Report : Sonja Moonear renverse le club cabaret pour l’opening !

Quelle belle énergie vendredi soir pour l’opening du club cabaret avec Sonja Moonear… vous étiez si nombreux qu’on a fait tombé le rideau ! Eh oui cette ouverture du club restera dans les annales, la soirée a commencé sur les chapeaux de roue avec le très pointu   Jack Ollins qui nous a délecté d’un set énergique et enflammé.

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Au milieu du dancefloor la sensation de liberté est omniprésente, nous avons été au contact d’un public marseillais qui n’a rien à envier  aux grandes capitales culturelles européennes. Respectueux, franchement beau, hétéroclite, connaisseur, sympathique et avenant, il reflète les valeurs de son écrin où la liberté d’expression est le maître-mot.

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Ainsi, on se retrouve devant ce couple de danseurs survoltés que le public entoure. Il y a aussi ce sourire béat qui avait la fâcheuse tendance à revenir s’accrocher sur nos visages, devant ce joyeux bordel  se délectant de la musique de la grande Sonja Moonear. Cette vétérante de la scène n’a eu qu’a poser son bac à vinyles sur le stage pour électrifier les foules.

Bilan de l’opération: Des félicitations sont de rigueurs.

Alors un grand bravo aux Artistes et surtout à vous Public, cette saison 5 promet de belles aventures …

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L’album photo est à consulter en entier sur la page facebook du Cabaret Aléatoire

Report : Club Cabaret x RenDez Vous : Anja Schneider + Kiko & Jack Ollins

Un toit terrasse noir de monde dès son ouverture, Jack Ollins aux manettes pour chauffer le public, suivi de Kiko qui a lâché un set du feu de dieu… Et pour couronner le tout Anja Schneider qui clôture la soirée au Club Cabaret ! Voilà déjà ce qu’on peut vous rapporter de cette soirée exceptionnelle.

 

Danseurs petits et grands ont su profiter comme il se doit de l’ambiance électronique sur toute la durée de ce before ensoleillé. Jack Ollins a ouvert les festivités avec une sélection de tracks qui a mis tout le monde au parfum, ensuite son acolyte Kiko a boosté l’ambiance avec son classique « World Cup » sur un coucher de soleil digne des plus grands films hollywoodiens.

La seconde partie de la soirée se déroule au Club Cabaret, où nos deux compères ont continué de faire vibrer le public sur des sons endiablés. Le level supérieur fût très vite atteint et en très peu de temps. La salle est vite envahie par des papillons de nuit festifs et enchantés.

3h du matin, l’arrivée d’Anja Schneider a tout simplement bombardé la piste avec un set dont elle seule à le secret ! Pour vous dire, elle a vraiment eu du mal à quitter le poste tellement elle était ravie d’avoir joué à cette soirée. La foule l’acclame, on est convaincu qu’il faut lui laisser une track de fin, et c’est partie pour 5  minutes de voyage en eau noire…!

Vous l’aurez compris, c’était encore une soirée à ne pas louper !

Aftermovie

Interview d’Anja Schneider : Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique

Anja Schneider, ambassadrice de la musique électronique allemande nous à accordée un peu de son temps pour une interview exclusive à l’occasion de sa venue au Cabaret Aléatoire le vendredi 29 juin 2018 lors de la soirée « RenDez Vous ». Elle partagera l’affiche avec Kiko et Jack Ollins deux pointures de la musique underground, ce qui promet une soirée exaltante.

 

Affiche officielle RenDez-Vous Marseille Techno 2018 La Friche

Bonjour Anja !

Nous sommes très heureux de vous rencontrer dans quelques jours au Cabaret Aléatoire !
Nous avons quelques questions à vous poser pour faire patienter nos papillons.

Clown Question 

1 / Nous avons donc reçu Lee Van Dowski il y a quelques mois et nous n’avions pas osé lui demander si le « Lee » à la fin de «Mobilee» (ndlr Mobilee est le label que Anja a fondée) est un jeux de mot avec son nom ?

Non ce n’étais pas un jeux de mot. Cela n’a voir avec Lee. Je l’ai nommé ainsi parce que c’est simple à retenir, on voulait l’appeler Mobile Record et sincèrement je trouvait que Mobilee Record sonnait mieux.

 

At the beginning 

2 / En regardant ta discographie, nous avons réalisé que tu produisais principalement tous tes morceaux. As-tu le sentiment que c’était une obligation d’avoir ta marque du début ou c’était une position économique et politique engagée ?

J’ai quitté Mobilee pour une raison certaine, je voulais être vraiment libre avec mon nouveau label So Us Music. Je voulais me concentrer d’avantage sur ma musique et développer ma créativité. Il était nécessaire de produire et sortir mon album sur mon nouveau label.

Geek tricks 

3 / Depuis que tu a commencé as-tu fait évoluer ta manière de procéder pour produire tes tracks (en matière de nouvelles machines ou logiciels) ?

Oui, je fais évoluer ma technique et j’apprends tous les jours. J’ai changé mon matériel et je produis beaucoup plus d’analogiques maintenant dans mon studio, ce qui est très amusant.

Today  

4 / Nous avons reçu Cassy lors de la dernière soirée « RenDez Vous ». Pour nous Cassy et toi êtes les ambassadrices de la musique électronique allemande. Selon toi, qui joue ce rôle aujourd’hui ? Pense-tu qu’un artiste peut changer le jeu ?

Merci pour ce gentil compliment. Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique.
On peut prendre pour exemple Octave One , Undergroud Resistance ou Richie Hawtin, j’apprends toujours beaucoup de ces artistes. Tout tourne autour de la musique et ça compte énormément pour moi. C’est pourquoi je suis devenue une DJ, je suis accro à la musique.

5 / Comment imagines-tu l’empreinte de ton nouveau label ?

C’est tout d’abord la réalisation de toutes mes productions, de ma créativité, de la musique que j’aime et joue, qui n’est probablement pas connue, ou que je vais aborder sur un chemin inhabituel.

6 / Nous aimons la ligne de fond de ton label « Un projet créatif où tout est possible et où tout le monde est invité ». Mais comment pourrais-tu faire cela dans la vie réelle ?

Je ne comprends pas totalement cette question mais j’ai le sentiment qu’avec de la musique qui fait danser, la vie pourrait être plus facile. Dès que tu bouge tes hanches, ton sourire vient automatiquement, c’est un bon signal et un gage de respect et d’attention.

Retour vers le futur

7 / Où pourrais-tu être en 2031 ?

J’espère sur le dancefloor…

Retrouvez également l’interview de Lee Van Dowski 

Report : ONE, Seth Troxler prend les commandes pour 3 heures de set

ONE.

La scénographie pour le set de Jack Ollins a été pensée par notre graphiste Stéphane Lamalle. Les 3 lettres « ONE » conçues en 3D bougent en slow motion, s’enfoncent dans la matière, pour créer un relief inédit à la scène. Les lettres sont aussi présentes physiquement devant le DJ Booth, éclairées par des nouveaux gobos installés spécialement. Jack Ollins prend les commandes dès 23h, jusqu’à l’arrivée de Seth Troxler à 2h.

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Son set commence doucement avec des sonorités deep, la salle se remplit et au fur et à mesure, il monte les basses, accélère le rythme et fait danser la foule avide de sensations fortes. Seth Troxler arrive, la foule l’acclame, et le show peut commencer ! Il maîtrise très bien son outil de travail, enchaînant sans précédent sur le même rythme et gardant le public en main du début à la fin. Il a fait grandir son set dans tous les recoins de la house, parfois aux allures disco, parfois techno, sur des nappes de samples bien pensés, les transitions presque invisibles à l’oreille.

one seth troxler cabaret aleatoire

Son artiste visuel Aaron Kulik était présent également, il a propagé un Vdjing psychédélique, totalement fou,  jonglant avec des fonds de matières cosmiques, liquides voire organiques, des clips rétro loufoques et des animations de Seth Troxler lui-même, décuplé en déesse Shiva ou dansant torse nu sur de la disco. Ces 3 heures d’animation habillent élégamment la musique de Seth Troxler, et visent à nous aspirer dans la boucle infernale de ses tracks.

one seth troxler cabaret aleatoire

Vous l’avez bien compris, ONE n’est pas une soirée comme les autres, elle aspire à un univers dédié et une expérience artistique complète.

Aftermovie :

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/2032469176766097/

Jack Ollins x Cabaret Aléatoire : « Être associé à un lieu culturel est une finalité, un accomplissement pour moi »

Jack Ollins est un artiste associé au Cabaret Aléatoire, il gère la programmation des soirées Rendez-Vous, dont la prochaine sera le vendredi 23 mars avec Cassy.  Il s’insère plus globalement dans la réflexion des programmations de nombreux événements toute l’année, et est devenu un proche du Cabaret Aléatoire.

Comment as-tu connu le Cabaret Aléatoire ?

Je vais commencer par le début de l’histoire. J’ai connu ce lieu très jeune lorsque l’usine de manufacture de tabac, la SEITA, était encore en pleine activité. J’étais encore au collège à cette période et les parents de mon camarade de classe habitaient un logement de fonction situé à l’emplacement du terrain de basketball à présent. Son père bossait à la SEITA. Les mercredis après-midi on faisait du vélo et organisait des matchs de ballon qui n’en finissaient plus dans cette immense cour.

Plus tard, au tout début des années 90, l’usine a cessé toute activité et a fini par fermer ses portes. C’est alors que la Friche Belle de Mai est née. Les premières raves parties s’y sont installées et on pouvait y voir des soirées qui terminées à pas d’heure avec des artistes internationaux qui ne se prenaient pas pour des stars comme maintenant.

C’était extraordinairement festif. Je pense n’y avoir raté aucune soirée là bas. J’ai gardé au fond de moi de très bons souvenirs de ce lieu et de ce que j’y ai découvert. C’était pour moi la plus belle période car la musique électronique arrivait à peine en France et il y avait un engouement sans égal. Les gens étaient contents de sortir à cette époque, il y avait quelque chose d’euphorique car on ne savait pas si c’était légal ou pas.

Dès la fin des années 90, de 1998 à 2001 plus précisément, j’ai commencé à jouer dans ce lieu pour les Winter Gay Party, c’était le début des soirées des Gay Pride à Marseille. Un mot me vient encore à l’esprit : MAGIQUE. Cette salle, encore sans nom, était vide, brut de décoffrage, une véritable Warehouse remplie d’enceintes, de décorations maison et un public complètement déjanté. Puis le Cabaret Aléatoire est arrivé et ce lieu a pris forme, a évolué, s’est transformé favorablement au fil des années. Et c’est en 2009 que je suis revenu y jouer avec Carl Craig dans mes valises, pour une soirée Motor City, je vous laisse imaginer la soirée.

Pourquoi avoir choisi le Cabaret Aléatoire ?

J’ai choisi le Cabaret Aléatoire pour plusieurs raisons :

Parce que j’ai toujours aimé ce lieu et que j’y suis géographiquement attaché, étant un enfant de la Belle de Mai. Depuis mes débuts en 1994, ma priorité de représentation a toujours été orientée vers des salles de style Warehouse ou très underground.

J’aime aussi jouer en Club, bien entendu mais l’atmosphère qui s’en dégage est complètement différente. Les gens sont plus libres et réceptifs dans une salle.

Parce que l’équipe du Cabaret Aléatoire est juste formidable et d’un professionnalisme sans égal. Que ce soit de l’accueil, à la comm, la sécu, la prod, la technique ou la logistique, tout est parfaitement carré comme j’aime. Dans ma carrière, j’ai organisé plusieurs centaines d’événements, en France et à l’international ; il m’est arrivé à plusieurs reprises d’être dégoûté au point de tout vouloir arrêter à cause de personnes incompétentes, irresponsables, et surtout très malhonnêtes. Période révolue à présent.

Parce que la configuration de la salle permet d’accomplir des choses irréalisables dans un Club et de pouvoir programmer des artistes autres que des djs. C’est une chance de pouvoir assister au live de Moderat, de Fatima Yamaha ou de Mount Kimbie (pour ne citer qu’eux) un soir et le lendemain de voir sur scène KRS ONE.

Et enfin, parce que malgré toutes les tempêtes qu’a traversé le Cabaret Aléatoire, depuis sa création, il n’a jamais changé de cap et s’est battu pour continuer à défendre la culture underground. Les jeunes générations ne peuvent pas comprendre ou réaliser quel combat il a fallu mener pour qu’un lieu comme celui-ci puisse encore exister, ça relève du miracle. Et c’est ce qui fait sa force aujourd’hui. Ce sont pour ces principales raisons que je suis attaché à ce lieu.

Quel est ton rôle au sein du Cabaret Aléatoire ?

Fin 2015, Aurélien et Pierre Alain m’ont proposé une résidence, que j’ai très vite acceptée, pour les Clubs Cabaret qui ont lieu tous les vendredis. C’est ainsi que les soirées RENDEZ-VOUS ont vu le jour, dès février 2016 et m’ont permis d’accueillir des artistes qui n’étaient pour la plupart jamais venus à Marseille ou au Cabaret Aléatoire, comme : DJ PIERRE, NÔZE, KENNY LARKIN, MR G, STEVE BUG, OXIA, MOVE D, BLOODY MARY, WOO YORK, STACEY PULLEN…

A présent, en plus des soirées RENDEZ-VOUS, je travaille en complicité avec Aurélien et Pierre Alain sur de nombreux projets afin de développer l’artistique en exploitant au maximum mon background pour le Cabaret Aléatoire et pour des événements hors les murs. Nous mettons en commun nos compétences et nos idées dans le but de réaliser de très belles choses ensemble. C’est ainsi qu’on a pu voir : JOSH WINK, ROBERT HOOD, MARTIN BUTTRICH, ELLEN ALLIEN, MONIKA KRUSE, DERRICK CARTER, etc etc … et ce n’est que le début d’une longue série à venir !

Qu’est-ce que cela représente pour toi d’être associé à un lieu culturel ?

Être associé à un lieu culturel est une finalité, un accomplissement pour moi. Un lieu culturel est un lieu d’expression, de découverte, de partage et de représentation artistique. La preuve en est, que tous les vendredis les promoteurs s’enchaînent et proposent une programmation complètement différente, qui touche divers univers, et ça fonctionne parfaitement. Une ville comme Marseille devrait être riche en lieux culturels comme l’est Berlin, Barcelone et Détroit maintenant, car développer l’art, quel qu’il soit, c’est développer la paix. Et c’est la raison pour laquelle, je suis très fier de pouvoir être rattaché à un lieu culturel comme le Cabaret Aléatoire.

Peux-tu nous donner un exemple de ton implication pour le Cabaret ?

Il y en a beaucoup et je n’aime pas dire : « j’ai fait ça ou ça », l’essentiel est de faire, d’accomplir les choses, pas de s’en vanter, d’autres savent le faire mieux que moi, sans même faire quoique ce soit.

Il faut savoir que programmer des têtes d’affiche devient de plus en plus compliqué de nos jours car les exigences de certains artistes sont parfois folles à assumer. C’est un travail parfois éprouvant, contraignant qui peut devenir un cauchemar quand on vous annonce que l’artiste ne pourra pas voyager pour des raisons de santé, cas de Ricardo Villalobos en septembre. A ce moment là, malgré toute votre implication, des mois de boulot s’écroulent en quelques secondes. Malheureusement ça fait partie du job et heureusement que ces moments là sont très rares. Un artiste n’est pas une machine et peut être malade comme tout mortel, même si ça porte préjudice à l’organisateur.

Mais j’arrive à apporter ma pierre à l’édifice, quand la quasi totalité des artistes que j’ai invité au Cabaret et hors Cabaret me demandent de revenir ; c’est à ce moment là que mon implication prend tout son sens.

Ne soyez pas pressés, le meilleur arrive…RENDEZ VOUS sur le dancefloor, c’est le 23 mars avec Cassy et Jack Ollins, ainsi que le 28 avril avec Monika Kruse + Oxia

Rendez-vous: réécoutez Le Dj set de Jack Ollins

Le 17 novembre se tenait au Cabaret Aléatoire la soirée du label Rendez-vous avec comme tête d’affiche Stacey Pullen, le producteur techno de Détroit issu de la deuxième génération des pères fondateurs. Jack Ollins ouvrait la soirée avec 2 heures de mix oscillant entre la house et la techno, pour introduire doucement mais sûrement la techno industrielle made in D3. Un set terriblement efficace pour une mise en jambe réussie. Il nous confie sur sa page Soundcloud un set reflétant les soirées Rendez-vous qu’il organise et qui rythment les Clubs Cabaret tout au long de l’année.

Jack Ollins est le fondateur du label Rendez-vous, collectif partenaire du Cabaret Aléatoire qui propose régulièrement des soirées clubs. En 2017, Rendez-vous a programmé Oxia, Move D, Woo York, Bloody Mary et Stacey Pullen.

 

Retrouvez aussi le set warm up de Jack de Marseille pour la soirée d’ouverture du Club Cabaret avec Dj Hell