Report : Le revival de la cold wave pour l’Opening du club cabaret x LAB x Bal d’Actoral

Après son lancement il y a 3 ans, le club cabaret évolue en cette rentrée 2018. Les papillons de nuit qui se sont aventurés Vendredi 5 Octobre ont constaté avec plaisir une nouvelle configuration scénique et sonore. En effet, le Dj Booth est remonté, les subs sont descendus devant la scène, l’expérience est totalement bouleversée et améliorée. Le public garde un contact privilégié avec l’artiste qui reste le crédo du club cabaret.

bal d'actoral opening club cabaret

Bring some Cold Waves

Alessandro Adriani et Abstraxion s’occupent du warm up avec plus de 3 heures de Back to Back. Le fondateur du label Mannequin Records n’a pas froid aux yeux et lance une amplitude forte et un beat énervé dès la première track. Après quelques échanges, on entend l’hymne de l’acid house de Phuture, c’est vous dire la nervosité de l’ensemble. Le public est très réceptif, ça danse, la salle est plus aérée, l’espace pour l’expression corporelle est adéquate. Ainsi, les deux artistes nous emmènent dans leur délire de cold wave techno, avec quelques passages acides comme avec ce morceau d’Helena Hauff.

Silent Servant garde son titre de maître post punk

C’est donc dans un Cabaret plein à craquer – le rideau a été ouvert car le club était complet, on a décidé de faire profiter tout le monde de cette belle soirée – que Silent Servant prend les commandes. L’ambiance dark laisse place à un défilé de laser et de lights, qui envoûtent les papillons dans une danse macabre. La foule est en délire, le flow est incroyable, une ambiance incroyable qui durera jusqu’à la fermeture…

silent servant club cabaret

Retrouvez également le report de l’opening de saison TWO

Crédit Photo : Marc Antoine Serra

Report : TWO, éloge de la techno industrielle avec DVS1 et Surgeon

Vendredi 21 Septembre nous annoncions la TWO, date d’ouverture du Cabaret Aléatoire pour la saison 2018, une soirée dans la continuité de ONE avec Seth Troxler. En collaboration avec le collectif Paradox, le line-up s’est naturellement orienté vers une teinte techno. C’est donc un pionnier et un admirateur de la techno industrielle qui s’annoncent, comme un revival d’une époque qu’on ne connaît plus. D’un côté DVS1, le résident du Berghain qui s’est imposé comme une référence ces 2o dernières années avec son label HUSH, continuant d’innover avec des performances en 4D. De l’autre côté, le geek du modulaire Surgeon, boss du label Dynamic Tension et résident du Trésor pendant des années, qui détonne par la qualité de ses productions ses ces deux labels et la renommée de ses lives modulaires comme on en voit peu.

Une complicité inédite

Surgeon-DVS1-TWO-cabaret-aléatoire

C’est sans le savoir qu’en fait les deux artistes se connaissent très bien ! La femme de Surgeon vient de la même bourgade que DVS1… Ainsi ils étaient plus que ravis de se retrouver sous le soleil méditerranéen. On a pu voir l’admiration de DVS1 pour Surgeon, caché derrière les rideaux de la scène lors de son set. Ce n’est pas pour rien, Surgeon est un maître incontesté de la techno, il nous a montrer un set très fluide, comme si c’était un morceau unique de 2 heures, jouant avec les intensité subtilement on n’y voyait que du feu. Habitué du live, l’exercice du Djset s’imprègne quand même de ses productions récentes, notamment son album Luminosity Device.

Des airs du Berghain pour DVS1

Surgeon-DVS1-TWO-cabaret-aléatoire

La scénographie de la salle pour Surgeon était très colorée, des faisceaux de lumières rouge et vert éclairait les trois lettres TWO, cadencé par le Vdjing spécialement conçu pour l’occasion par Stéphane Lamalle. TWO résonne dans le Cabaret Aléatoire, le public conquis s’impatiente de la suite. Extinction des lumières, DVS1 plonge la salle dans un noir complet, laissant seulement les faisceaux éclairer les visages ébahis. Ca tappe fort, les BPM sont bien plus élevés et la techno brutale dans cette ambiance dark nous fait penser à un certaine club berlinois dont il est résident…

Merci ❤

Surgeon-DVS1-TWO-cabaret-aléatoire

3 heures de set pour DVS1, il a maintenu tout le long une tension, qui explose sur les 30 dernières minutes et nous fait comme léviter au dessus du sol… La nuit fut longue, on applaudit la performance à plusieurs reprises et on attend la prochaine soirée, le 5 Octobre.

Toutes les photos de la soirée sur l’album facebook

Aftermovie TWO

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Report : Festival Jack in the Box 2018

C’est devenu presque un rituel de fin de saison d’été, le festival Jack in the Box s’implante à la Friche Belle de Mai pour 2 jours de fête où la techno prend toute la place.

Chaleur tropicale : la soirée de vendredi est belle et bien complète

Début des festivités vendredi sur le toit-terrasse avec Rorre Ecco, artiste locale qui joue le jeu du mix sur vinyle et entame une sélection chill beat pour le coup d’envoi du festival. Jack de Marseille prend la suite après une courte interview pour France 3 PACA qui a choisi Jack in the box festival pour mettre en avant les soirées ON AIR de la Friche belle de mai. Tommy Hendriks et Rainbow Gao du Yin Yang Music Festival prennent les commandes du toit avec une sélection rythmées et dansante qui ravie la foule grandissante. L’éclipse lunaire était visible à l’opposé du DJ, une belle lune rousse éclairait la ville. Fin d’On air avec Paul Nazca, un des artistes phares de la soirée, qui n’oublie pas ses classiques techno.

tommy hendriks jack in the box festival 2018

On descend de 2 étages et découvre la suite du Festival au Cabaret Aléatoire avec Jack de Marseille déjà aux platines. Sa sélection toujours aussi pointue ne démord pas, et c’est une parfaite introduction pour Paul Nazca. Le producteur français reconnu nous a fait une sélection carrée, sans fausse note dans l’empreinte de son label Scandium. Le boss de Ghostly International Matthew Dear se prépare et le public est en furie. Le Cabaret Aléatoire est plein, la température frôle celle d’un sauna, mais les danseurs gardent le pas devant la sélection éclectique de Matthew. Acid House, Techno et House classique, il maîtrise tout et compile en maître pendant son set. La ferveur est présente, les papillons de nuit sont en plein activité et gigotent pour l’arrivé de Bass Guo, qui envoie une sauce techno très piquante. Fin des remontrances avec Jack de Marseille, qui finit sur un morceaux façon Depeche Mode, belle révérence.

orlando voorn on air jack in the box festival 2018

On revient sur les bases de la techno et ça fait du bien

La deuxième journée pointe le bout de son nez, la chaleur est un peu retombée et l’on retrouve Jack de Marseille, Tommy hendriks et Rainbow Gao sur le toit-terrasse. La foule est aussi nombreuse mais plus dansante, on sent la ferveur du week-end ! Le grand voudou de Détroit Orlando Voorn termine les sucreries musicales avec un set impressionnant, mêlant ses compétences de scratching et une sélection old school. De retour dans la cathédrale industrielle quelques heures plus tard, il livre un set plus dark, tout aussi puissant et énergique.

Le live de Paranoid London aura fini de convaincre la foule du potentiel de la soirée, leur acid survitaminée enclenche un délire complet du public. Folie furieuse incontrolable, c’est ca aussi le pouvoir de la musique… les deux acolytes partent sans se retourner sur une note en continue, la frustration est immense mais ce n’est pas sans compter Vince Watson ! Le producteur balance un set techno mélodique incroyable, aussi doux que profond, et maintien le public en éveil malgré l’heure tardive. Tadeo prend la suite, les plus motivés sont encore là et ne seront pas déçus par la techno mentale du producteur espagnol. Une touche personnelle très introspective et d’une intensité particulière remplit l’atmosphère du Cabaret Aléatoire. Il est 6h du matin, les lumières s’allument, Jack in the box 2018 c’est déjà fini…

jack in the box festival tadeo

 

Aftermovie du festival par Fabien Cimetière

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Report : Sven Vath et Carola Pisaturo pour Boiler Room Marseille au Cabaret Aléatoire

C’est dans le plus grand des secrets que s’est organisé la première Boiler Room à Marseille au Cabaret Aléatoire. Jeudi 12 juillet, le line-up est finalement dévoilé par Boiler Room, et c’est avec une grande surprise qu’on apprend que Sven Vath, pionnier invétéré de la techno allemande et fondateur de Cocoon Records, un des plus grands et reconnus label de la musique électronique est la tête d’affiche de la soirée.

C’est une vraie légende qui débarque au Cabaret Aléatoire ! 37 ans de carrière, visionnaire, précurseur et innovateur, il a été à la tête de la révolution techno en Allemagne dans les années 80-90. Cette toute première Boiler Room à Marseille marque également le retour attendu de Sven Vath après 5 ans d’absence sur la chaîne du web.

Il est accompagné de Carola Pisaturo, dj digne représentante du label Cocoon, le warm-up est assuré par Niloc B2B Joz, deux acteurs locaux qu’on connait bien ! (Extend and Play + D-mood Records).

La Boiler Room de Carola Pisaturo

Dès les premiers beats le public est dans le rythme, il est venu tôt pour cet événement exceptionnel. La scénographie sur mesure de Boiler Room a transformé le Cabaret Aléatoire, posant la scène au milieu de la salle, entourée de 4 enceintes portatives dirigée vers l’artiste. Un écran géant sur la droite de la scène avec les visuels graphiques de Boiler Room, le bar monté par Eristoff, partenaire officiel de la soirée sur la gauche de la scène. La proximité avec l’artiste est telle que le public semble timide voire surpris. Quand le présentateur prend le micro et annonce Sven Vath, l’ambiance est à son paroxysme.

« I can tell without doubt without this man I wouldn’t be here, it was one of the first DJ I ever heard, I was 12 years old and I heard him on the radio….. »

L’annonce très enthousiaste et reconnaissante pose les bases, et l’on se laisse emporter par 2 heures de set de Sven Vath, entre mélodie électronica, techno ambiante et deep house de grande qualité. Retrouvez toutes les photos de la Boiler Room sur notre album facebook.

La Boiler Room de Sven Vath

Retrouvez aussi le report du Club Cabaret x Anja Schneider 

Report : Club Cabaret x RenDez Vous : Anja Schneider + Kiko & Jack Ollins

Un toit terrasse noir de monde dès son ouverture, Jack Ollins aux manettes pour chauffer le public, suivi de Kiko qui a lâché un set du feu de dieu… Et pour couronner le tout Anja Schneider qui clôture la soirée au Club Cabaret ! Voilà déjà ce qu’on peut vous rapporter de cette soirée exceptionnelle.

 

Danseurs petits et grands ont su profiter comme il se doit de l’ambiance électronique sur toute la durée de ce before ensoleillé. Jack Ollins a ouvert les festivités avec une sélection de tracks qui a mis tout le monde au parfum, ensuite son acolyte Kiko a boosté l’ambiance avec son classique « World Cup » sur un coucher de soleil digne des plus grands films hollywoodiens.

La seconde partie de la soirée se déroule au Club Cabaret, où nos deux compères ont continué de faire vibrer le public sur des sons endiablés. Le level supérieur fût très vite atteint et en très peu de temps. La salle est vite envahie par des papillons de nuit festifs et enchantés.

3h du matin, l’arrivée d’Anja Schneider a tout simplement bombardé la piste avec un set dont elle seule à le secret ! Pour vous dire, elle a vraiment eu du mal à quitter le poste tellement elle était ravie d’avoir joué à cette soirée. La foule l’acclame, on est convaincu qu’il faut lui laisser une track de fin, et c’est partie pour 5  minutes de voyage en eau noire…!

Vous l’aurez compris, c’était encore une soirée à ne pas louper !

Aftermovie

Report : Le Bon Air festival, 2 jours de transe dans les murs de la Friche Belle de Mai

Les premières heures du Bon Air Festival s’articulent sur le toit-terrasse de le Friche la Belle de Mai, l’escalade de 2 étages et l’on redécouvre cet immense espace de chill absolu sous le soleil absolument. Malcolm et Perel font danser les chanceux qui auront défier le portail de la rue Jobin, déjà fermé après une heure pour cause de sold out. Fin de l’échauffement, on commence le déambule par Sassy J, qu’on sait très pointue sur ses sélections vinyles et on est pas déçus ! Peu de monde encore dans la boîte, mais son groove jazzy nous convainc de rester un moment avant de se faire appaer par les Paillettes de la boule à facette. la scène extérieur et sa boule disco géante est certainement la plus joviale et dansante, on se retrouve aisément pour quelques pas de danse effrénés.

le bon air festival 2018

Curieux, on file à la ballroom pour la fin de Dub Striker, qui enchaîne les dancefloor killer de ces dernières années avec brio. Joy Orbison prend le relais avec une sincère aisance et maniabilité des platines, il nous fait décoller avec un kilo de BPM en plus et des vibes tout aussi colorées. Avalon Emerson ayant raté son avion, on reste un moment sur le fil de Joy avant de descendre voir le grand Dj Stingray. Certainement la meilleure performance de la soirée, il détruit tout sur son passage, armant ses vinyles aussi vite que son ombre sous le booth. La sélection techno breakée, surfant sur la dub et le breakbeat façon détroit est bluffante. On ne peut que applaudir, et l’on reste pour la clôture attendue de Paula Temple, qui confirme une fois de plus son statut de reine.

dj stingray cabaret aleatoire

LE BON AIR, JOUR 2

Avec beaucoup de courbatures on se réveille – tard certes – et on se motive tant bien que mal à entamer cette deuxième soirée de festival. Deux ambiances distinctes se profilent dès les premières heures : une house joviale à l’étage, une techno sombre et rave au Cabaret Aléatoire. On commence par la boîte avec le trio Extend and Play qui nous ravie de ses sélections vinyles toujours aussi délicieuses. Soichi Terada prend le relais pour son live, il manie les machines comme un scientifique, laissant aucune place aux fautes de frappes. Petit coucou à Shlagga, qui présente pour la première fois son live.

Shlagga – Live (Le Bon:air 2018)

BREAK. Faites place à Shlagga fondateur du Metaphore Collectif pour son live bruitiste et industriel. Le Festival Le Bon Air aime la tôle froissée.La vidéo en HD sur Youtube : https://bit.ly/2kJam8f

Publiée par Sourdoreille sur Dimanche 3 juin 2018

On choisit ensuite le set de Bjarki, le producteur islandais signé sur Trip, le label de Nina Kraviz. Sa musique expérimentale nous surprend dans un premier temps, puis ce sentiment nous ravie, comme si l’on accédait à un nouvel univers dans notre jeu vidéo favori. Bjarki seul avec ses machines nous aspire dans ses nappes brumeuses et froides, c’est beau, on est déconnecté du monde et ça fait du bien. Les dernières heures seront pour DJ Bone, infatigable bonhomme de Détroit et BPM, les 3 collectifs amis secouent la scène avec en sus Bambounou, « bambi » pour les intimes. LE Cabaret Aléatoire est plein à craquer, les raveurs sont déchaînés et c’est déjà l’heure de se coucher… ou pas ! Car pour les plus vaillants il y a l’after au Chapiteau avec le collectif D-Mood!

BONUS : « Moi je pense que le monde est voué à monter en BPM »

Sourdoreille a fait un micro trottoir sur « comment vois tu la musique du futur ? » – On peut y voir des réponses un peu loufoques à base de larmes de licornes, de synesthésie ou de puces internes dans le cerveau… c’est cadeau !

La musique du futur (Le Bon:air 2018)

Marseille, juin 2018, Festival Le Bon Air.Document exclusif de type micro-trottoir : grâce à nos amis les festivaliers, nous savons enfin comment sera la musique du futur.La vidéo en HD sur Youtube : https://bit.ly/2sIK7lN

Publiée par Sourdoreille sur Mardi 5 juin 2018

Report : Le 100ème club cabaret, you and me and you &ME

Comment ne pas vous dire qu’on trépignait d’impatience à l’idée de fêter cet anniversaire ! 100 clubs, c’est un beau sommet, un long acheminement qui s’est conclu avec de l’endurance et des partenaires. Tout d’abord vous, public, qui restez fidèles depuis toutes ces années, vous nous faites confiance, à nous et aux collectifs, et on ne saurait que vous remercier ! Pour cela, vendredi vous avez certainement été un peu gâté avec nos goodies : tote bags, capotes, briquets, et même les nouveaux tee shirts fraîchement imprimés par Monstee. Seuls les détenteurs de l’application ont pu connaître l’emplacement de nos matelots distributeurs de goodies, car c’est aussi eux qu’on voulait récompenser 🙂

Premiers pas de danse avec Francesca Lombardo, la productrice italienne nous a fait une belle démonstration de mix sur vinyle, avec une simplicité et une délicatesse redoutable! Sa sélection pointue de tracks techno, parfois minimale, parfois house nous a bluffé tout autant que son talent de DJ. On a a déjà envie de la revoir !

francesca lombardo cabaret aleatoire

Déjà 3 heures du matin, on a écoulé tout nos goodies dans la foule, entre le bar et le fumoir, les plus aguerris ont du repartir les poches pleines ! &Me arrive le sourire aux lèvres et démarre en douceur, avec une house au clavier qu’il maîtrise bien. Son set naviguera dans les eaux troubles de la house tribale, entre épopée de forêt tropicale et montée rocheuse, le rythme peut paraître difficile à tenir mais on se laisse facilement prendre dans les mailles de ses filets. Muyé et Woods seront de la partie, avec une dernière note romantique pour « Marry me » de DJ Call Me… Une petite déclaration à faire ?

&me cabaret aleatoire

Retrouvez toutes les photos de la soirée sur l’album Facebook 

Report : ONE, Seth Troxler prend les commandes pour 3 heures de set

ONE.

La scénographie pour le set de Jack Ollins a été pensée par notre graphiste Stéphane Lamalle. Les 3 lettres « ONE » conçues en 3D bougent en slow motion, s’enfoncent dans la matière, pour créer un relief inédit à la scène. Les lettres sont aussi présentes physiquement devant le DJ Booth, éclairées par des nouveaux gobos installés spécialement. Jack Ollins prend les commandes dès 23h, jusqu’à l’arrivée de Seth Troxler à 2h.

one seth troxler jack ollins cabaret aleatoire

Son set commence doucement avec des sonorités deep, la salle se remplit et au fur et à mesure, il monte les basses, accélère le rythme et fait danser la foule avide de sensations fortes. Seth Troxler arrive, la foule l’acclame, et le show peut commencer ! Il maîtrise très bien son outil de travail, enchaînant sans précédent sur le même rythme et gardant le public en main du début à la fin. Il a fait grandir son set dans tous les recoins de la house, parfois aux allures disco, parfois techno, sur des nappes de samples bien pensés, les transitions presque invisibles à l’oreille.

one seth troxler cabaret aleatoire

Son artiste visuel Aaron Kulik était présent également, il a propagé un Vdjing psychédélique, totalement fou,  jonglant avec des fonds de matières cosmiques, liquides voire organiques, des clips rétro loufoques et des animations de Seth Troxler lui-même, décuplé en déesse Shiva ou dansant torse nu sur de la disco. Ces 3 heures d’animation habillent élégamment la musique de Seth Troxler, et visent à nous aspirer dans la boucle infernale de ses tracks.

one seth troxler cabaret aleatoire

Vous l’avez bien compris, ONE n’est pas une soirée comme les autres, elle aspire à un univers dédié et une expérience artistique complète.

Aftermovie :

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/2032469176766097/

Report : La Clôture du festival Hip Hop Society avec les 20 ans de 3ème Oeil

Il y a des événements comme ça qu’on ne risque pas d’oublier. Ode à la musique hip-hop, à ses valeurs qu’on ne présentent plus, authentique art de la rue. Après la Block Party sur le Playground de la Friche Belle de Mai, on commence les concerts de la soirée avec la création originale de The Crush, Monk.E et DJ Vadim. Ils ont passé 4 jours en résidence dans les studios de l’AMI, avec comme challenge de trouver une ligne commune entre leurs esthétiques et leurs idées. Défi réussi, les artistes ont trouvé une voie, entre le jam, le ska et le hip hop.

the crush cabaret aléatoire

The Crush, Monk.E et DJ Vadim – Photo @Hector Codazzi

La foule est convaincue, elle lève les poings, supporte leurs paroles et dansent sur les rythmes bien fuselés de DJ Vadim. Place à KT Gorique, la reine du freestyle, aucun phrasé ne la stoppe. Elle enchaîne ses titres parsemés d’impro, avec un débit impressionnant et une assurance sans précédent.

KT Gorique cabaret aléatoire

KT Gorique – Photo @Hector Codazzi

Les vedettes de la soirée arrivent enfin, Boss One et Mombi déroulent avec un hymne qu’on connait bien, celui de la racaille. Ils ambiancent tout de suite le public, qui connaît par cœur presque tous leurs morceaux. Le défilé de guests surprises s’amorce, avec en premier SAT de la Fonky Family ! Puis Faf la Rage qui chantonne en solo, Don Choa avec son nouveau morceau Philippe Etchebest, K.Rhyme le Roi et Sista Micky avec 3ème oeil pour la superbe « Y’a pas le choix ». Puis vient ce que tout le monde attend, « La vie de rêve », les premières notes donnent des frissons, tant la symbolique est forte. Enfin, tous sur scène, ils font renaître le Shit Squad, et quel ambiance ! Tout le monde est debout, tout le monde saute, sur scène comme dans le public, c’est la fusion, la consécration.

Grems débarque avec sa cape de Fantomas, en pleine forme ! Avec son acolyte il déroule les tubes de son nouvel album, Sans titre #7 : Mandala, l’Origine, en intercalant avec bien sûrs ses classiques. Les survivants de cette soirée ne sont pas en reste, et un énorme pogo se dessine tout à coup dans la foule. Grems enchaîne quelques impros, il veut vraiment finir d’embraser la scène du Cabaret Aléatoire déjà ébouillantée.

Grems Cabaret Aléatoire

Grems – Photo @Hector Codazzi

Avec 7 heures de concert Hip Hop, voyant défiler à la fois les nouveaux arrivants et les piliers de la scène, la clôture de Hip Hop Society représente à juste titre la diversité et la richesse de ce mouvement musical.

Retrouvez au complet l’album photo de la soirée sur Facebook

A regarder : le report vidéo de Hip Hop Society (journée complète)

https://www.facebook.com/hiphopsociety.mars/videos/2163256933894071/

Report : la Block Party sur le Playground de la Friche Belle de mai

Samedi s’est déroulée une journée très spéciale à la Friche Belle de Mai ! Suite au succès de l’année dernière avec Siska et son équipe, le Cabaret Aléatoire en complicité avec la SCIC et de VLB Recordings a décidé de renouveler l’expérience de la block party sur le playground de la Friche. Depuis 1 mois, les jeunes du quartier qui étaient intéressés se sont inscrits à des cours de danse, chant et rap. Se sont succédés atelier d’écriture, de beatmaking et de chorégraphie avec l’aide de la chanteuse Siska et par DJ Clem (WR1 Sound System), ainsi que de Dj PH et Mic Flow. Deux équipes se forment donc autour de ces deux entités musicales et de leurs apprentis : les jaunes VS les rouges.

Photo : Auréline Lepissier

De la danse sur le bitume pour toutes les générations

Entre chaque spectacle de restitution d’ateliers, le public de la friche curieux était invité à danser sur la musique hip-hop. Un rond s’est vite formé autour de ceux qui ont osé se défouler sur le beat, les encouragement de vive voix se laissent entendre, et le Playground s’anime en fanfare. Il n’y a pas d’âge pour danser, et l’on observe des enfants très jeunes comme des parents se prendre au jeu de la Block Party. Tout est là : musique, ambiance, mix de générations et de personnes dans une ambiance familiale.

On assiste également à une belle performance de scratch et de beatbox de Dj PH et Mic Flow, on reste scotché par l’assurance des deux acolytes sur le beat. Siska et ses consœurs reprennent des chansons, on reconnaît les Fugees, on se laisse emporter par la force des paroles, un discours engagé reflétant les problématiques sociales du quartier de la Belle de Mai.

block party belle de mai dydy

Photo : Auréline Lepissier

De l’atelier d’écriture à la performance de rap

Enfin, la fête se clôture par deux performances de rap : Jordan, un rappeur solo un peu timide mais avec des paroles très virulentes, dont la punchline de fin a marqué tout le monde « A la Belle de mai, les jeunes font pas du tennis mais ils ont connus les rackets » et Dydy la D accompagné de ses 2 amis, qui s’est laissé aller sur un beat afrotrap, laissant la place à la danse sur la fin de son show.

Retrouvez toutes les photos de la journée sur l’album facebook

Photo de couverture : Hector Codazzi