Interview d’Anja Schneider : Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique

Anja Schneider, ambassadrice de la musique électronique allemande nous à accordée un peu de son temps pour une interview exclusive à l’occasion de sa venue au Cabaret Aléatoire le vendredi 29 juin 2018 lors de la soirée « RenDez Vous ». Elle partagera l’affiche avec Kiko et Jack Ollins deux pointures de la musique underground, ce qui promet une soirée exaltante.

 

Affiche officielle RenDez-Vous Marseille Techno 2018 La Friche

Bonjour Anja !

Nous sommes très heureux de vous rencontrer dans quelques jours au Cabaret Aléatoire !
Nous avons quelques questions à vous poser pour faire patienter nos papillons.

Clown Question 

1 / Nous avons donc reçu Lee Van Dowski il y a quelques mois et nous n’avions pas osé lui demander si le « Lee » à la fin de «Mobilee» (ndlr Mobilee est le label que Anja a fondée) est un jeux de mot avec son nom ?

Non ce n’étais pas un jeux de mot. Cela n’a voir avec Lee. Je l’ai nommé ainsi parce que c’est simple à retenir, on voulait l’appeler Mobile Record et sincèrement je trouvait que Mobilee Record sonnait mieux.

 

At the beginning 

2 / En regardant ta discographie, nous avons réalisé que tu produisais principalement tous tes morceaux. As-tu le sentiment que c’était une obligation d’avoir ta marque du début ou c’était une position économique et politique engagée ?

J’ai quitté Mobilee pour une raison certaine, je voulais être vraiment libre avec mon nouveau label So Us Music. Je voulais me concentrer d’avantage sur ma musique et développer ma créativité. Il était nécessaire de produire et sortir mon album sur mon nouveau label.

Geek tricks 

3 / Depuis que tu a commencé as-tu fait évoluer ta manière de procéder pour produire tes tracks (en matière de nouvelles machines ou logiciels) ?

Oui, je fais évoluer ma technique et j’apprends tous les jours. J’ai changé mon matériel et je produis beaucoup plus d’analogiques maintenant dans mon studio, ce qui est très amusant.

Today  

4 / Nous avons reçu Cassy lors de la dernière soirée « RenDez Vous ». Pour nous Cassy et toi êtes les ambassadrices de la musique électronique allemande. Selon toi, qui joue ce rôle aujourd’hui ? Pense-tu qu’un artiste peut changer le jeu ?

Merci pour ce gentil compliment. Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique.
On peut prendre pour exemple Octave One , Undergroud Resistance ou Richie Hawtin, j’apprends toujours beaucoup de ces artistes. Tout tourne autour de la musique et ça compte énormément pour moi. C’est pourquoi je suis devenue une DJ, je suis accro à la musique.

5 / Comment imagines-tu l’empreinte de ton nouveau label ?

C’est tout d’abord la réalisation de toutes mes productions, de ma créativité, de la musique que j’aime et joue, qui n’est probablement pas connue, ou que je vais aborder sur un chemin inhabituel.

6 / Nous aimons la ligne de fond de ton label « Un projet créatif où tout est possible et où tout le monde est invité ». Mais comment pourrais-tu faire cela dans la vie réelle ?

Je ne comprends pas totalement cette question mais j’ai le sentiment qu’avec de la musique qui fait danser, la vie pourrait être plus facile. Dès que tu bouge tes hanches, ton sourire vient automatiquement, c’est un bon signal et un gage de respect et d’attention.

Retour vers le futur

7 / Où pourrais-tu être en 2031 ?

J’espère sur le dancefloor…

Retrouvez également l’interview de Lee Van Dowski 

[ITW] In backstage with : Barker & Baumecker

We sat down with the audacious DJs/producers Sam Barker and Andreas Baumecker after their hybrid live/DJ set at the Ostgut Ton nacht in Marseille we organized with Laboratoire des Possibles. We discussed their performance, how they got bored of their (ex) job as bookers, line-up construction at Berghain/Panorama Bar and the emotional side of things, that they miss in club music nowadays.

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[ITW] En backstage avec : Barker & Baumecker

Prendre les rythmiques les plus racées de la UK bass. Laisser infuser dans un épais bouillon techno Berghain. Envelopper le tout de belles nappes ambient aérées. Voilà la recette avec laquelle Sam Barker et Andreas Baumecker ont sorti sans pression l’un des meilleurs albums de l’année 2016 en Novembre dernier. Un mois plus tard, pour la première Ostgut Ton Nacht marseillaise mise sur pieds avec le Laboratoire des Possibles, les deux berlinois jouaient au Cabaret une performance hybride entre live et DJ set. On s’est assis avec eux pour en discuter, parmi d’autres sujets : comment ils se sont lassés de leur (ex) profession de booker, la construction d’un line-up au légendaire Berghain/Panorama Bar ou encore l’aspect émotionnel qui leur manque dans la dance music d’aujourd’hui.

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[ITW] En backstage avec… Sunil Sharpe, fer de lance de la techno irish

Pour le dernier club de la saison précédente, trois collectifs marseillais (Métaphore, Paradox et Extend & Play) fraternisaient sous la bannière Club Cabaret et accueillaient deux de leurs artistes favoris : Willis Anne et Sunil Sharpe. Le premier et ses machines avaient transformé le toit terrasse en une jungle house improvisée, tandis que le second avait ébloui le Cabaret par sa capacité à jongler entre les armes techno des plus contondantes.

Sachant le personnage aussi pertinent derrière les platines qu’au micro, on avait une multitude de questions à poser à Sunil l’irlandais ; sur la florissante scène de son pays, les difficultés qu’y rencontrent nos confrères professionnels de la nuit, la manière dont il documente sa passion … On l’a donc intercepté à la fin de son set. Sit and listen, c’est parti.

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