Report : Festival Jack in the Box 2018

C’est devenu presque un rituel de fin de saison d’été, le festival Jack in the Box s’implante à la Friche Belle de Mai pour 2 jours de fête où la techno prend toute la place.

Chaleur tropicale : la soirée de vendredi est belle et bien complète

Début des festivités vendredi sur le toit-terrasse avec Rorre Ecco, artiste locale qui joue le jeu du mix sur vinyle et entame une sélection chill beat pour le coup d’envoi du festival. Jack de Marseille prend la suite après une courte interview pour France 3 PACA qui a choisi Jack in the box festival pour mettre en avant les soirées ON AIR de la Friche belle de mai. Tommy Hendriks et Rainbow Gao du Yin Yang Music Festival prennent les commandes du toit avec une sélection rythmées et dansante qui ravie la foule grandissante. L’éclipse lunaire était visible à l’opposé du DJ, une belle lune rousse éclairait la ville. Fin d’On air avec Paul Nazca, un des artistes phares de la soirée, qui n’oublie pas ses classiques techno.

tommy hendriks jack in the box festival 2018

On descend de 2 étages et découvre la suite du Festival au Cabaret Aléatoire avec Jack de Marseille déjà aux platines. Sa sélection toujours aussi pointue ne démord pas, et c’est une parfaite introduction pour Paul Nazca. Le producteur français reconnu nous a fait une sélection carrée, sans fausse note dans l’empreinte de son label Scandium. Le boss de Ghostly International Matthew Dear se prépare et le public est en furie. Le Cabaret Aléatoire est plein, la température frôle celle d’un sauna, mais les danseurs gardent le pas devant la sélection éclectique de Matthew. Acid House, Techno et House classique, il maîtrise tout et compile en maître pendant son set. La ferveur est présente, les papillons de nuit sont en plein activité et gigotent pour l’arrivé de Bass Guo, qui envoie une sauce techno très piquante. Fin des remontrances avec Jack de Marseille, qui finit sur un morceaux façon Depeche Mode, belle révérence.

orlando voorn on air jack in the box festival 2018

On revient sur les bases de la techno et ça fait du bien

La deuxième journée pointe le bout de son nez, la chaleur est un peu retombée et l’on retrouve Jack de Marseille, Tommy hendriks et Rainbow Gao sur le toit-terrasse. La foule est aussi nombreuse mais plus dansante, on sent la ferveur du week-end ! Le grand voudou de Détroit Orlando Voorn termine les sucreries musicales avec un set impressionnant, mêlant ses compétences de scratching et une sélection old school. De retour dans la cathédrale industrielle quelques heures plus tard, il livre un set plus dark, tout aussi puissant et énergique.

Le live de Paranoid London aura fini de convaincre la foule du potentiel de la soirée, leur acid survitaminée enclenche un délire complet du public. Folie furieuse incontrolable, c’est ca aussi le pouvoir de la musique… les deux acolytes partent sans se retourner sur une note en continue, la frustration est immense mais ce n’est pas sans compter Vince Watson ! Le producteur balance un set techno mélodique incroyable, aussi doux que profond, et maintien le public en éveil malgré l’heure tardive. Tadeo prend la suite, les plus motivés sont encore là et ne seront pas déçus par la techno mentale du producteur espagnol. Une touche personnelle très introspective et d’une intensité particulière remplit l’atmosphère du Cabaret Aléatoire. Il est 6h du matin, les lumières s’allument, Jack in the box 2018 c’est déjà fini…

jack in the box festival tadeo

 

Aftermovie du festival par Fabien Cimetière

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/272477446702976/

Playlist JACK ID – Jack in the Box Festival par Vince Watson

A l’occasion du Festival  Jack in the box  les 26 & 27 juillet 2018 sur le toit terrasse de la Friche la Belle de Mai et au Cabaret Aléatoire, nous avons reçu la JACK ID playlist de Vince Watson, producteur connu et reconnu qui a créé un style bien à lui d’electronica hypnotisante.

Le morceau que personne ne m’a jamais demandé ?
Mon essai raté de Mystical Rythm avec des vocals de 2006 🙂

Le morceau qui me fera toujours tomber amoureux ? :
Rhythim Is Rhythim ‘It Is What It Is’. Si tu ne tombes pas amoureux de la techno après avoir écoute ce morceau, c’est que tu n’aimes pas la techno.

 

« If you don’t fall in love with Techno after hearing this, then you dont love techno. »

Le morceau qui me fait penser à Jack ? :
Ce serait Damon Wild ‘Bang The Acid’ ou Fingers Inc.

Le morceau qui vide le dancefloor ?
Wow cela ne m’est jamais arrivé dieu merci mais ca pourrait si je jouais quelque chose du groupe « At The Gates ». Est ce que je devrais essayer à Marseille ? 🙂

Le morceau qui rebondit comme une balle dans une boîte ? :

En ce moment, Kink – Yom Thorke me fais rebondir comme un gnome.

Le morceau que je peux écouter jusqu’à ce que mes oreilles saignent ? :
Sasha ‘View 2’

Le morceau que j’écoute seul ? :
Bjork ‘Venus As A Boy’ – des cordes absolument fantastiques…. je suis conquis !

Retrouvez également la playlist JACK ID par Tommy Hendriks !

Playlist JACK ID – Jack in the Box Festival par Tommy Hendriks

A l’occasion du Festival  Jack in the box  les 26 & 27 juillet 2018 sur le toit terrasse de la Friche la Belle de Mai et au Cabaret Aléatoire, nous avons reçu la JACK ID playlist Tommy Hendriks, artiste phare de la scène chinoise qui vient dans le cadre de notre échange avec le Yin Yang Music Festival.

Tommy Hendriks : Le morceau que personne ne m’a jamais demandé ? :  Destiny’s Child – Say My Name (Cyril Hahn Remix)

Le morceau qui me fera toujours tomber amoureux ? :  Everybody Loves The Sunshine – Roy Ayers Ubiquity

Le morceau qui me fait penser à Jack ? :  Steve Silk Hurley – Jack Your Body (Doorly Club Rub)

Le morceau qui vide le dancefloor ? : Planetary Assault Systems – Rip The Cut

Le morceau qui rebondit comme une balle dans une boîte ? : Patrick Topping – Be Sharp Say Nowt

Le morceau que je peux écouter jusqu’à ce que mes oreilles saignent ? : Veerus, Maxie Devine – My Train

Le morceau que j’écoute seul ? : Destiny’s Child – Say My Name (Cyril Hahn Remix)

Ok on comprend le lien maintenant ! Faudra pas nous le dire deux fois 🙂

Retrouvez également la playlist JACK ID de Rorre Ecco 

Interview | Pour Orlando Voorn, Détroit fut la réponse entre le hip-hop et la techno

Orlando Voorn jouera pour la première fois à Marseille un set samedi 28 juillet au Cabaret Aléatoire à l’occasion du Festival jack in the box. Pour sa venue exceptionnelle, nous lui avons posé quelques questions !

Hello Orlando ! On est super ravis de t’accueillir à Marseille pour le Festival Jack in the Box ! Ta carrière est très impressionnante, on ne sait pas par où commencer… peut être par le tout début ?

Child sandbox : Est-ce que tu faisais des free style avec tes copains à l’école ? Quel niveau d’implication tu avais pour le hip-hop étant petit ?

J’étais vraiment très occupé avec le hip-hop étant jeune, comme dj et aussi dans la production. Mon premier disque était un disque hip-hop où je rappais et où j’ai fait de nombreux scratchs et cuts. A l’âge de 14 ans, j’ai gagné un concours de scratching avec des juges professionnels américains en utilisant le disque d’un autre participant ! Par la suite je suis devenu 2 fois champion d’Hollande et j’ai fini 3ème à la toute première compétition mondiale de DMC au UK en 1986.

Boombox : Quels sont les albums / faits qui t’ont convaincu de produire de la techno ? Ceux qui t’ont convaincu d’aller à Detroit ?

J’ai commencé à produire de la techno car je ne voyais aucun avenir avec le rap à cette époque. Cela m’a pris beaucoup de temps, et beaucoup de tiraillements, la clé fut finalement que je voulais commencer quelque chose à moi. Peu de temps après mon premier succès techno j’ai été introduit aux producteurs de Détroit. Cependant j’avais déjà entendu parler de Juan Atkins et ma première maison de disque, celle de Fierce Ruling Diva, nous a connecté en 1992 pour la première collaboration. J’ai déménagé à Détroit autour de 2003, mais j’y suis resté que 2 ans, j’ai quitté la Hollande pour de bon après y avoir vécu un moment et j’habite toujours aux US depuis.

A Détroit, je suis resté avec la team Underground Resistance, j’en ai gardé beaucoup de très bons souvenirs. Michel Banks et Ade Mainor m’ont aussi donné une belle opportunité : diriger le label Ignitor.

Memory box : Quels sont tes principaux souvenirs de ton temps à Détroit ? Tu as commencé avec Juan Atkins, est ce que tu as collaboré avec d’autres mentors ?

J’ai rencontré la plupart d’entre eux en effet ! J’ai produit des disques sur KMS, Metroplex, Fragile (transmat)… j’ai travaillé avec Blake Baxter sur des projets également !

Toolbox : Quelles machines ont fait tes meilleurs disques ? Quel est ton set-up habituel ?

Pour les deux :  Roland W30 et OBERHEIM MATRIX 1000

Strongbox : Si tu devais sauver quelques trucs pour la vie, qu’est ce que ce serait ? Quelles sont les choses les plus importantes que tu souhaiterais toujours avoir avec toi ?

La tranquillité d’esprit, et tout ce qui va avec.

Letterbox : Certaines personnes comparent la techno à un dieu qui guide leurs vies.. A vrai dire, la techno a été crée pour donner un message, quel est le tien? Est ce que tu penses qu’il a perdu en force depuis qu’il a été répandu dans le monde entier ?

La musique est clairement au premier plan dans ma vie, mais pas juste la techno, cela peut être n’importe quoi qui m’inspire ou qui est plaisant à écouter. Je pense que la techno est maintenant une musique majeure, qui ne va pas s’envoler malgré tous les commentaires et les prédictions faites au fil des années. Une chose qu’on peut conclure est que partout il où il y a un aspect commercial qui va avec la musique, la source d’où elle provient, « the underground » est d’un certaine façon éteinte.

Découvrez l’interview de Paul Nazca, producteur français reconnu qui sera également présent à Jack in the Box festival !