es déjà musicien, plus exactement bassiste. Ils racontaient quoi musicalement tes groupes précédents ? Est-ce qu’au moment où vous vous rencontrez tu saisis tout de suite où va aller le projet ?

Je suis arrivé à Paris avec un groupe de rap qui s’appelait Oncle Slam. Ensuite, j’ai monté un projet avec une chanteuse qui s’appelait Ti Harmon. On a fait un album, puis un projet qui existe toujours qui s’appelle Tie and the Love Process et c’est à peu près à ce moment-là que j’ai rencontré Kiala. Alors que j’accompagnais un artiste qui s’appelle Zamua, elle jouait avant nous…

J’ai juste été emporté par le son de sa voix comme rarement ainsi que sa musicalité. Du coup dès qu’elle jouait quelque part j’allais la réécouter.

5- Pour le mastering de l’EP Black Cloud le deuxième à votre actif, vous avez travaillé avec Kelly Hibbert (l’ingénieur son de J. Dilla, Madlib, Flying Lotus…). Vous l’avez rencontré ? Vous avez travaillé comment avec lui ?

À l’origine nous cherchions un ingénieur pour le mixage de l’EP et on a contacté Benjamin Tierney. On aimait beaucoup son travail notamment  sur « Cosmogramma » de Flying Lotus et sur « The Epic » de Kamasi Washington. Nous avons bossé avec lui à distance et c’était une belle expérience. Puis tout simplement Benjamin nous a proposé de bosser avec Kelly pour le mastering ! Deux belles rencontres.

6- Mon niveau de japonais ne me permet pas de comprendre intégralement les paroles de Jam With Sōseki.  Est-ce que vous pouvez nous conter cette chanson ?

Ce morceau est un hommage à Natsume Sōseki, romancier et poète japonais dont je récite un haïku. C’est également un clin d’œil aux fêtes traditionnelles japonaises.

7- En tant que groupe qui mélange tous les instruments, de ceux en bois et ceux de l’ordre du numérique, comment vous y prenez-vous pour composer ? Plutôt en commençant comme on imaginerait un groupe de jazz qui compose ou cela dépend du morceau ?

Oui ça dépend des morceaux. Finalement on touche tous les deux aux instruments et à la MAO, donc on travaille chacun les phases musicales qui nous inspirent puis on les arrange ensemble. Parfois on jam sur les sons qu’on trouve et ça donne lieu à quelque chose de plus abouti.

8- On veut être les premiers dans les bacs, est ce que vous avez une sortie d’album à annoncer ?

Un timing même presque approximatif ? Fin 2019 si tout se passe bien !

9- Et la dernière qui au risque est connectée à la précédente, on peut attendre quoi de cet album ?

Qu’il vous plaise 😉

Retrouvez Kodäma en live Vendredi 29 Novembre dans le cadre du festival Jazz sur la Ville