Interview de Charlotte Bendiks : L’Europe ? « Je me suis toujours sentie comme une alien… »

A l’occasion du temps fort du Mucem : L’Europe : Quitte ou double, nous avons donné la parole à Charlotte Bendiks. Vie intime,  parcours, carrière, inspiration musicale… elle a jouée le jeu et même plus en nous livrant même quelques anecdotes assez intéressantes. Vous allez vite comprendre qu’en plus d’être une talentueuse artiste de musique électronique, elle est assez extravagante et on devine un caractère bien trempé !

Salut Charlotte,

Nous sommes vraiment heureux de te rencontrer et d’écouter ton set dans quelques jours ! Nous aimerions en savoir plus sur ton travail et montrer à ton public français à quel point tu semble hyperactive !

Lorsque nous avons lu ta biographie, nous avons pensé :
Cette fille a le sens de l’humour ! Elle aime les chiens, les jacuzzis, faire du vélo, bålkos, å få napp, ses propres océans d’émotions, houmous, Rhabarbersaftschorle, le WiFi gratuit, Mezcal, les jours et nuits sombres, parler vite, danser lentement, le sérieux, dire merde, chanter, se salir, rester à l’écart, se rapprocher, aller fort, être actif, être passif, être ensemble, être là, tout avoir. »

Ce qui nous mène à te demander: qu’est-ce que tu détestes ?

Je ne déteste pas grand-chose, mais je détestais l’hiver à Tennskjær. A l’époque, quand l’alimentation électrique prenait fin, tout le monde devait s’inscrire à une heure de vélo pour garder l’alternateur en marche… C’est aussi la raison pour laquelle je ne vais jamais à des cours de « spinning » dans l’obscurité.

 

2-Tu a commencé à te faire connaitre il y a quelques années et depuis, tu construis une carrière fantastique avec des concerts dans le monde entier. Tu viens d’un village vraiment éloigné et très petit. Quand tu étais enfant, quels étaient tes projets concernant l’avenir ?

A 8 ans, j’ai dit à ma famille que je souhaitais devenir pilote d’hélicoptère …

 

3-Comment as-tu découvert la musique électronique et quand as-tu commencé à jouer ?

Difficile à dire … Je collectionnais la musique sur des formats physiques (CD et Vinyl) et je commençais à les amener dans des petits bars pour les faire écouter. Par effet boule de neige, cela m’a emmené dans le DJing.

 

4- Tu as sorti « Aurora 2 » sur Hivern Discs, comment as tu fais la connexion avec ce label ?

Pour l’anecdote, Aurora 2 est une erreur … C’est juste le nom de fichier que j’ai envoyé à Hivern. Ils ont accidentellement nommé la piste avec le nom du fichier. Aurora a été initialement publié numériquement sur Love OD Communications, Hivern est entré en contact par la suite et voulait d’ailleurs le mettre sur une version vinyle seulement.

 

5-Tu vas jouer dans un musée qui a basé la thématique de cette soirée sur l’Europe.
Qu’est-ce qui représente l’Europe pour toi ? Te sens-tu citoyenne européenne alors que ton pays n’a qu’un accord économique et frontalier ?

Je me suis toujours plus sentie comme un alien…

 

6-Samedi tu joueras à 22h, le soleil sera loin et la lune brillera de mille feux. Sais-tu ce qui pourrait créer une aurore boréale imaginaire pour ton public ? (comme le nom de ton EP « Aurora »)

L’aurore boréale n’a jamais voulu voyager aussi loin au sud. Je l’ai invitée plusieurs fois, mais elle est toujours restée dans le nord, car c’est là qu’elle se sent libre de danser dans le ciel.

 

7- Nous lisons que tu es accro au cinéma, quelles sont tes bandes sonores favorites ?

Je me demande où vous lisez tout ça … Je ne pense jamais à la musique comme « bande sonore de film ». J’ai découvert beaucoup de musiques à travers les films, mais je n’y ai jamais pensé comme bande-son appartenant à un film. Quand je trouve un titre que j’aime, je le considère comme une œuvre d’art à part entière.

 

8- Dernier question qui va nous aider à attendre ta performance sur Marseille :
S’il te plaît peut tu nous donner quelques pistes de ta dernière collecte ?
: D

 

 

Retrouver aussi l’interview de Anja Schneider qui sera présente au Club Cabaret ce vendredi 29 juin pour une soirée bien deep-house.

Pourquoi Joey Beltram est-il considéré comme une légende?

On a peut être tendance à abuser du terme « légende » dans le monde des musiques électroniques. Seulement voilà, dans le cadre de la troisième édition de la soirée Back to Origins ce samedi, on en reçoit vraiment une en la personne de Joey Beltram. Comme il ne s’agit pas de nous croire sur parole, on est allé chercher des illustrations et raviver quelques mémoires.

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[Before] Qu’est- ce que préparent les Cinq Fantastiques de The Thrill Is Gone?

Lorsque le Festival Actoral 16 a invité Théo Mercier, son parrain, à proposer une extension scénique de son exposition The Thrill Is Gone, Théo s’est plutôt dirigé vers la musique que le théâtre et les arts vivants. Jacques, RBK Warrior et Flavien Berger sont en résidence à Marseille depuis plus d’une semaine pour imaginer un spectacle qu’ils présenteront une unique fois ce jeudi 29 au Cabaret Aléatoire. Pendant ce temps-là, le dessinateur Jérémy Piningre documente la création sous forme de fanzine. On est allé intercepter la troupe en sortie de petit dej’ à l’espace Montévidéo – leur QG – pour en savoir plus sur ce qu’ils préparent.

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[Live Recording] Sébastien Bromberger @ Club Cabaret x MIMI Festival 1.07.16

On vous propose de se replonger dans le set de Sébastien Bromberger lors de l’ouverture du Club Cabaret x MIMI le premier soir du festival. Quatre vingt dix minutes de « (Very) Slow Indie, Wonky Grooves & Dark Waves » selon les mots de Seb, patron du plus vieux label de musique électronique de Marseille. Parfait pour répéter ses gammes en début de soirée.

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[ITW] En backstage avec … Jerome Hill, Sir de la UK rave et de l’acid house

Le 13 mai dernier, le collectif Metaphore invitait Jerome Hill au Club Cabaret, notre rendez-vous hebdomadaire des musiques électroniques. On s’est assis 10 minutes en loges avec Jerome avant son set.

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