Report : Escale à Trinidad le temps d’un concert avec Anthony Joseph

En tant que membre fondateur du festival Jazz sur la Ville, le Cabaret Aléatoire a cœur à inviter chaque année des artistes de ce mouvement musical. Le jazz new school c’est la fusion des genres : avec l’afrobeat ou le reggae pour Anthony Joseph, avec l’électro pour Kodama. Des influences très diverses qui ont fait de cette soirée une rencontre unique.

 

kodama cocnert cabaret aléatoire

Un peu plus près des étoiles

Avec la prestance inégalée de Kiala, la chanteuse de Kodäma, leur concert a fait sensation. Premières notes allongées sur le synthé, ils enchaînent avec leur morceau phare « Asked to the moon », et l’on découvre l’énergie florissante de Kiala, qui communique avec le public malgré leur timidité ! La glace est brisée, tout le monde se met à danser et à chantonner sur les refrains. Black Cloud retentit, et c’est une version acoustique en longueur qu’on découvre, encore plus appréciable qu’en home listening. On se laisse emporter par la voix impressionnante de Kiala et les nappes de synthés cloudiennes. Elle finit avec un hommage à son père et à Fela Kuti, qu’il a accompagné à la guitare sur Egypt 80, avec un morceau résolument afrobeat « Water no gets enemy ». Introduction parfaite pour Anthony Joseph.

Porter le drapeau jusqu’à la scène

Les musiciens s’installent et commencent à jouer dans le noir, les prémices d’un concert de 2 heures intenses. En fond de scène, on aperçoit le drapeau de Trinidad, le pays d’origine d’Anthony Joseph, où il a enregistré son dernier album People of the Sun. Lorsqu’il commence à chanter/parler, on ne sait plus trop avec le spoken word, Anthony Joseph pose le ton. Le morceau devient un discours, et les notes une cadence de lecture. Les musiciens qui l’accompagnent en sont d’autant plus incroyables, et l’on remarque les superbes solos du saxophoniste, sous une lumière tamisée digne d’un coucher de soleil sur l’île des Caraïbes. Dig out your eye, Bandit School, autant de titres de son nouvel album déjà cultes. On le surprend lire une feuille de notes, un morceau/poème élaboré last minute !

Pour sûr, Anthony Joseph a fait voyager tout le monde, le public était en transe sur ses compositions enivrantes.

kodama cabaret aléatoire

Crédit photo : Philippe Claverin

Report : TWO, éloge de la techno industrielle avec DVS1 et Surgeon

Vendredi 21 Septembre nous annoncions la TWO, date d’ouverture du Cabaret Aléatoire pour la saison 2018, une soirée dans la continuité de ONE avec Seth Troxler. En collaboration avec le collectif Paradox, le line-up s’est naturellement orienté vers une teinte techno. C’est donc un pionnier et un admirateur de la techno industrielle qui s’annoncent, comme un revival d’une époque qu’on ne connaît plus. D’un côté DVS1, le résident du Berghain qui s’est imposé comme une référence ces 2o dernières années avec son label HUSH, continuant d’innover avec des performances en 4D. De l’autre côté, le geek du modulaire Surgeon, boss du label Dynamic Tension et résident du Trésor pendant des années, qui détonne par la qualité de ses productions ses ces deux labels et la renommée de ses lives modulaires comme on en voit peu.

Une complicité inédite

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C’est sans le savoir qu’en fait les deux artistes se connaissent très bien ! La femme de Surgeon vient de la même bourgade que DVS1… Ainsi ils étaient plus que ravis de se retrouver sous le soleil méditerranéen. On a pu voir l’admiration de DVS1 pour Surgeon, caché derrière les rideaux de la scène lors de son set. Ce n’est pas pour rien, Surgeon est un maître incontesté de la techno, il nous a montrer un set très fluide, comme si c’était un morceau unique de 2 heures, jouant avec les intensité subtilement on n’y voyait que du feu. Habitué du live, l’exercice du Djset s’imprègne quand même de ses productions récentes, notamment son album Luminosity Device.

Des airs du Berghain pour DVS1

Surgeon-DVS1-TWO-cabaret-aléatoire

La scénographie de la salle pour Surgeon était très colorée, des faisceaux de lumières rouge et vert éclairait les trois lettres TWO, cadencé par le Vdjing spécialement conçu pour l’occasion par Stéphane Lamalle. TWO résonne dans le Cabaret Aléatoire, le public conquis s’impatiente de la suite. Extinction des lumières, DVS1 plonge la salle dans un noir complet, laissant seulement les faisceaux éclairer les visages ébahis. Ca tappe fort, les BPM sont bien plus élevés et la techno brutale dans cette ambiance dark nous fait penser à un certaine club berlinois dont il est résident…

Merci ❤

Surgeon-DVS1-TWO-cabaret-aléatoire

3 heures de set pour DVS1, il a maintenu tout le long une tension, qui explose sur les 30 dernières minutes et nous fait comme léviter au dessus du sol… La nuit fut longue, on applaudit la performance à plusieurs reprises et on attend la prochaine soirée, le 5 Octobre.

Toutes les photos de la soirée sur l’album facebook

Aftermovie TWO

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/2129502110637533

Report : Club Cabaret x RenDez Vous : Anja Schneider + Kiko & Jack Ollins

Un toit terrasse noir de monde dès son ouverture, Jack Ollins aux manettes pour chauffer le public, suivi de Kiko qui a lâché un set du feu de dieu… Et pour couronner le tout Anja Schneider qui clôture la soirée au Club Cabaret ! Voilà déjà ce qu’on peut vous rapporter de cette soirée exceptionnelle.

 

Danseurs petits et grands ont su profiter comme il se doit de l’ambiance électronique sur toute la durée de ce before ensoleillé. Jack Ollins a ouvert les festivités avec une sélection de tracks qui a mis tout le monde au parfum, ensuite son acolyte Kiko a boosté l’ambiance avec son classique « World Cup » sur un coucher de soleil digne des plus grands films hollywoodiens.

La seconde partie de la soirée se déroule au Club Cabaret, où nos deux compères ont continué de faire vibrer le public sur des sons endiablés. Le level supérieur fût très vite atteint et en très peu de temps. La salle est vite envahie par des papillons de nuit festifs et enchantés.

3h du matin, l’arrivée d’Anja Schneider a tout simplement bombardé la piste avec un set dont elle seule à le secret ! Pour vous dire, elle a vraiment eu du mal à quitter le poste tellement elle était ravie d’avoir joué à cette soirée. La foule l’acclame, on est convaincu qu’il faut lui laisser une track de fin, et c’est partie pour 5  minutes de voyage en eau noire…!

Vous l’aurez compris, c’était encore une soirée à ne pas louper !

Aftermovie

Playlist JACK ID – Jack in the box festival par Rorre Ecco

A l’occasion de Festival « Jack in the box » qui se tiendra les 26 & 27 juillet 2018 sur le toit terrasse de la Friche et ensuite au Club Cabaret, nous avons reçu la playlist de Rorre Ecco, artiste marseillaise que vous verrez jouer lors de l’événement.

Rorre Ecco : Le morceau que personne ne m’a jamais demandé ? : Il y en a plein évidemment et je n’ai envie de donner de mauvaises idées à personne, alors je me tais.

Le morceau qui me fera toujours tomber amoureuse ? : Electribe 101 – Talking With Myself (Franckie Knuckles mix)

Le morceau qui me fait penser à Jack ? : Kink – Cloud Generator. Je n’aime pas déranger les artistes pendant leurs sets, mais la première fois que je l’ai entendu, je me suis ruée vers la cabine pour lui demander d’où ça sortait, obligée. Et quelques semaines après Laurent Garnier faisait pareil lors de la Jack in The Box spéciale 25 ans de carrière. La claque.

Le morceau qui vide le dancefloor ? : Tim Exile – I don’t know where i’m going to. Je l’adore, mais l’audience n’est souvent pas très patiente et quitte la piste avant que le morceau ne s’énerve.

Le morceau qui rebondit comme une balle dans une boîte ? : ø aka Mika Vainio – Spiraalit

Le morceau que je peux écouter jusqu’à ce que mes oreilles saignent ? : Il y en a beaucoup, je suis assez obsessionnelle. Lorsque j’aime un morceau, je peux l’écouter plusieurs dizaines de fois d’affilée sans me lasser. En ce moment c’est Thomas Brinkmann – Blackhill.

Le morceau que j’écoute seule ? : c’est peut être un plaisir coupable parce que c’est de la pop, une grosse production pour l’époque. Tatsuro Yamashita – Sparkle. Je le chante en yaourt japonais, il me donne le sourire.

Bien connue des scènes Electro de sa ville, Rorre Ecco est une marseillaise très active. Elle anime une émission hebdomadaire sur Cave Carli Radio, « The Don’t know show », proposant à chaque mix une sélection intime et personnelle de sa bibliothèque musicale. Ses performances sont remarquées, elle a participé notamment cette année à la closing de Marsatac et au Bon Air Festival, elle est à suivre de très près !

Au programme : Chaleur, bonne humeur et ensoleillement auditif garantiront un excellent moment pour cette écoute.

A bientôt les papillons…

Crédit Photo : Lucie Moeata Blasco

Interview de Charlotte Bendiks : L’Europe ? « Je me suis toujours sentie comme une alien… »

A l’occasion du temps fort du Mucem : L’Europe : Quitte ou double, nous avons donné la parole à Charlotte Bendiks. Vie intime,  parcours, carrière, inspiration musicale… elle a jouée le jeu et même plus en nous livrant même quelques anecdotes assez intéressantes. Vous allez vite comprendre qu’en plus d’être une talentueuse artiste de musique électronique, elle est assez extravagante et on devine un caractère bien trempé !

Salut Charlotte,

Nous sommes vraiment heureux de te rencontrer et d’écouter ton set dans quelques jours ! Nous aimerions en savoir plus sur ton travail et montrer à ton public français à quel point tu semble hyperactive !

Lorsque nous avons lu ta biographie, nous avons pensé :
Cette fille a le sens de l’humour ! Elle aime les chiens, les jacuzzis, faire du vélo, bålkos, å få napp, ses propres océans d’émotions, houmous, Rhabarbersaftschorle, le WiFi gratuit, Mezcal, les jours et nuits sombres, parler vite, danser lentement, le sérieux, dire merde, chanter, se salir, rester à l’écart, se rapprocher, aller fort, être actif, être passif, être ensemble, être là, tout avoir. »

Ce qui nous mène à te demander: qu’est-ce que tu détestes ?

Je ne déteste pas grand-chose, mais je détestais l’hiver à Tennskjær. A l’époque, quand l’alimentation électrique prenait fin, tout le monde devait s’inscrire à une heure de vélo pour garder l’alternateur en marche… C’est aussi la raison pour laquelle je ne vais jamais à des cours de « spinning » dans l’obscurité.

 

2-Tu a commencé à te faire connaitre il y a quelques années et depuis, tu construis une carrière fantastique avec des concerts dans le monde entier. Tu viens d’un village vraiment éloigné et très petit. Quand tu étais enfant, quels étaient tes projets concernant l’avenir ?

A 8 ans, j’ai dit à ma famille que je souhaitais devenir pilote d’hélicoptère …

 

3-Comment as-tu découvert la musique électronique et quand as-tu commencé à jouer ?

Difficile à dire … Je collectionnais la musique sur des formats physiques (CD et Vinyl) et je commençais à les amener dans des petits bars pour les faire écouter. Par effet boule de neige, cela m’a emmené dans le DJing.

 

4- Tu as sorti « Aurora 2 » sur Hivern Discs, comment as tu fais la connexion avec ce label ?

Pour l’anecdote, Aurora 2 est une erreur … C’est juste le nom de fichier que j’ai envoyé à Hivern. Ils ont accidentellement nommé la piste avec le nom du fichier. Aurora a été initialement publié numériquement sur Love OD Communications, Hivern est entré en contact par la suite et voulait d’ailleurs le mettre sur une version vinyle seulement.

 

5-Tu vas jouer dans un musée qui a basé la thématique de cette soirée sur l’Europe.
Qu’est-ce qui représente l’Europe pour toi ? Te sens-tu citoyenne européenne alors que ton pays n’a qu’un accord économique et frontalier ?

Je me suis toujours plus sentie comme un alien…

 

6-Samedi tu joueras à 22h, le soleil sera loin et la lune brillera de mille feux. Sais-tu ce qui pourrait créer une aurore boréale imaginaire pour ton public ? (comme le nom de ton EP « Aurora »)

L’aurore boréale n’a jamais voulu voyager aussi loin au sud. Je l’ai invitée plusieurs fois, mais elle est toujours restée dans le nord, car c’est là qu’elle se sent libre de danser dans le ciel.

 

7- Nous lisons que tu es accro au cinéma, quelles sont tes bandes sonores favorites ?

Je me demande où vous lisez tout ça … Je ne pense jamais à la musique comme « bande sonore de film ». J’ai découvert beaucoup de musiques à travers les films, mais je n’y ai jamais pensé comme bande-son appartenant à un film. Quand je trouve un titre que j’aime, je le considère comme une œuvre d’art à part entière.

 

8- Dernier question qui va nous aider à attendre ta performance sur Marseille :
S’il te plaît peut tu nous donner quelques pistes de ta dernière collecte ?
: D

 

 

Retrouver aussi l’interview de Anja Schneider qui sera présente au Club Cabaret ce vendredi 29 juin pour une soirée bien deep-house.

Interview d’Anja Schneider : Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique

Anja Schneider, ambassadrice de la musique électronique allemande nous à accordée un peu de son temps pour une interview exclusive à l’occasion de sa venue au Cabaret Aléatoire le vendredi 29 juin 2018 lors de la soirée « RenDez Vous ». Elle partagera l’affiche avec Kiko et Jack Ollins deux pointures de la musique underground, ce qui promet une soirée exaltante.

 

Affiche officielle RenDez-Vous Marseille Techno 2018 La Friche

Bonjour Anja !

Nous sommes très heureux de vous rencontrer dans quelques jours au Cabaret Aléatoire !
Nous avons quelques questions à vous poser pour faire patienter nos papillons.

Clown Question 

1 / Nous avons donc reçu Lee Van Dowski il y a quelques mois et nous n’avions pas osé lui demander si le « Lee » à la fin de «Mobilee» (ndlr Mobilee est le label que Anja a fondée) est un jeux de mot avec son nom ?

Non ce n’étais pas un jeux de mot. Cela n’a voir avec Lee. Je l’ai nommé ainsi parce que c’est simple à retenir, on voulait l’appeler Mobile Record et sincèrement je trouvait que Mobilee Record sonnait mieux.

 

At the beginning 

2 / En regardant ta discographie, nous avons réalisé que tu produisais principalement tous tes morceaux. As-tu le sentiment que c’était une obligation d’avoir ta marque du début ou c’était une position économique et politique engagée ?

J’ai quitté Mobilee pour une raison certaine, je voulais être vraiment libre avec mon nouveau label So Us Music. Je voulais me concentrer d’avantage sur ma musique et développer ma créativité. Il était nécessaire de produire et sortir mon album sur mon nouveau label.

Geek tricks 

3 / Depuis que tu a commencé as-tu fait évoluer ta manière de procéder pour produire tes tracks (en matière de nouvelles machines ou logiciels) ?

Oui, je fais évoluer ma technique et j’apprends tous les jours. J’ai changé mon matériel et je produis beaucoup plus d’analogiques maintenant dans mon studio, ce qui est très amusant.

Today  

4 / Nous avons reçu Cassy lors de la dernière soirée « RenDez Vous ». Pour nous Cassy et toi êtes les ambassadrices de la musique électronique allemande. Selon toi, qui joue ce rôle aujourd’hui ? Pense-tu qu’un artiste peut changer le jeu ?

Merci pour ce gentil compliment. Je pense que les artistes « oldschool » sont les vrais ambassadeurs de la musique électronique.
On peut prendre pour exemple Octave One , Undergroud Resistance ou Richie Hawtin, j’apprends toujours beaucoup de ces artistes. Tout tourne autour de la musique et ça compte énormément pour moi. C’est pourquoi je suis devenue une DJ, je suis accro à la musique.

5 / Comment imagines-tu l’empreinte de ton nouveau label ?

C’est tout d’abord la réalisation de toutes mes productions, de ma créativité, de la musique que j’aime et joue, qui n’est probablement pas connue, ou que je vais aborder sur un chemin inhabituel.

6 / Nous aimons la ligne de fond de ton label « Un projet créatif où tout est possible et où tout le monde est invité ». Mais comment pourrais-tu faire cela dans la vie réelle ?

Je ne comprends pas totalement cette question mais j’ai le sentiment qu’avec de la musique qui fait danser, la vie pourrait être plus facile. Dès que tu bouge tes hanches, ton sourire vient automatiquement, c’est un bon signal et un gage de respect et d’attention.

Retour vers le futur

7 / Où pourrais-tu être en 2031 ?

J’espère sur le dancefloor…

Retrouvez également l’interview de Lee Van Dowski 

Interview Picto : La passion de l’analogique et du powerplate par Moteka

Moteka était en résidence au Cabaret le 6-7 et 8 mars, temps de travail en vue de délivrer son live le vendredi 9 mars lors du Club Cabaret x Paradox.
Trois jours pour peaufiner tous ces presets, jouer sur un système bien fort et prendre ses marques. L’occasion parfaite pour le soumettre à l’interview picto et tenter d’en apprendre un peu plus sur cet artiste !

Interview Picto x Moteka 

https://www.facebook.com/cabaretaleatoire/videos/1870383579641325/

 

Podcast : Les musiques électroniques à la redécouverte de la ville

Il y a 2 ans, notre directeur Aurélien Deloup et notre artiste associé Jack de Marseille ont été invités à réagir à une conférence à Sciences Po Lyon organisé par Output sur « les musiques électroniques à la redécouverte de la ville ». La thématique s’est d’abord interrogée sur le sort des friches industrielles, des espaces urbains inhabités ou laissés à l’abandon, que les collectifs de musique électroniques ne manquent pas d’investir. L’émergence de nouveaux lieux de fêtes est-il adapté à l’environnement urbain ?

Le médiateur introduit la conférence par une volonté de s’interroger sur l’espace, le temps et la politique, trois vecteurs qui entourent la création d’événements dans des friches. Il nous invite à réenchanter les espaces urbains dans leur mélange culturel, notamment avec les phénomènes de migration, penser la ville comme un habité commun.

Jack de Marseille y parle de son témoignage des raves party qu’il organisait à la Friche Belle de Mai dès 1992. Témoignage du vent de liberté, inspiré du mouvement qui vient d’Angleterre, qui est venu secouer les lieux hors champ de la fête. La warehouse est vite devenue le squat d’Euphoria et de Spiral Tribe, les Raves sont devenus des free party et se sont déplacée, dans des lieux éphémères toujours différents. La Friche Belle de Mai était un lieu avant tout pour les artistes, pour créer et non pas pour attirer des personnes à danser. Ce lieu non institutionnel attire toutes classes sociales mélangées.

friche belle de mai

Le directeur adjoint Aurélien retrace l’histoire du Cabaret Aléatoire et du projet artistique qu’il y a derrière. C’est avant tout un lieu de fabrique, de création, souple, ouvert, libre, où l’espace, cet immense hangar, doit être réapproprié pour les artistes. Il évoque la volonté de replacer les artistes au cœur d’une ville, d’un site industriel chargé d’histoire.

On retrouve également le témoignage de Simon Chambon, fondateur de CLFT Milita, un collectif lyonnais pionniers dans cette démarche, aujourd’hui déchu, mais a participé à l’essor du mouvement dans la ville, et Mélissa Mercader , responsable communication du collectif OFF qui organise une fois par mois des soirées en warehouse en dehors de Paris.

Le retour à des fêtes plus authentiques passant par l’exploitation de lieux désaffectés comme les entrepôts, les bunkers ou encore les toits sonne comme un revival des années 90 et des premières soirées techno. Aujourd’hui concentrée dans les villes, cette musique semble vivre un âge d’or, initié par les générations post-rave. On voit bien que ces mutations apportent une nouvelle expérience pour le public qui s’aventure hors des centre-villes, comme pour la Friche Belle de Mai à Marseille, au 6B ou à la Station gare de mines à Paris… il se réapproprie ainsi le territoire de la ville.

Plus de 20 ans après les fameuses « rave party » de l’hexagone, les organisateurs d’événements électroniques appréhendent les espaces dans lesquels ils évoluent, de nouveaux rapports entre les fêtards et les lieux dans lesquels ils se réunissent se créent pour partager leur passion de la musique électronique.

 Retrouvez également l’histoire de l’Acid techno par Jack de Marseille

Plongée dans le monde obscure et onirique de Swan ink

Après avoir enflammé la scène principale de la Fiesta des Suds à l’automne, Marine et Zénia qui forment le duo Swan Ink ont sorti un nouvel EP « Going Deeper » le 9 décembre. Il amorce une nouvelle ère pour le duo de rock électro, se propulsant en haut des groupes émergents du Printemps de Bourges.

👨‍👩‍👧‍👧 / Quel est le plus gros concert, le plus marquant que vous ayez fait ?

Zenia : Déjà ce n’est pas tellement la salle c’est plutôt le public qui compte. On a joué dans une toute petite salle à Toulouse, au final c’était un des publics les plus fous et donc un des concerts les plus fous. Récemment on a joué à Briançon, c’était vraiment une super ambiance, les Briançonnais sont très différent !

Marine : C’était une toute petite salle, c’est sûr que si on doit en citer un ce serait la fiesta des Suds qui a été une des plus grosses dates qu’on ait fait avec ce projet-là. La fiesta des Suds, tu es plus loin des gens du coup tu ne le vis pas pareil, mais c’était une très belle date.

Zénia : Je pense que si tu es un groupe de stade, bien sûr t’es plus proche du public dans ton stade sauf que nous on en est pas là. On est plus proche du public là où l’on on est avec le nombre de public qu’on a.

🎧 / Qu’est-ce qu’on peut trouver comme album chez vous ?

Marine : Alors moi je vais citer Fritz and buddha, ça ne ressemble pas à ce qu’on fait, on les a connu par des copains allemands, du coup on essaye d’en parler à chaque fois 😉

Zénia : Les 3 premiers albums d’EZ3kiel, « Lux » en première position, puis toute la première moitié de « Handle with care »  et enfin « Battle Fields », qui est un peu plus rock. Entre nous,  on a pas forcément les mêmes goûts !

M : Par exemple tu aimes bien Portishead vu le nombre de fois que c’est passé dans ta voiture ! Tout ce qui est un peu trop trip hop, Portishead, j’aime moins maintenant.

Z : Amon Tobin, les Djs qui ont fait du sampling avec des batteries dans tous les sens, j’adore !

⛏ / A quand remonte votre dernier craquage ?

Z : Hier soir ! Juste avant de sortir un EP y’en a pas mal, avec la fatigue et le fait de se voir tout le temps non-stop.

📍 / Qu’est ce qui vous amène au Cabaret Aléatoire ?

M : Sur cette résidence on arrive avec un set qui est déjà monté, on là on va vraiment venir va travailler sur les détails, aller chipoter, par exemple : est ce que cette basse on la baisse un peu? On essaye d’affiner le show. Certaines fois on arrivait pour bosser sur le show, là on a décidé de le faire en amont pour pouvoir travailler plus en profondeur, améliorer et affiner pour passer un autre cap. On espère qu’on va y arriver d’ici demain soir !

👘 / Pour quel raison avez vous des costumes de scène ?

M : Ça nous permet d’avoir une identité commune, quand on arrive sur scène on est plus des personnes à part mais une seule unité. Cela nous permet d’être plus en phase, ça apporte aussi une complémentarité par rapport au maquillage qui sont inversés.

Z : C’est intéressant dans tous les cas, ce côté un peu « non ce n’est pas un déguisement mais c’est juste une tenue de scène ». On ne monte pas Marine et Zénia sur scène, c’est comme au théâtre, dès qu’on rentre dans un personnage on se sent beaucoup plus libre que lorsqu’on est soit même. On se change, on se démaquille, on se rattache les cheveux et quand on va dans le public continuer la soirée, il y a peu de gens qui nous reconnaissent.

📞 / Est-ce que vous êtes connectées ?

On communique sur Facebook, Instagram et un peu Twitter, on fait beaucoup d’efforts car on est pas très connectés dans la vie !

🏃‍/ Avez vous déjà eu des bourdes sur scène et comment vous vous en êtes sorties ?

Z : On a du faire un concert avec un synthé en moins une fois… c’était même pas ma faute, enfin je crois pas 😊 Et puis moi ça m’arrive d’oublier des textes enfin souvent je croise le regard de quelqu’un et quand je reviens sur mon chant, je sais plus où j’en suis!

[Before] Qu’est- ce que préparent les Cinq Fantastiques de The Thrill Is Gone?

Lorsque le Festival Actoral 16 a invité Théo Mercier, son parrain, à proposer une extension scénique de son exposition The Thrill Is Gone, Théo s’est plutôt dirigé vers la musique que le théâtre et les arts vivants. Jacques, RBK Warrior et Flavien Berger sont en résidence à Marseille depuis plus d’une semaine pour imaginer un spectacle qu’ils présenteront une unique fois ce jeudi 29 au Cabaret Aléatoire. Pendant ce temps-là, le dessinateur Jérémy Piningre documente la création sous forme de fanzine. On est allé intercepter la troupe en sortie de petit dej’ à l’espace Montévidéo – leur QG – pour en savoir plus sur ce qu’ils préparent.

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