Le nouveau live qu’Abstraxion a mijoté en résidence

Blog Cabaret Aléatoire

Vous avez peut-être déjà entendu de la musique s’échapper du Cabaret Aléatoire en pleine journée. Repère de noctambules déchaînés le week-end, la salle se transforme parfois en lieu de travail pour des artistes que nous accueillons en résidence la semaine. C’était récemment le cas du marseillais Abstraxion qui s’y est enfermé pendant quatre jours avec l’artiste visuel Jem the Misfit pour préparer son nouveau live.

Cette création toute fraîche sera inaugurée à la soirée Laboratoire Aléatoire où Ben Klock, Robert Hood, Massimiliano Pagliara et Jack Ollins se partageront également l’affiche. On a posé quelques questions à Abstraxion (Harold Boué de son vrai nom) en attendant la grande première !

Ça fait longtemps que tu as cette nouvelle idée de live ?

Le système que j’utilisais avant était plus compliqué. Comme je vais bientôt être emmené à tourner dans des clubs ou des espaces plus réduits, j’ai cherché à aller vers quelque chose de simple. Mais il fallait aussi que le set-up me permette vraiment de ré-interpréter les morceaux et de les faire évoluer en fonction de ce que j’ai envie de faire sur le moment, le but c’est de s’amuser et qu’il y ait de l’impro !

Tu peux un peu nous expliquer comment s’est passée la collaboration avec Jem The Misfit sur la partie visuelle du live ?

Je connaissais déjà le travail de Jemma parce qu’elle collabore avec d’autres groupes et qu’elle joue aussi dans des festivals importants comme Time Warp. On est donc rentrés en contact et elle m’a dit qu’elle aimait beaucoup ma musique, qu’elle avait envie de l’interpréter avec des images. Comme elle habite à Berlin on a commencé à échanger à distance et on a travaillé pour la première fois l’un à côté de l’autre lundi, le premier jour de la résidence.

Teaser : Abstraxion Live 2016Très heureux de présenter mon nouveau live réalisé avec les visuels de Jem the Misfit ce vendredi à Marseille au Cabaret Aleatoire ! 🙂

Laboratoire Aléatoire I ROBERT HOOD + BEN KLOCK & more… at CABARET ALÉATOIRE, Marseille I VEN 03 JUIN 2016

Publié par Abstraxion sur mercredi 1 juin 2016

A quoi ressemblait votre processus de travail pendant la résidence ?

Le processus consistait principalement à décomposer les morceaux en plusieurs parties, pour voir ensuite ce qu’on génère visuellement sur chaque partie. C’était un travail de synchronisation. Pour la matière visuelle on s’est servi de deux clips qui ont été tournés par des réalisateurs allemands pour mon deuxième album que je vais sortir en Octobre. L’un a été tourné en Islande et l’autre dans une forêt allemande. On a joué avec ces images et on a créé un univers avec. En fait pour le live, quand je lance les séquences musicales depuis Ableton il y a un trigger qui génère une information et qui la transmet par un cable ethernet à un deuxième ordinateur. Dès que le deuxième ordi reçoit cette information, il génère le lancement d’un clip, d’un effet…Donc les images sont liées à ce qui est joué en live, et une même chose n’est jamais jouée deux fois. L’intérêt c’est vraiment qu’on puisse s’amuser, que le résultat soit vivant, et que le public le ressente aussi, c’est important qu’on sente qu’il y ait du jeu.

Au niveau musical quelles machines utilises-tu pour le live?

Dans mon set-up, je me suis créé un modulaire avec lequel je peux recréer des rythmiques de plusieurs machines. J’ai des modules de Mutable Instruments qui recréent des bassdrum, un hi-hat et un clap de Roland TR-909, j’ai aussi un module de TB-303 qui me permet d’improviser et de trouver de nouvelles sonorités. Après j’utilise un piano qui est branché à la version rack du synthé Nord Lead 2. Ça me permet de jouer toutes les parties interprétées et tous les accords, je l’utilise surtout dans la première partie du live où il y a énormément de mélodies. En fait le live est un va-et-vient entre les mélodies qui viennent du Nord Lead et la partie rythmique qui provient plutôt du système modulaire. Je génère aussi des sons avec Ableton en séquenceur, il envoie des informations en MIDI à droite et à gauche, c’est un peu le cerveau du live.

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Au final c’est plus marrant de travailler ici ou dans ton studio de Malmousque ?

C’est complètement différent. Mon studio de Malmousque me permet de composer des morceaux et ici ça me permet de préparer mon live en conditions réelles. Ce qui a été marrant pendant la résidence, c’est qu’au lieu d’être sur la scène, les trois quarts du temps j’étais au milieu de la salle pour ressentir le son depuis la position du public. Le but était vraiment de préparer un concert qui soit adapté à la salle et au final je pense que ça se ressent, il y a une espèce de rondeur qui s’adapte au lieu et l’acoustique rend vraiment très bien. C’est vraiment quelque chose de préparé sur-mesure et j’espère que ça se ressentira pendant le live du 3 juin !

Plus d’infos sur les résidences d’artistes

Il reste une poignée de préventes pour ce soir !

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