Report : Club Cabaret x RenDez Vous : Anja Schneider + Kiko & Jack Ollins

Un toit terrasse noir de monde dès son ouverture, Jack Ollins aux manettes pour chauffer le public, suivi de Kiko qui a lâché un set du feu de dieu… Et pour couronner le tout Anja Schneider qui clôture la soirée au Club Cabaret ! Voilà déjà ce qu’on peut vous rapporter de cette soirée exceptionnelle.

 

Danseurs petits et grands ont su profiter comme il se doit de l’ambiance électronique sur toute la durée de ce before ensoleillé. Jack Ollins a ouvert les festivités avec une sélection de tracks qui a mis tout le monde au parfum, ensuite son acolyte Kiko a boosté l’ambiance avec son classique « World Cup » sur un coucher de soleil digne des plus grands films hollywoodiens.

La seconde partie de la soirée se déroule au Club Cabaret, où nos deux compères ont continué de faire vibrer le public sur des sons endiablés. Le level supérieur fût très vite atteint et en très peu de temps. La salle est vite envahie par des papillons de nuit festifs et enchantés.

3h du matin, l’arrivée d’Anja Schneider a tout simplement bombardé la piste avec un set dont elle seule à le secret ! Pour vous dire, elle a vraiment eu du mal à quitter le poste tellement elle était ravie d’avoir joué à cette soirée. La foule l’acclame, on est convaincu qu’il faut lui laisser une track de fin, et c’est partie pour 5  minutes de voyage en eau noire…!

Vous l’aurez compris, c’était encore une soirée à ne pas louper !

Aftermovie

Playlist JACK ID – Jack in the box festival par Rorre Ecco

A l’occasion de Festival « Jack in the box » qui se tiendra les 26 & 27 juillet 2018 sur le toit terrasse de la Friche et ensuite au Club Cabaret, nous avons reçu la playlist de Rorre Ecco, artiste marseillaise que vous verrez jouer lors de l’événement.

Rorre Ecco : Le morceau que personne ne m’a jamais demandé ? : Il y en a plein évidemment et je n’ai envie de donner de mauvaises idées à personne, alors je me tais.

Le morceau qui me fera toujours tomber amoureuse ? : Electribe 101 – Talking With Myself (Franckie Knuckles mix)

Le morceau qui me fait penser à Jack ? : Kink – Cloud Generator. Je n’aime pas déranger les artistes pendant leurs sets, mais la première fois que je l’ai entendu, je me suis ruée vers la cabine pour lui demander d’où ça sortait, obligée. Et quelques semaines après Laurent Garnier faisait pareil lors de la Jack in The Box spéciale 25 ans de carrière. La claque.

Le morceau qui vide le dancefloor ? : Tim Exile – I don’t know where i’m going to. Je l’adore, mais l’audience n’est souvent pas très patiente et quitte la piste avant que le morceau ne s’énerve.

Le morceau qui rebondit comme une balle dans une boîte ? : ø aka Mika Vainio – Spiraalit

Le morceau que je peux écouter jusqu’à ce que mes oreilles saignent ? : Il y en a beaucoup, je suis assez obsessionnelle. Lorsque j’aime un morceau, je peux l’écouter plusieurs dizaines de fois d’affilée sans me lasser. En ce moment c’est Thomas Brinkmann – Blackhill.

Le morceau que j’écoute seule ? : c’est peut être un plaisir coupable parce que c’est de la pop, une grosse production pour l’époque. Tatsuro Yamashita – Sparkle. Je le chante en yaourt japonais, il me donne le sourire.

Bien connue des scènes Electro de sa ville, Rorre Ecco est une marseillaise très active. Elle anime une émission hebdomadaire sur Cave Carli Radio, « The Don’t know show », proposant à chaque mix une sélection intime et personnelle de sa bibliothèque musicale. Ses performances sont remarquées, elle a participé notamment cette année à la closing de Marsatac et au Bon Air Festival, elle est à suivre de très près !

Au programme : Chaleur, bonne humeur et ensoleillement auditif garantiront un excellent moment pour cette écoute.

A bientôt les papillons…

Crédit Photo : Lucie Moeata Blasco

Report : la Block Party sur le Playground de la Friche Belle de mai

Samedi s’est déroulée une journée très spéciale à la Friche Belle de Mai ! Suite au succès de l’année dernière avec Siska et son équipe, le Cabaret Aléatoire en complicité avec la SCIC et de VLB Recordings a décidé de renouveler l’expérience de la block party sur le playground de la Friche. Depuis 1 mois, les jeunes du quartier qui étaient intéressés se sont inscrits à des cours de danse, chant et rap. Se sont succédés atelier d’écriture, de beatmaking et de chorégraphie avec l’aide de la chanteuse Siska et par DJ Clem (WR1 Sound System), ainsi que de Dj PH et Mic Flow. Deux équipes se forment donc autour de ces deux entités musicales et de leurs apprentis : les jaunes VS les rouges.

Photo : Auréline Lepissier

De la danse sur le bitume pour toutes les générations

Entre chaque spectacle de restitution d’ateliers, le public de la friche curieux était invité à danser sur la musique hip-hop. Un rond s’est vite formé autour de ceux qui ont osé se défouler sur le beat, les encouragement de vive voix se laissent entendre, et le Playground s’anime en fanfare. Il n’y a pas d’âge pour danser, et l’on observe des enfants très jeunes comme des parents se prendre au jeu de la Block Party. Tout est là : musique, ambiance, mix de générations et de personnes dans une ambiance familiale.

On assiste également à une belle performance de scratch et de beatbox de Dj PH et Mic Flow, on reste scotché par l’assurance des deux acolytes sur le beat. Siska et ses consœurs reprennent des chansons, on reconnaît les Fugees, on se laisse emporter par la force des paroles, un discours engagé reflétant les problématiques sociales du quartier de la Belle de Mai.

block party belle de mai dydy

Photo : Auréline Lepissier

De l’atelier d’écriture à la performance de rap

Enfin, la fête se clôture par deux performances de rap : Jordan, un rappeur solo un peu timide mais avec des paroles très virulentes, dont la punchline de fin a marqué tout le monde « A la Belle de mai, les jeunes font pas du tennis mais ils ont connus les rackets » et Dydy la D accompagné de ses 2 amis, qui s’est laissé aller sur un beat afrotrap, laissant la place à la danse sur la fin de son show.

Retrouvez toutes les photos de la journée sur l’album facebook

Photo de couverture : Hector Codazzi

Podcast : Les musiques électroniques à la redécouverte de la ville

Il y a 2 ans, notre directeur Aurélien Deloup et notre artiste associé Jack de Marseille ont été invités à réagir à une conférence à Sciences Po Lyon organisé par Output sur « les musiques électroniques à la redécouverte de la ville ». La thématique s’est d’abord interrogée sur le sort des friches industrielles, des espaces urbains inhabités ou laissés à l’abandon, que les collectifs de musique électroniques ne manquent pas d’investir. L’émergence de nouveaux lieux de fêtes est-il adapté à l’environnement urbain ?

Le médiateur introduit la conférence par une volonté de s’interroger sur l’espace, le temps et la politique, trois vecteurs qui entourent la création d’événements dans des friches. Il nous invite à réenchanter les espaces urbains dans leur mélange culturel, notamment avec les phénomènes de migration, penser la ville comme un habité commun.

Jack de Marseille y parle de son témoignage des raves party qu’il organisait à la Friche Belle de Mai dès 1992. Témoignage du vent de liberté, inspiré du mouvement qui vient d’Angleterre, qui est venu secouer les lieux hors champ de la fête. La warehouse est vite devenue le squat d’Euphoria et de Spiral Tribe, les Raves sont devenus des free party et se sont déplacée, dans des lieux éphémères toujours différents. La Friche Belle de Mai était un lieu avant tout pour les artistes, pour créer et non pas pour attirer des personnes à danser. Ce lieu non institutionnel attire toutes classes sociales mélangées.

friche belle de mai

Le directeur adjoint Aurélien retrace l’histoire du Cabaret Aléatoire et du projet artistique qu’il y a derrière. C’est avant tout un lieu de fabrique, de création, souple, ouvert, libre, où l’espace, cet immense hangar, doit être réapproprié pour les artistes. Il évoque la volonté de replacer les artistes au cœur d’une ville, d’un site industriel chargé d’histoire.

On retrouve également le témoignage de Simon Chambon, fondateur de CLFT Milita, un collectif lyonnais pionniers dans cette démarche, aujourd’hui déchu, mais a participé à l’essor du mouvement dans la ville, et Mélissa Mercader , responsable communication du collectif OFF qui organise une fois par mois des soirées en warehouse en dehors de Paris.

Le retour à des fêtes plus authentiques passant par l’exploitation de lieux désaffectés comme les entrepôts, les bunkers ou encore les toits sonne comme un revival des années 90 et des premières soirées techno. Aujourd’hui concentrée dans les villes, cette musique semble vivre un âge d’or, initié par les générations post-rave. On voit bien que ces mutations apportent une nouvelle expérience pour le public qui s’aventure hors des centre-villes, comme pour la Friche Belle de Mai à Marseille, au 6B ou à la Station gare de mines à Paris… il se réapproprie ainsi le territoire de la ville.

Plus de 20 ans après les fameuses « rave party » de l’hexagone, les organisateurs d’événements électroniques appréhendent les espaces dans lesquels ils évoluent, de nouveaux rapports entre les fêtards et les lieux dans lesquels ils se réunissent se créent pour partager leur passion de la musique électronique.

 Retrouvez également l’histoire de l’Acid techno par Jack de Marseille

[Podcast] Jack de Marseille sur Radio Grenouille pour Jack In The Box #2

La légende locale Jack de Marseille était de passage dans les studios de Radio Grenouille la veille de la deuxième édition de Jack in the Box 2016. Une heure de mix et d’interview pour présenter les artistes de la deuxième édition du festival.

Co-organisateur des premières raves à la Friche Belle de Mai au début des années 1990, Jack continue de faire résonner son amour pour les musiques électroniques avec les nouvelles générations marseillaises dans la cathédrale industrielle du Cabaret Aléatoire.