Playlist JACK ID – Jack in the box festival par Rorre Ecco

A l’occasion de Festival « Jack in the box » qui se tiendra les 26 & 27 juillet 2018 sur le toit terrasse de la Friche et ensuite au Club Cabaret, nous avons reçu la playlist de Rorre Ecco, artiste marseillaise que vous verrez jouer lors de l’événement.

Rorre Ecco : Le morceau que personne ne m’a jamais demandé ? : Il y en a plein évidemment et je n’ai envie de donner de mauvaises idées à personne, alors je me tais.

Le morceau qui me fera toujours tomber amoureuse ? : Electribe 101 – Talking With Myself (Franckie Knuckles mix)

Le morceau qui me fait penser à Jack ? : Kink – Cloud Generator. Je n’aime pas déranger les artistes pendant leurs sets, mais la première fois que je l’ai entendu, je me suis ruée vers la cabine pour lui demander d’où ça sortait, obligée. Et quelques semaines après Laurent Garnier faisait pareil lors de la Jack in The Box spéciale 25 ans de carrière. La claque.

Le morceau qui vide le dancefloor ? : Tim Exile – I don’t know where i’m going to. Je l’adore, mais l’audience n’est souvent pas très patiente et quitte la piste avant que le morceau ne s’énerve.

Le morceau qui rebondit comme une balle dans une boîte ? : ø aka Mika Vainio – Spiraalit

Le morceau que je peux écouter jusqu’à ce que mes oreilles saignent ? : Il y en a beaucoup, je suis assez obsessionnelle. Lorsque j’aime un morceau, je peux l’écouter plusieurs dizaines de fois d’affilée sans me lasser. En ce moment c’est Thomas Brinkmann – Blackhill.

Le morceau que j’écoute seule ? : c’est peut être un plaisir coupable parce que c’est de la pop, une grosse production pour l’époque. Tatsuro Yamashita – Sparkle. Je le chante en yaourt japonais, il me donne le sourire.

Bien connue des scènes Electro de sa ville, Rorre Ecco est une marseillaise très active. Elle anime une émission hebdomadaire sur Cave Carli Radio, « The Don’t know show », proposant à chaque mix une sélection intime et personnelle de sa bibliothèque musicale. Ses performances sont remarquées, elle a participé notamment cette année à la closing de Marsatac et au Bon Air Festival, elle est à suivre de très près !

Au programme : Chaleur, bonne humeur et ensoleillement auditif garantiront un excellent moment pour cette écoute.

A bientôt les papillons…

Crédit Photo : Lucie Moeata Blasco

Interview d’Anja Schneider : Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique

Anja Schneider, ambassadrice de la musique électronique allemande nous à accordée un peu de son temps pour une interview exclusive à l’occasion de sa venue au Cabaret Aléatoire le vendredi 29 juin 2018 lors de la soirée « RenDez Vous ». Elle partagera l’affiche avec Kiko et Jack Ollins deux pointures de la musique underground, ce qui promet une soirée exaltante.

 

Affiche officielle RenDez-Vous Marseille Techno 2018 La Friche

Bonjour Anja !

Nous sommes très heureux de vous rencontrer dans quelques jours au Cabaret Aléatoire !
Nous avons quelques questions à vous poser pour faire patienter nos papillons.

Clown Question 

1 / Nous avons donc reçu Lee Van Dowski il y a quelques mois et nous n’avions pas osé lui demander si le « Lee » à la fin de «Mobilee» (ndlr Mobilee est le label que Anja a fondée) est un jeux de mot avec son nom ?

Non ce n’étais pas un jeux de mot. Cela n’a voir avec Lee. Je l’ai nommé ainsi parce que c’est simple à retenir, on voulait l’appeler Mobile Record et sincèrement je trouvait que Mobilee Record sonnait mieux.

 

At the beginning 

2 / En regardant ta discographie, nous avons réalisé que tu produisais principalement tous tes morceaux. As-tu le sentiment que c’était une obligation d’avoir ta marque du début ou c’était une position économique et politique engagée ?

J’ai quitté Mobilee pour une raison certaine, je voulais être vraiment libre avec mon nouveau label So Us Music. Je voulais me concentrer d’avantage sur ma musique et développer ma créativité. Il était nécessaire de produire et sortir mon album sur mon nouveau label.

Geek tricks 

3 / Depuis que tu a commencé as-tu fait évoluer ta manière de procéder pour produire tes tracks (en matière de nouvelles machines ou logiciels) ?

Oui, je fais évoluer ma technique et j’apprends tous les jours. J’ai changé mon matériel et je produis beaucoup plus d’analogiques maintenant dans mon studio, ce qui est très amusant.

Today  

4 / Nous avons reçu Cassy lors de la dernière soirée « RenDez Vous ». Pour nous Cassy et toi êtes les ambassadrices de la musique électronique allemande. Selon toi, qui joue ce rôle aujourd’hui ? Pense-tu qu’un artiste peut changer le jeu ?

Merci pour ce gentil compliment. Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique.
On peut prendre pour exemple Octave One , Undergroud Resistance ou Richie Hawtin, j’apprends toujours beaucoup de ces artistes. Tout tourne autour de la musique et ça compte énormément pour moi. C’est pourquoi je suis devenue une DJ, je suis accro à la musique.

5 / Comment imagines-tu l’empreinte de ton nouveau label ?

C’est tout d’abord la réalisation de toutes mes productions, de ma créativité, de la musique que j’aime et joue, qui n’est probablement pas connue, ou que je vais aborder sur un chemin inhabituel.

6 / Nous aimons la ligne de fond de ton label « Un projet créatif où tout est possible et où tout le monde est invité ». Mais comment pourrais-tu faire cela dans la vie réelle ?

Je ne comprends pas totalement cette question mais j’ai le sentiment qu’avec de la musique qui fait danser, la vie pourrait être plus facile. Dès que tu bouge tes hanches, ton sourire vient automatiquement, c’est un bon signal et un gage de respect et d’attention.

Retour vers le futur

7 / Où pourrais-tu être en 2031 ?

J’espère sur le dancefloor…

Retrouvez également l’interview de Lee Van Dowski 

Report : Opening Saison 4 Club Cabaret x Wicked Music w/ Radio Slave + Lee Van Dowski + Jack de Marseille

La nuit tombe sur la Belle de Mai, les derniers préparatifs sont en place pour la soirée d’ouverture du club Cabaret : mapping vidéo, affiches à l’entrée et distribution de tote bags pour les 50 premiers arrivés avec l’application Cabaret Aléatoire. Ainsi nous avons souhaité remercier notre public le plus fidèle, celui qui nous suit régulièrement et se pointe à la première heure pour ne rien rater de la soirée.

Jack de Marseille amorce les premières balances, les BPM sont déjà vitesse grand V, pour le warm-up, ça promet ! Son set est enregistré et sera retransmis sur Raje Radio la semaine d’après à la même heure, stay tuned.

Lee Van Dowski prend le relais, et déjà la salle est pleine, la foule déborde dans les alcôves, des cris retentissent de toutes parts, les jambes décollent du sol, les poings sont levés en l’air… on sent que la soirée restera dans les mémoires.

Enchaînement en puissance avec Radio Slave qui pose les bases avec une montée en puissance très acide, il continue dans sa lancée en rajoutant des vocals pour atténuer la brutalité des basses. Sa tracklist déchaîne la foule qui ne désemplit pas. Il finira par un remix de Never grow old, qu’on pensait impossible à remettre au goût du jour mais non, rien ne lui résiste ! Et le fameux edit unreleased de Relax par Steve Rachmad… une tuerie dans les mains bien gardées de quelques artistes.

On est remonté pour cette nouvelle saison 4 du club cabaret, dont vous retrouverez la programmation complète sur le site Cabaret Aléatoire et sur l’application mobile.

Crédit Photo : Valentin Chalandon

Podcast : Les musiques électroniques à la redécouverte de la ville

Il y a 2 ans, notre directeur Aurélien Deloup et notre artiste associé Jack de Marseille ont été invités à réagir à une conférence à Sciences Po Lyon organisé par Output sur « les musiques électroniques à la redécouverte de la ville ». La thématique s’est d’abord interrogée sur le sort des friches industrielles, des espaces urbains inhabités ou laissés à l’abandon, que les collectifs de musique électroniques ne manquent pas d’investir. L’émergence de nouveaux lieux de fêtes est-il adapté à l’environnement urbain ?

Le médiateur introduit la conférence par une volonté de s’interroger sur l’espace, le temps et la politique, trois vecteurs qui entourent la création d’événements dans des friches. Il nous invite à réenchanter les espaces urbains dans leur mélange culturel, notamment avec les phénomènes de migration, penser la ville comme un habité commun.

Jack de Marseille y parle de son témoignage des raves party qu’il organisait à la Friche Belle de Mai dès 1992. Témoignage du vent de liberté, inspiré du mouvement qui vient d’Angleterre, qui est venu secouer les lieux hors champ de la fête. La warehouse est vite devenue le squat d’Euphoria et de Spiral Tribe, les Raves sont devenus des free party et se sont déplacée, dans des lieux éphémères toujours différents. La Friche Belle de Mai était un lieu avant tout pour les artistes, pour créer et non pas pour attirer des personnes à danser. Ce lieu non institutionnel attire toutes classes sociales mélangées.

friche belle de mai

Le directeur adjoint Aurélien retrace l’histoire du Cabaret Aléatoire et du projet artistique qu’il y a derrière. C’est avant tout un lieu de fabrique, de création, souple, ouvert, libre, où l’espace, cet immense hangar, doit être réapproprié pour les artistes. Il évoque la volonté de replacer les artistes au cœur d’une ville, d’un site industriel chargé d’histoire.

On retrouve également le témoignage de Simon Chambon, fondateur de CLFT Milita, un collectif lyonnais pionniers dans cette démarche, aujourd’hui déchu, mais a participé à l’essor du mouvement dans la ville, et Mélissa Mercader , responsable communication du collectif OFF qui organise une fois par mois des soirées en warehouse en dehors de Paris.

Le retour à des fêtes plus authentiques passant par l’exploitation de lieux désaffectés comme les entrepôts, les bunkers ou encore les toits sonne comme un revival des années 90 et des premières soirées techno. Aujourd’hui concentrée dans les villes, cette musique semble vivre un âge d’or, initié par les générations post-rave. On voit bien que ces mutations apportent une nouvelle expérience pour le public qui s’aventure hors des centre-villes, comme pour la Friche Belle de Mai à Marseille, au 6B ou à la Station gare de mines à Paris… il se réapproprie ainsi le territoire de la ville.

Plus de 20 ans après les fameuses « rave party » de l’hexagone, les organisateurs d’événements électroniques appréhendent les espaces dans lesquels ils évoluent, de nouveaux rapports entre les fêtards et les lieux dans lesquels ils se réunissent se créent pour partager leur passion de la musique électronique.

 Retrouvez également l’histoire de l’Acid techno par Jack de Marseille

Jack de Marseille x Cabaret : des raves dans les 90’s à l’organisation du festival Jack in the box

Jack de Marseille est un artiste associé du Cabaret Aléatoire, il assure la direction artistique des soirées Club Cabaret x Wicked Music et celle du festival Jack in the Box depuis déjà 3 ans. Déjà organisateur de rave électronique au Cabaret Aléatoire avant même qu’il ne porte ce nom, sa présence s’est naturellement imposée au sein de la structure. La prochaine date à venir pour Wicked Music est l’opening de saison avec Radio Slave, Lee Van Dowski et bien sûr Jack en personne.

Comment as-tu connu le Cabaret Aléatoire ?

J’avais co-organisé les deux 1ères Rave Atomix en 1992 à la Friche dans une salle qui a été rasée entre temps. D’autres soirées Techno avaient été organisé par la suite dans les 2 salles dont celle qui deviendra le Cabaret dans les années 90. Il y a donc une histoire de longue date autour de la musique électronique dans ce lieu. En 2005 je me suis rapproché de Pierre Alain – directeur du cabaret aléatoire – pour fêter mes 15 ans de carrière. Il était d’accord, puis s’en suivit une résidence … et la suite vous la devinez!

Pourquoi avoir choisi le Cabaret Aléatoire ?

Car ce lieu représente le mieux l’esprit des Raves et de la Techno, avec son côté Warehouse. C’est aussi un choix sentimental, pour y avoir joué dès le début des années 90. J’ai aussi été le premier, pendant l’été 1992, à mixer sur les ondes de Radio Grenouille de la House et Techno. Le studio de la radio se situait à l’époque au-dessus de la salle qui a été détruite. Le Cabaret est ma seconde maison et j’ai une relation d’une grande amitié avec la team qui le gère!

« Je participe comme un ambassadeur en dehors de Marseille à travers mes différentes dates, destinations pour parler, mettre en valeur et faire connaître l’histoire du Cabaret pour faciliter la venue d’artistes ou programmateurs. »

Quel est ton rôle au sein du Cabaret Aléatoire ?

En premier un ami de Pierre-Alain, Aurélien – directeur adjoint – et Gaël – responsable production -. Puis un conseiller artiste, programmateur et DJ. Je participe comme un ambassadeur en dehors de Marseille à travers mes différentes dates, destinations pour parler, mettre en valeur et faire connaître l’histoire du Cabaret pour faciliter la venue d’artistes ou programmateurs

Qu’est-ce que cela représente pour toi d’être associé à un lieu culturel ?

Cela me permet de transmettre mon vécu de 28 ans dans le milieu, faire découvrir de nouveaux talents et acquérir une expérience autre que le Djing. Pouvoir créer un label pour signer des artistes locaux et internationaux. M’investir pleinement pour monter des projets, avoir un rôle sociologique à travers la Friche Belle de Mai. Pouvoir faire rencontrer différents milieux d’arts ou culturels pour permettre la création.

Peux-tu nous donner un exemple de ton implication pour le Cabaret ?

En 2015 j’ai participé avec Aurélien à une conférence à Science Po Lyon, sur le thème de  » les musiques électroniques à la redécouverte de la ville ».

https://soundcloud.com/output-conf-rences/conf2finale

http://ladistilleriemusic.com/output-conferences/

Je suis aussi co-organisateur, avec le Cabaret Aléatoire, d’un festival depuis 2015, Jack in the Box.

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/1658377970841888/

Comment est venu l’idée de Jack in the Box ?

Cela me trottait depuis quelques temps dans la tête. J’ai toujours aimé inviter et faire découvrir des artistes. J’ai la chance d’avoir fait le tour du monde, cela m’a donné envie de faire connaître d’autres cultures et approches de la musique électronique. C’est l’évolution de ma propre expérience, je n’ai pas envie de rester juste un Dj, mais plutôt me nourrir et partager de nouvelles expériences, rester curieux et attentif à ce qu’il se passe dans l’évolution de ce mouvement musical.

Découvrez également l’histoire de l’acid techno racontée par Jack de Marseille

Podcast : Jack de Marseille / Warm up DJ Hell

Connu avant tout comme pionnier de la musique électronique, Jack de Marseille a contribué, dès la fin des années 80, à l’émergence de la scène électronique française. Le succès de ses sets lui valent d’être élu meilleur DJ français en 1998 par Coda, premier magazine consacré exclusivement aux musiques et cultures électroniques depuis 1996. L’année suivante, c’est Trax qui le classe numéro un.

Souvent estampillé, de manière réductrice, « DJ house », Jack de Marseille pose problème aux gens qui cherchent à le cataloguer. En écoutant ses sets aux influences multiples, reconnaissables entre tous, on comprend qu’il résiste à toute nomenclature. Son identité est marquée par l’énergie des rythmes et des couleurs qu’il juxtapose, mixe, fond et dynamite en réponse au dancefloor, qu’il considère comme le cœur, la destination de sa musique. Une sensibilité exacerbée mais aussi profonde, à fleur de peau, révélée par des accents deep plus doux, plus sensuels.

Il a joué en première partie du concert d’ouverture du club cabaret le 6 octobre, avec comme invité exclusif le grand DJ Hell. (Re) découvrez son set, 2 heures de musique électronique parcourant les styles de la deep house à la techno en passant par un peu d’Acid pour amorcer le pick time de la soirée !

jack de marseille djset

[Vidéo] Jack in the Box 2017 w/ Dave Clarke, The Driver & More

Sept mille participants, vingt deux heures de musique et un line-up cinq étoiles composé de Dave Clarke, The Driver aka Manu le Malin, Insolate, Arnaud le Texier, OC 69, Jaylen Bay et Jack de Marseille. Retour sur les soirées des 29 et 30 juillet lors de l’édition 2017 du festival Jack in the Box.

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Pourquoi Joey Beltram est-il considéré comme une légende?

On a peut être tendance à abuser du terme « légende » dans le monde des musiques électroniques. Seulement voilà, dans le cadre de la troisième édition de la soirée Back to Origins ce samedi, on en reçoit vraiment une en la personne de Joey Beltram. Comme il ne s’agit pas de nous croire sur parole, on est allé chercher des illustrations et raviver quelques mémoires.

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[Live Recording + Photos] Jack in the Box 2016

Immersion sonore et visuelle dans la deuxième édition du festival Jack in the Box qui se tenait au Cabaret et sur le toit-terrasse de la Friche pour clôturer notre saison. Deux soirs de festivité (29&30 juillet), des horaires XXL (19h-6h) et un énorme plateau au programme : Oscar Mulero, Terence Fixmer (Live), Sigha, Jo’z, John Tejada (Live), Deepbass, Eduardo de la Calle et le maître de cérémonie Jack de Marseille !

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